The Guilde


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[fini]Braconniers (solo)

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Eden Waterfall
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MessageSujet: [fini]Braconniers (solo) Lun 13 Sep - 22:52

L'homme regarda autour de lui, hésitant, mal à l'aise. Ce type n'était pas normal. Il se tenait, droit dans ses bottes, au milieu d'un champ de cadavres. Son contact à la Guilde, apparemment. Il ne savait s'il devait le remercier ou l'insulter. Le remercier de l'avoir tiré de ce mauvais pas, l'insulter pour avoir multiplié par au moins trois la prime déjà conséquente qui avait été donnée pour sa tête. Tout de même, c'était impressionnant. Un instant, il était acculé dans cette ruelle par une dizaine de gardes et emmenés par des chasseurs de primes. il s'apprêtait à vendre chèrement sa peau, se maudissant d'avoir employé un type assez stupide pour avoir fixé le rendez-vous en pleine rue, en plein jour. L'instant d'après, tout se brouillait, tout devenait confus. des membres, du sang et des tripes volaient en tous sens, et au milieu de ce chaos rougeoyant se tenait ce... Démon. Armé simplement d'une épée et d'un bouclier tout ce qu'il y avait de plus classiques, il pulvérisait ses ennemis comme s'ils n 'étaient pour lui que des enfants chétifs. Son style n'avait rien d'académique, semblait désordonné, et pourtant, il bougeait comme s'il avait toujours un coup d'avance. Et il prit la parole, sa voix désincarné filtrant à travers les filtres de son masque, comme si la moindre de ses paroles était trop dangereuse pour être entendue sans protection par le commun des mortels :

" Bon, on dira c'qu'on veut, ça fait du bien de se défouler. Tu dois être Jim Phelps, mon client. Explique-moi la mission.

L'autre, interloqué, répondit d'une voix hésitante, abasourdi par le fait que cette homme, après un carnage pareil, ne montre aucune émotion. Lui même n'était pas précisément un enfant de choeur, et avait déjà tué de nombreuses fois, mais il se sentait toujours un peu secoué, comme tout le monde, à chaque fois qu'il ôtait une vie :

- Peut-être devrions nous d'abord partir d'ici. la garde du village va bientôt arriver.

- Justement. "

Pour Eden, la milice d'un village paumé de pécheurs du grand nord ne représentait pas un réel danger, et il se réjouissait déjà à l'idée de pouvoir faire un nouveau carnage. Sans trop se préoccuper de Jim, il chargea dans le premier groupe qu'il rencontra, déviant une première attaque sans réelle puissance d'un simple coup de bouclier, faisant sauter l'arme des mains de son propriétaire, lui broyant le poignet, enchainant d'un coup net et précis de son épée, décapitant le personnage désormais gênant et sans intérêt. Les autres l'encerclèrent rapidement, faisant preuve d'un courage et d'un esprit d'initiative insoupçonnés Eden plongea sa lame au coeur des entrailles du plus proche imbécile, avant de rouler sur lui-même atterrissant au beau milieu de la formation ennemie, accroupi, il trancha les tendons et les ligaments des genoux de ses ennemis d'un revers circulaire de son arme. La confusion qui s'ensuivit fut telle qu'il n 'eut aucun mal à achever les rares personnes encore en état de combattre, les regardant se blesser mutuellement pour tenter de toucher une cible trop rapide pour eux.

Le cerveau de l'homme n'analyse naturellement qu'une faible portion des images perçues par l'oeil. Mais quand il se sent en danger, le cerveau fait tomber cette limitation analytique, ce qui donne l'impression de voir une scène au ralenti, et d'en capter chaque détail avec précision. Jim était dans ce cas. Ce type était avec lui, et pourtant il se sentait aussi vulnérable qu'un nouveau, comme si la simple pression que faisait peser sur lui sa présence risquait à tout moment de l'annihiler. Eden le regarda, dernier survivant de l'abattoir, se tenant, tranquille, sur une pile de corps inanimés. Et de son masque fut encore audible sa voix fantomatique :

" Maintenant, on peut bouger. "

Et il quittèrent la ville endeuillée, sans s'échanger de paroles, Eden parce qu'il n'éprouvait pas le besoin de babiller pour l'instant avec un type en état de choc, et Jim parce qu'il était trop terrifié à l'idée d'amener ce cinglé dans sa planque.
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Eden Waterfall
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MessageSujet: Re: [fini]Braconniers (solo) Sam 18 Sep - 22:25

Les deux hommes avançaient sur la glace. Amstri était un continent rude, froid et blanc. Le blanc. Cette couleur qu’Eden ne voyait guère souvent. Son monde à lui était noir, ocre, marron et gris. Parfois vert comme l’acide, ou le poison. Mais le blanc, ce blanc pur et sans tache, ce blanc immaculé, lui était étranger, et il sentait comme des vagues de frissons monter et descendre le long de sa colonne vertébrale. Car pour lui, un terrain inconnu était toujours synonyme de nouvelles découvertes fascinantes et dangereuses, ce qui n’enlevait rien à l’intérêt de la chose, bien au contraire. Pour lui, son guide était un homme faible, influençable, sans réelle consistance. Il ne le prenait même en considération, le considérant au mieux comme un récipiendaire d’informations utiles. Il savait où il devait aller et avait des informations sur son objectif. Eden envisageait à plus ou moins court terme de le tuer, sa tête ne lui revenant pas, ses petits yeux porcins jetant un peu trop de ces répugnantes lumières apeurées à son goût. Ils avancèrent ainsi sans croiser une seule créature vivante, mis à part quelques oiseaux, pendant une bonne heure, marchant en silence, tel un prêtre qui accompagnerait son prophète vers de nouvelles ouailles à convertir. L’image n’était d’ailleurs qu’à moitié fausse. Ils arrivèrent enfin au camp des brigands, sorte de bivouac un peu miteux dressé près d’une forêt de conifères, qui regroupait au total une dizaine de chalets. Eden estima la population à soixante personnes, femmes, vieillards et enfants compris. Les hommes importants de la tribu, en gros tous les mâles âgés de seize à soixante ans, et capable de sa battre et de chasser, se regroupèrent autour du guerrier, regardant avec curiosité cette homme au teint cadavérique, aux yeux d’un bleu délavé si étrange, aux cheveux plus noirs que le charbon des mines, et surtout à la sature et à la présence écrasante. C’était comme si son existence même était une contrainte imposée au reste de l’humanité. Le chef, un chasseur de trente plus musclée que les autres, lui exposa le plan, regardant avec méfiance cet homme plus « alpha » que lui, et qui représentait donc un danger potentiel pour son autorité. Il parla, exhalant des relents fétides d’alcool de mauvaise qualité et de viande avariée :

" Je t’ai engagé pour nous aider, mais c’est moi le chef, tu m’obéis, compris ?

- Non Je fais ce que je veux, quand je veux, nous sommes associés pour un court moment. Mais n’ai crainte, je n’ai aucun envie de régner sur un groupement minable de minable bouseux, aussi gelées les bouses soient-elles. Sans rien de péjoratif pour les bouses, bien sur.

Le chef ne sembla pas bien saisir toutes les informations débitées en un e si longue tirade en un si court moment, bien qu’Eden ait tenté de simplifier sa pensée au maximum. Mais s’il loupa l’ironie des propos de cet étrange géant, il réussit tout de même à saisir l’information principale : il n’en voulait pas à sa place, et repartirait dès que sa mission serait accomplie. Le chef commença alors à expliquer les détails de ladite mission, tant pour Eden que pour ses hommes, informés au dernier moment des détails.

- On doit chasser le dernier Grand Oiseau de Froid, dans les terres interdites du dernier cercle polaire. Le Baron Svörjën nous paiera une fortune pour sa capture. Il faut tenter de le ramener vivant.

Eden analysa l’information, et objecta immédiatement, se tordant à moitié de rire :

- Donc, vous comptez capturer, vivant qui plus est, un cryophénix ? Une créature capable d’un simple battement d’aile de vous congeler sur place ? Votre espérance de vie en face de cette bête est de l’ordre du tiers de seconde. C’est trop bon, vraiment… "

Les yeux hilares du guerrier horripilèrent le chef. Il se moquait de lui et anéantissaient ses rêves. Il se jeta sur lui, lance à la main. D’un geste réflexe, le guerrier lui tordit le poignet et lui retourna la lance dans l’estomac, avant de l’achever en lui brisant la carotide d’un coup sec. Ce n’était pas un combattant. Le cercle des chasseur commença à émettre un grondement sourd…
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MessageSujet: Re: [fini]Braconniers (solo) Sam 18 Sep - 23:55

Mais aussi nombreux puissent-être les herbivores, ils ne peuvent lutter contre les fauves. Eden tourna sur lui-même, fauchant ses ennemis comme des blés. Ou plutôt l’abatant comme le troupeau bovin qu’ils étaient. Ils étaient si lents, si faibles, que le combat en devenait ennuyeux, et seul le plaisir de voir leur sang et leurs tripes se répandre et tacher de rouge la neige le maintenait en alerte. Il para un coup maladroit de son imposant bouclier, regardant la hampe de la lance de son ennemi se plier et se briser sous le choc. Le chasseur imbécile resta sans bouger pendant une fraction de seconde, sans comprendre ce qui se passait. Sa tête vola dans les airs, détachée de son corps, tournant sur elle-même, aspergeant les environs de sang. Eden se baissa, Esquivant un coup venant de se droite, et déchira la ceinture abdominale de l’impudent qui avait eu la stupide audace d’essayer de le tuer. Les chasseurs les moins stupides s’enfuyaient depuis déjà un certain moment, points noirs sur le blanc de la banquise. Eden les laissa courir, qu’ils rapportent en ville la légende du démon. Après tout, il n’avait pas oublié qu’il combattait pour devenir célèbre, entre autre. Il voulait tout. Pouvoir, reconnaissance, puissance, divinité. Son crédo était de prendre ce qu’il voulait et de détruire ce qu’il ne voulait pas. Bref. Il rassembla les survivants du village, principalement des femmes et des enfants, et parcourut l’assemblée du regard, lâchant quelques mots d’une voix laconique :

" Vous allez tous crever. La, maintenant. Sauf si j’obtiens ce que je veux. Il me faut un guide pour les régions du grand nord. "

Il y eut un grand silence, les villageois se jetant entre eux des regards de bêtes affolées. Aucun d’entre eux ne semblait vouloir prendre l’initiative d’accompagner un fou dangereux dans un combat contre un animal millénaire. Eden soupira, et trancha la tête de la femme la plus proche, pour faire un exemple et les motiver un peu. La vue du sang motivait toujours. Finalement, après trois décapitations sommaires, une jeune fille s’avança. Une vingtaine d’années, un corps agréable, épanoui. Il pourrait au moins mêler l’utile à l’agréable. Elle parla, sa voix se détachant sur les blanches étendues cristallines :

" Je suis la prêtresse d’Avia. Le grand phénix est un animal sacré, plein de sagesse. Il te jugera pour tes crimes.

- Ouais, on m’a déjà sorti la même chanson bien des fois, et je suis toujours la. Bon, tu viens. Les autres, tirez-vous, avant que je ne change d’avis ! "

Ainsi donc, elle voulait le guider vers sa fin, par vengeance. Qu’importait, puisqu’au final il sortirait victorieux de ce nouveau combat. Le phénix n’était qu’une marche sur l’escalier qui menait à la réalisation de ses souhaits. Et une marche, aussi noble soit-elle, gardait pour seul utilité celle de servir à supporter le poids de ceux qui lui marchaient dessus. Ils se mirent en route, étrange duo composé d’une fillette ivre d’une rage froide semblable au climat de sa contrée, et savant poursuivant ses rêves les plus fous pour atteindre l’illumination de l’apothéose. Le soir, ils s’arrêtèrent, et Eden sortit de sa poche dimensionnelle le nécessaire à leur campement. Ce pouvoir était réellement indispensable. Ils mangèrent silencieusement, lui parce que n’ayant rien à dire, elle parce que respectant la volonté d’Eden. Le savant se retira ensuite dans sa tente, et entreprit de se déshabiller. La fille rentre dans l’habitacle. Eden, d’un mouvement du menton, lui indiqua sa place. Mais à sa grand surpris, elle se cola contre lui, son corps plaqué contre son torse nu. Le corps d’Eden était composé de muscles puissants, développées, et pourtant étonnamment compacts, ramassés sur eux-mêmes après des années d’entrainement. Sa peau blanche était parcourue de cicatrices plus ou moins anciennes, et il regarda la jeune fille, d’un air étonnée. Ce fut-elle qui prit la parole :

" Tu me fascines, puissant et silencieux barbare. Je sens en toi beaucoup de choses contradictoires… "

Sans palabrer davantage, ils unirent leurs corps, soudés par une trêve aussi étrange que temporaire. Au matin, Eden se rhabilla, sans un mot. Il n’avait pas desserré les lèvres de la nuit. Ils reprirent leur marche, tels deux âme errantes.
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MessageSujet: Re: [fini]Braconniers (solo) Dim 19 Sep - 22:34

Eden n’avait jamais particulièrement apprécié le froid. Trop blanc, trop mordant trop peu propice au développement de la vie, son terrain d’expérimentation principal. Et cela ne s’arrangea quand il tomba sur les fenrirs. Les fenrirs, ces loups calorivore, sensés descendre de la bête mythique du même nom, qui dévoraient la chaleur des êtres vivants. La meute, composée de dix individus, les encerclait lentement. Sa compagne tremblait, à la fois terrifiée et fascinée par ces apparitions. Eden décida que si ses ennemis voulaient manger chaud, il allait les servir, et royalement. Son épée pyroclite s’enflamma, les flammes rougeoyantes dansant autour de sa lame comme des serpents se seraient lovés dessus. Eden décida de prendre l’initiative, profitant et du fait que le cercle de ses ennemis ne s’était pas encore refermé sur eux, et du fait que ces prédateurs n’avaient pas souvent affaire à de véritables adversaires. Il bondit, assénant un puissant coup dans la gueule du premier loup. Celui-ci, surpris, n’esquiva pas assez rapidement, et sa mâchoire blanche vola en éclat, dispersant sur le sol sang et os. Eden bondit en arrière, prêt à protéger celle qui était son précieux guide. Le cercle animal s’était maintenant refermé sur eux, et bien que les bêtes n’osent pas encore attaquer, leurs ardeurs momentanément calmées par la mort de leur compagnon, ce n’était qu’une question de temps avant qu’elles ne chargent. Déjà, elles se rapprochaient lentement, réduisant la taille du cercle, émettant quelques grognements sourds, se voulant intimidantes. Eden n’attendit pas plus longtemps. Il en restait dix. Il projeta son ombre sur l’un d’entre elles, l’empalant alors que le pantin noir prenait forme, se modelant selon ses désirs. Neuf. Il pouvait le faire, il n’y avait aucun problème.
Les bêtes chargèrent, hurlant à la mort. Eden réagit instinctivement. Il rassembla son énergie, et pointa son épée vers les cieux. Une vague sombre balaya les environs, dispersant le bêtes, alors que de la pointe de son arme partait un rayon d’un gris métallique brillant. Un vortex se forma dans les cieux, pendant que les nuages s’enroulaient autour de ce maelström d’énergie. Et la colère des dieux se déchaina, pendant que la terre était littéralement bombardée par les armes des anciens héros morts au combat. Elles filaient vers le sol, projetées avec une grande force, s’enfonçant dans le sol à l’impact comme dans du beurre, faisant voler en éclat la horde des loups, soulevant des volutes de neiges qui masquèrent la scène. Quand celles-ci se dissipèrent, les environs n’étaient plus qu’un champ de ruines. Aussi loin que portait le regard, le sol était juché de ces longues lames de métal, des cratères s’étaient formés la où les plus imposantes d’entre elles étaient tombées, et il n’y avait plus trace d’une quelconque présence vivante mis à part Eden et sa protégée. Celle-ci le regarda, et recula, horrifiée. Un homme capable de provoquer une telle destruction n’était pas humain. Eden la toisa, et lâcha quelques mots, comme s’il lisait dans ses pensées :

" Tu as raison, je ne suis plus réellement humain depuis bien longtemps. Je suis…Autre chose. Et tu as tort en pensant pouvoir percevoir avec justesse une part de moi ? Je suis bien au-delà de ton champ de compréhension."

Soudain, devant lui, entre quelques armes, se matérialisa un oiseau. Magnifique, il faisait bien trois mètres d’envergure, constitué seulement de glace pure et blanche. Un blanc aveuglant, pur, trop pur, nacré ça et la de légers reflets bleutés. De son bec acéré s’éleva une voix féminine qui sembla emplir l’espace tout entier :

" Tu m’as cherché, toi qui porte la destruction, et je suis la. Je sais ce que tu veux, ce que tu recherches. Et je ne peux te l’accorder.

- Oh que si. De ton sang gelé je tirerai les vertus qui me permettront de devenir immortel pour de bon !

Il regarda la fille, et reprit :

- Pour toi, c’est la fin du voyage. "

Elle mourut, son cœur transpercé de part en part, et de son sang bouillonnant sembla naitre quelque chose, un être étrange, à part…
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MessageSujet: Re: [fini]Braconniers (solo) Ven 24 Sep - 22:03

Eden fixa l’oiseau dans les yeux, son regard bleu glace se plantant dans les orbites rougeoyantes de sa cible. Le caractère sacré de l’animal lui échappant totalement, il ne voyait devant lui qu’un vaste champ de possibilités nouvelles. Quant au phénix, lui n’avait en face de lui qu’une âme perdue, damnée, qu’il fallait tenter de ramener sur le droit chemin… Ou détruire, pour éviter qu’elle ne cause plus de mal. Le dialogue s’engagea, pleins de menaces et de colère contenue de part et d’autre :

" Voyageur errant, comprends-tu que tu t’apprêtes à briser l’équilibre du monde ?

- Peu m’importe l’équilibre. Si annihiler toute forme de vie de la surface de ce globe pouvait m’apporter le moindre profit, je le ferais sans hésitation.

- Pourquoi tuer ? L’homme est faible et gagne à vivre en harmonie…

M- ais il y a longtemps que j’ai renié mon humanité et ma faiblesse. Pour un animal savant, tu comprends peu de choses. Une seule chose m’intéresse, l’apothéose, l’élévation vers l’état divin.

- Alors tu dois être arrêté, au nom de la préservation de l’harmonie du grand Cycle.

- Qu’il en soit ainsi. "

Eden dégoupilla rapidement trois grenades à acides, et les lança sur sa cible, de manière à ce qu’elles atterrissent en triangle autour d’elle. L’explosion ne se fit pas attendre, et la zone fut aspergée d’un liquide vert corrosif, qui teinta même les lames plantés sur la toundra d’un vert sombre, presque d’émeraude. Bien que le métal et la glace ne fussent pas touchés par l’action des liquides, le savant espérait que son ennemi en ingérerait une partie. Mais il n’en fut rien, la bête avait relâchée un puissant vent argenté autour d’elle, se protégeant du létal contact. Elle riposta d’un puissant battement d’elle, inondant une zone en forme de cône devant elle de grêlons tranchants. Eden s’accroupit derrière son bouclier, et encaissa l’impact. Malgré sa force prodigieuse et l’enchantement de son protecteur, il recula de quelques centimètres sous la force des coups répétés. Il se ressaisit immédiatement, se sortant de la zone d’effet des vicieuses attaques, profitant d’une pause entre deux vagues de froid pour rouler sur le côté. Pendant que la bête battait des ailes, Eden bondit sur elle, assénant un coup puissant sur son flanc droit, l’entaillant de manière significative. Si la carapace gelée de l’animal n’avait pas été si dure, elle aurait déjà été tranchée en deux. Au lieu de ça, seul un peu de sang bleu s’échappa de la plaie. Le phénix, enragé, émit un puissant cri.

Le froid. Mordant. Blanc. Eden détestait le blanc.

La vague d’énergie le repoussa au loin, comme s’il ne pesait rien. A la place du légendaire oiseau se tenait maintenant une jeune femme magnifique, aux yeux rouges et aux cheveux bleus, à la peau délicatement nacrée. Apparemment, Piou avait changé de forme. Elle tenait dans sa main une sorte de grand naginata, ces bâtons orientaux prolongés d’une lame métallique. Elle chargea, silencieuse. Si sa forme première n’était pas réellement adaptée au combat, l’humaine était en revanche redoutable. Eden, encore un peu groggy suite à son vol plané, ne pouvait que parer les assauts successifs de son ennemi, sans riposter. Elle visa sa tête, cherchant à la lui ôter. Il esquiva de justesse, et s’en tira avec une estafilade sur le cou. Du sang coula de la plaie. Son sang, son fluide vital. La rage qui se déversa en lui à la vue de cet affront sacrilège décupla ses forces. Il reprit l’initiative, parant et enchainant avec un coup vicieux, son épée cachée jusqu’au dernier moment derrière son bouclier entaillant le genou de son ennemi. Le sang bleu coula, Mais Eden avait un avantage : il avait tant tué que son expérience s’était transformé en instant. Il visait presque sans y penser les points faibles des humains. Les tendons, en l’occurrence. Courir allait être difficile, maintenant. Avec un sourire de victoire et d’autosatisfaction, il projeta son pantin sur son ennemi. Le sang coula, rouge.

Rouge ?

Son sang, sa vie, se déversait à gros bouillons de son corps. La plaie béante sur son thorax irradiait de douleur, et le savant ne comprit pas ce qui lui arrivait. La femme-phénix le regarda, un air de pitié dans le regard, et retira sa lame du torse du savant, aggravant encore l’hémorragie. Elle était trop rapide… Eden s’effondra sur la neige, sans sentir le froid du sol, sans entendre le crissement gelé que produisaient ses contractions convulsives. Il ne pouvait pas finir ainsi. Il refusait de mourir ! Il était Eden le tout-puissant, dieu parmi les hommes ! Il stoppa le flot de sang, utilisant sa magie corporelle pour boucher ses veines et artères sectionnées, et se releva, titubant tant bien que mal. Quelque chose se brisa en lui, ou plutôt, reprit sa forme originelle

Le noir. Folie. Sang. Douleur. Deux.

La femme-phénix gisait à ses pieds, horriblement mutilée. Ce n’était pas l’œuvre d’un homme, mais d’une bête, d’un loup féroce. Le regard du savant était vide, et il bavait une écume teintée de rouge. Il ramassa l’arme en signe de victoire, et dépeça le cœur de la femme, afin de l’étudier, et rentra à la Guilde. Ces crises de folie furieuse étaient inquiétantes, et à chaque fois, sa poitrine lui faisait ensuite mal, à l’endroit ou était gravé son sceau…

[Quête terminée. Gains : Hampe gelée ( naginata capable de projeter des vagues de froid ) ; Cœur de cryophénix ( sujet d’expérience )]
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MessageSujet: Re: [fini]Braconniers (solo) Sam 25 Sep - 8:45

Quête validée, tu obtiens donc 100 d'xp, 10 points, 150 pièces d'or ainsi qu'une Hampe gelée et un Cœur de cryophénix
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