The Guilde



 
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La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ]

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Eden Waterfall
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MessageSujet: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 17 Oct - 16:03

Eden était fasciné. L'énergie que ce type pouvait déployer à se débattre était incroyable. Sa main ganté de cuir noir l'enserrait aussi surement que le plus dur des étau, et il continuait d'émettre des borborygmes inarticulés, à tenter d'écarter les bras puissants du savant avec ce qui restait de ses mains, à lui balancer des coups de pieds dans le ventre, même après avoir constaté que c'était parfaitement inefficace. Pour sa défense, Eden devait quand même reconnaitre qu'il était sur le point de le tuer, de manière lente et douloureuse soit dit en passant. Ils se trouvaient dans les jardins de la Guilde, au milieu d'une foule curieuse mais désabusée. Les accès de colère du savant étaient connus de tous, tout autant que son sadisme, et le guildien n'avait pas été très malin en refusant de lui céder le passage dans l'étroite allée. le savant n'avait pas cillé quand le crachat était venu s'écraser sur son sourcil droit, dégoulinant lentement sur son oeil. Il l'avait essuyé du pouce, et soudain, avait effacé l'air suffisant de l'impudent personnage. Sa main droite s'était brusquement refermée sur sa gorge, pendant que la gauche tordait le poignet ennemi qui essayait de s'emparer de son arme. Bref, un jour comme les autres à la Guilde. Soudain, l'autre semblait cesser de résister. le savant haussa un sourcil surpris, estimant qu'il était encore un peu tôt pour la mort, la face de son nouvel ami n'ayant pas encore pris la teinte violacée caractéristique des étouffés, et se fit attentif, cherchant à comprendre ce qui n'allait pas chez lui. Il sentit la pomme d'Adam de son compagnon de jeu se soulever sous sa main, pendant qu'un râle moyennement articulé sortait de sa gorge. De toute évidence, il voulait communiquer, ce qu'il réussit à faire quand Eden relâcha son emprise, curieux de cet étrange réaction, après avoir repris son souffle :

" Je m'excuse, Eden, je ne voulais pas t'offenser.

Visiblement, il voulait sauver sa vie. Le savant n'était pas réellement dupe quant aux réelles pensées de cette larve immonde, mais il répondit, magnanime :

- Ouais, je crache souvent sur les gens que je ne veux pas offenser, moi non plus. Trêve de plaisanteries, que me propose-tu comme réparation ?

L'autre surpris, hésita un instant avant de répondre :

- De l'argent ?

- Tu m'prends pour un nécessiteux ?

- Mes biens ?

- Voir réponse précédente. Tu perds des points, là...

- Quoi enfin ?

- Rien, c'était pour voir jusqu'où tu pouvais aller. "

Le pied d'Eden se souleva et s'abattit su le crâne de l'homme, toujours à quatre pattes sur le sol, le souffle court. Ses vertèbres cervicales furent brisées sur le coup, lui épargnant la souffrance de sa tête éclatée comme une noix lors de son impact au sol. Eden secoua son pied, le débarrassant des débris organique accrochés, et repris sa route, sourd au murmure de la foule. Moutons débiles... Il se rendait à Telius, près à faire une nouvelle quête. la mort d'Esken l'avait affecté, plus qu'il ne voulait l'avouer. Bien sur, il savait que le barbare était mort parce qu'il était trop faible, mal préparé. Mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir vieux. Du haut de cinq siècles d'existence, il traversait parfois des moments de profonde désillusion. Sa puissance était scellée, il poursuivait un but chimérique pour tout autre que lui, et sa vengeance contre les autres immortels de la Lame d'Ebène lui semblait irréalisable... Il secoua la tête pour chasser ces pensées impures, et raffermit sa prise sur son arme. Sentir le poids de l'épée pyroclite dans sa main, sa chaleur qui pulsait sourdement le rassurait.

Les terre de Telius étaient attenantes aux royaumes barbares du nord. Un climat froid et sec, une steppe grise et givrée étaient là pour le rappeler. Le savant ce dirigea vers le poste-frontière, lieu de sa mission. Ces lieux étaient des villages fortifiés, petits, comptant tout au plus une centaines de familles, et étaient pourtant dotés d'une forte garnison. Ils étaient les boucliers de l'empire, repoussant les démons grâce à la Pierre Blanche que la tour qui se tenaient en leur centre abritait. Dans celui-ci, la pierre avait disparue. Les démons le sentiraient bientôt, et alors s'ensuivrait la curée, la fin du monde civilisé sur cette planète. Il était donc naturel que la garnison se soit transformé en armée, qu'une tension presque palpable agitait. Le troupeau avait peur, et devait se résoudre à appeler les loups. Eden pénétra sans encombre dans le camp, son sceau de Guildien et son ordre de mission faisant office de laisser passer, et se rendit dans la tente du chef. Sur ce coup-la, il bossait avec un autre type. Eden avait dix minutes de retard sur son camarade, ce qui l'énervait, et lorsqu'il pénétra dans la tente qu'on lui indiqua, il constata que son compagnon l'avait précédé. Le saluant d'un rapide hochement de tête, reportant son examen à plus tard, parant au plus urgent, n'éprouvant pas le besoin de desserrer les lèvres, le savant se campa devant les généraux, et prit la parole, parlant d'une voix lapidaire, jetant son ordre de mission dans les mains de celui qui avait le plus de décorations et qui devait donc faire autorité :

" Bon, on a pas trop le temps de se tailler le bout d'gras, donc on va gentiment se bouger. J'ai plein de choses passionnantes à faire, alors on accouche tous gentiment.

Eden n'ignorait pas que ses paroles allaient provoque l'effet inverse, mais sa mauvaise humeur avait pris le dessus, couplé à son besoin naturel de contrôler les événements. L'un des généraux, la face rubiconde, voulut répondre, mais un autre le calma, lui plaquant doucement mais fermement la main sur l'épaule, claquant de la langue. Le décoré répondit, se maitrisant avec peine :

- Je vois. Bien, comme vous le savez déjà, vous devez récupérer l'artefact qui nous a été volé. Il se présente sous la forme d'une sphère métallique blanche et lumineuse, grosse comme le poing. Elle ne présente aucun danger quand manipulée. Le coupable est un fou, membre d'une secte, qui a tué tout les gardes de la tour. l'un d'entre eux a survécut suffisamment longtemps pour nous raconter l'histoire. Vous devrez aller dans les terres du Nord la récupérer...

Le général tendit un objet étrange à son compagnon, avant de poursuivre :

- Cet objet vous guidera vers la pierre à travers les immensités gelées. Sortez maintenant. "

Sans un mot, taciturne, le savant quitta la tente, prêtant peu d'attention à son compagnon. l'humiliation que le général venait de lui faire subir en remettant l'artéfact à l'autre guildien lui donnait des envies de meurtre. Il sortit du camp, et attendit son partenaire provisoire, prêt à entreprendre le long voyage.
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Rache Khyneson
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 17 Oct - 17:09

rache était curieux. l'effervescence qui règnait dans le camps était inhabituel pour lui, et il observait attentivement le moindre élément pouvant lui apporter des connaissances qu'il n'ravait pas apprise dans les livres du monastère. Rien cependant ne trouva aussi grand intérêt à ses ses yeux que le macabre guildien qui se tenait à ses côtés. tout de noir vêtu, la peau blâfarde, Eden waterfall incarnait l'image parfaite du mal. Un gothique désabusé et cruel, prêt à tout pour assouvir sa soif de sang. ce qui était le plus surprenant c'est qui semblait se considérer comme le centre du monde, ou plutot le maitre du monde, et que tous les éléments le composant devait se plier à lui.
Il se prenait pour un dieu vivant.
C'était flagrant.
rache regarda dans sa main l'objet qui devait les conduire à la gemme. c'était une boussolle; une boussolle quelque peu surprenante il devait l'avouer. A vrai dire il lui avait donné le nom de boussole car elle devait les guider jusqu'à la gemme. mais s'il ne connaissait pas son utilisation il n'aurait pas su si il s'agissait d'une montre, d'un cadran solaire, ou même d'un mixeur. de forme ovoïde il était composé d'une dizaines d'aiguilles tournant dans des sens différents, à des vitesses différentes, et obéissant visiblement à des logiques différentes.
l'obejt était indéniablement un alliage mécanique et magique. seul la magi pouvait construire des objets aussi absurde. il ne chercha pas à savoir quelle flèche choisir. les deux guildiens s'en occuperaient plus tard. pour l'instant la destination était simple: le nord.
le fait de partir au combat l'excitait terriblement. Il peinait à contenir ses pulsions malgré son entrainement de moine. Il avisa une chapelle avant la sortie du village-forteresse. quittant le chemin qui menait à la porte il sengouffra dans la bâtiment passablement délabré, et commenca ses prières quotidiennes face à l'autel, à l'intention des tous les dieux qu'il vénérait, et plus particulièrement à ses dieux protecteurs. Si jamais l'apprenti guerrier monastique rencontrait des démons du nord, ce qui semblait inévitable, il aurait besoin de la magie et de la puissance de ces derniers.
Dernier lui, un raclement de gorge de fit entendre. Eden. évidemment. Si l'analyse de Rache était exacte celui-ci devait se sentir particulièrement mal à l'aise dans une chapelle, et il considérait surement avec mépris les pratiques religieuses du jeune homme. Si il se voyait comme un dieu, un lieu sacré ou l'on priait d'autres personnes que lui était blasphématoire et ridicule.
le jeune homme termina impassible son rituel et sortit san un mot de la chapelle en passant devant le savant. celui-ci lui lanca un regard chargé à la fois de curiosité et de mépris. Quel étrange personnage.
les deux guildiens sortirent de la ville. dehors, des barraques détruites témoignaient d'échaffourées récentes, probablemnt avec des groupes démoniaques isolés.
ils n'avaient pas marchés 5 kilomètres, qu'il semit à neiger et qu'un vent glacial se leva. le ciel était tellement plombé par les juages que Rache ne savait plus si il faisait nuit ou jour. Il enfila un manteau de voyage et des gants pour se préserver de la morsure du froid.
A ses côtés, droit et fier, Eden n'avait pas changé ses vêtments. visiblement le guildien était aussi insensible au froid qu'à la douleur. Rache décida de s'occuper des ces obsrevations plus tard. Enfoncé dans la neige jusqu'aux mollets il avait entendu des bruits dans la tempêtes qui les entouraient. le cliquetis d'hommes en arme probablement. La couverture neigeuse empêchait de bien entendre les bruits.
les deux guildiens dégainèrent simultanément leurs armes, et se mirent dos à dos. s'ils n'avaient jamais travillés ensemble leur entrainements, bien que différents, étaient parfaits. de véritables machines de guerres.
En position défensive rache scruta la pénombreà la recherche d'une éventuelle malformation dans la couverture neigeuse.
Avec un cri rauque une créature hideuse bondit sur lui. bardé d'épines et de plaques d'acier, la créature montrait des crocs impressionants, et arborait des griffes destinées à tuer. Tout indiquait en eux leur appartenance démoniaque, bien que Rache n'ait jamais lu aucun document sur cette race de démon.
sa lame traversa les flocons et décapita sans bruit le monstre.qui s'écroula dans un flot de sang brunâtre. Son sabre vibra de laisir, ayant absorbé une bonne dose de sang dans l'attaque éclair. il brilla d'un éclat sinistre, prêt à tuer de nouveau.
Autour d'eux, une floppée de créatures faisaient leur apparition.
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Eden Waterfall
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 17 Oct - 22:40

Son compagnon avait éprouvé le besoin de prier. Il s'était pour cela foutu dans une ruine de chapelle, mal entretenue. les gens d'ici vivait dans un état de tension permanente, et il n'avaient pas le temps de jouer à parler dans le vide. Ce qui ne semblait pas être le cas de l'autre guignol. A genoux, dans une posture de soumission qu'Eden n'aurait même pas pu envisager ne serait-ce que l'espace d'une milliseconde, le gamin priait, blablatant mentalement un chapelet d'âneries. Le savant le regarda faire, fasciné, observant les moindres détails de sa personne. Il y avait une impression de déjà vu qui émanait de lui, comme s'il... Non, stupide. Trop différent. Il se racla la gorge, gêné et énervé. Quand son compagnon eut fini ses mortifications ésotériques, il passa devant lui, et se dirigea dehors. Il y avait fort à parier qu'il tirait une partie de ses pouvoirs d'une déité quelconque. non pas que le savant soit vide de toute spiritualité. Pour quelqu'un qui avait fait son métier de l'extermination de tout ce qui bougeait, même un tout petit peu, et avait vu tant de choses hors du champ de compréhension normal, bêtement rejeter le divin aurait été une erreur et une preuve d'étroitesse d'esprit. D'autant plus qu'un dieu avait scellé ses pouvoirs, et qu'une déesse lui en avait accordé de nouveaux. Mais cette espèce de posture béate qu'affichait le guildien qui marchait maintenant à ses côtés...

La neige battait maintenant leurs flancs. l'aiguillon du froid piquait sa peau, l'informant que la température était basse. Rien à craindre, il pouvait endurer bien plus que ça. Son compagnon quant à lui préféra enfiler une nouvelle couche de tissu par dessus celle qu'il arborait déjà. Stupide, le poids des vêtements le ralentirait. Eden haussa les épaules avec dédain, ne pouvant envisager qu'on puisse ignorer un raisonnement aussi simple que celui qu'il se tenait : tout était affaire d'entrainement, et marcher sans êtres emmitouflés dans une couche épaisse de lainages endurcissait le corps et l'esprit, qui finissait par surpasser la notion de froid gênant. Toujours était-il qu'ils cheminaient en silence, n'éprouvant ni l'un ni l'autre d'entamer une conversation inutile. Il n'en auraient de toute façon pas eus l'occasion. un bruit sourd, étouffé par la neige, se fit entendre. aussitôt, Eden quitta son état méditatif pour se concentrer sur le combat. l'épée pyroclite dans sa main, arme qu'il avait pris à un ancien héros dans les enfers, s'entoura d'une épaisse couche de flammes. Il traça de sa main libre un cercle dans les airs, invoquant le bouclier de la tour, arme sensée être utilisée en duo avec son épée. Son arme était entouré d'une légère vapeur, les flocons entrant en contact de son feu fondant instantanément. Le savant attendit le premier assaut, impassible, laissant son compagnon se placer dans son dos, supprimant ses angles morts. Les bêtes sortirent du sol simultanément. Deux immondes bestioles, puantes. Leur puanteur fut ce qui marqua le plus le savant. Elle n'avait pas du voir de savon depuis leur naissance, et empestaient la charogne à plein nez. Si la neige couvrait les odeurs, elle pouvait plus rien pour ses narines une fois ses ennemis hors de sa providentielle gangue rétentrice. Courroucé par cette agression olfactive, le savant dévia la première attaque d'un revers de son bouclier, avant d'abattre son arme sur le crâne aplati de son adversaire. Le tuer n'altérerait pas odeur, mais il ferait en tout cas moins de bruit. La tête du monstre fut tranché en deux, proprement, dans le sens de la longueur. Il s'écroula aux pieds du savant, son sang tachant de rouge la neige. Une vision enchanteresse. Hélas, cette relative paix ne devait pas durer longtemps. D'autres créatures similaires surgirent du sol, une petite dizaine. Visiblement, elles s'attendaient à ce que les hommes envoient leurs représentants récupérer leurs biens. Mais elles étaient partis d'un principe erroné. Les envoyés des hommes n'étaient pas tous humains. Eden rompit une formation devenue inutile. Contre un grand nombre d'ennemis apparents, la meilleure défense restait l'attaque.En plus, le contact prolongé avec une autre personne l'indisposait. Il courut, ses pas crissant dans la neige dure, frappant au ventre le premier de ses ennemis, 'un coup rapide et précis. Il retira sa lame, libérant un flot d'entrailles et de sang, avant de parer l'assaut d'un second de son bouclier. Déstabilisé, ce dernier recula un court instant, pendant qu'un troisième se ruait sur le savant. l'attaque était puissante mais mal assuré, ils n'étaient que des sous-fifres. Eden attrapa le bras de son ennemi, et le catapulta par dessus sa tête, utilisant sa force et la sienne, sur celui qui l'avait assaillit en second, le regardant s'empaler sur les pointes qui bardaient l'armure de son compagnon. Il lui restait donc cinq ennemis, quatre valides, et un coincé sous un cadavre en armure. Les survivants encore en état de combattre se rassemblèrent autour de lui, cherchant à coordonner leurs assauts. Eden voulait tant que faire se pouvait économiser ses forces, la quête risquant d'être longue. Il changea sa posture de combat, abaissant son centre de gravité, laissant ses bras retomber le long du corps. Les démons durent prendre cela pour une posture de soumission, car ils chargèrent aussitôt. Le savant esquiva les attaques, devenant flou, comme si elle le traversait. En fait, il bougeait extrêmement rapidement sur une courte distance, et l'impression qui en résultait était qu'il semblait trembloter, image délétère. Il se laissa soudain choir en avant, tombant rapidement. Au dernier moment, juste avant de toucher le sol, il prit une grande impulsion, imprimant un fort mouvement à ses muscles, et croisa et décroisa rapidement ses jambes. Le résultat fut qu'il se mit à tourner rapidement sur lui-même tout en se relevant, comme une toupie, hachant tout ce qui se trouvait autour de lui, combinant les mouvements de l'air cut à la technique d'épée Blackwater. Le douzième mouvement, le Siphon, servait à détruire ce qui l'entourait rapidement.

Eden regarda autour de lui, cherchant dans la plaine d'autres signes annonciateurs d'ennemis. Mais rien que le blanc qui s'étamait à perte de vue sur le sol, un blanc froid répugnant. Le savant détestait le blanc pur. Il entreprit d'étudier le cadavre de sa victime, arrachant les vêtements qui recouvraient le haut de son corps, sa curiosité naturelle reprenant le dessus. Le corps était réellement musclé, et doté d'une peau rugueuse et épaisse Leurs griffes et leurs crocs étaient proéminents, et surtout, sales. Suffisamment de bactéries devaient prospérer dessus pour tuer un homme solide par infection en quelques jours. Eden aurait bien voulu étudier plus en détail les cadavres, mais ils devaient continuer rapidement. Les démons ne tarderaient pas à manquer, et alors leur mission serait fortement compromise, l'alerte étant donné. Le savant daigna se remémorer l'existence de son compagnon. Il le regarda, considérant en même temps les morts qui gisaient à ses pieds, et parla pour la première fois :

" Super, t'es pas mort, j'suis trop chanceux. Sors ton grigri et montre nous la voie, on perd du temps. "

Après cette volubile tirade, Eden se replongea dans ses pensées. Les démons qu'ils avaient vu avaient quelque chose de franchement louche. Il suivit machinalement son compagnon, perdu dans ses pensées...
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Rache Khyneson
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Ven 29 Oct - 11:30

Rache se prépara à l'affront avec les 4 autres créatures qui s'approchaient de lui. Il reprit sa position de défense. Une technique monastique simple à exécuter, mais redoutable quand elle était parfaitement maitrisée. C'était le cas.
Les démons bondirent toute sur lui simultanément. Le sabre du guerrier monastique siffla, et deux des quatre têtes hideuses tombèrent, tranchées nette. Les autres démons avaient reculés, pris de peur, ce qui leur avait sauvé la vie. Momentanément. L'un d'eux avait tout de même perdu quelques phalanges, qui avaient pénétré dans le cercle défensif infranchissable du jeune garçon.
Les créatures se ressaisirent, et attaquèrent de nouveau, établissant une sorte de stratégie pour ne pas se faire tuer en pénétrant dans le cercle défensif, plutôt grand car Rache disposait d'une envergure plus que convenable.
Rache voulant terminer rapidement le combat rangea son sabre et joignit les mains pour s'accroupir en une prière muette. Les démons, profitèrent de l'occasion et chargèrent, négligeant toute prudence.
Mal leur en prit.
Rache bondit et évita les lames acérées qui tenaient lieu de doigt aux immondes créatures, puis se posta entre elles et posa ses mains sur leur poitrails répugnants, avant d'incanter rapidement.

-Himitus, déesse du mystère, accorde moi ton pouvoir.

Le jeune guerrier qui avait bien respecter les rituels sentit s'insinuer en lui le délicieux pouvoir de la déesse. C'était le pouvoir qui procurait le plus de plaisir, mais Rache ne se laissa pas gagner par l'extase, se concentrant sur ses doigts plaqués sur les torses glacés des démons, il libéra le pouvoir qui pénétra dans les corps des monstres.
Quand le moine se releva, il était entouré de deux... mille pattes. D'une taille certes gigantesque mais parfaitement inoffensif. Le moine laissa les deux insectes filer. La déesse des mystère avait encore fait des siennes.
Qaund il avait choisi de s'associer avec elle, son maitre l'avait prévenu du caractère... mystérieux de la déesse. Particulièrement versatile on ne savait jamais si le sort qu'elle offrait allait être un avantage ou un handicap, ou tout simplement si il allait marcher, car les cérémoniaux pour la déesse étaient particulièrement... étrange. C'était pour ces raisons que la déesse était très peu respectée, et que de déesse majeure, elle était passée à déesse mineure, conservant cependant des pouvoirs respectables. Le jeune moine s'était entêté, car c'était la seule déesse qui n'était pas spécialisée dans un pouvoir précis, et qui pouvait réaliser presque n'importe quoi... de manière très aléatoire.
Rache se leva et s'apprêta à porter secours à Eden, qui en avait déjà terminé. Il était vraisemblablement un excellent guerrier. Il ordonna au jeune moine d'utiliser la boussolle/montre/truc pour retrouver la pierre protectrice du village. Le jeune homme s'exécuta, tournant l'objet dans tous les sens il ne parvint pas à en comprendre la signification, ni même le fonctionnement. Le savant noir le regardait d'un air désespéré. Le moine n'avait jamais entendu parler d'un tel objet dans ses livres. Il le posa à terre et fouilla dans son sac.
Il prépara un rituel. Maigo'kon, le dieu des âmes perdu allait pouvoir l'aider. L'état d'esprit dans lequel était le jeune homme était parfaitement celui qui convenait au dieu. Il disposa des bougies autour de lui, modélisant une boussole, puis versa un flacon d'eau bénite dans la neige. Le froid ne le dérangeait plus vraiment, grâce au combat il s'était un peu réchauffé.
L'effet fut immédiat. La petite machine se mit à tourner, et une mappemonde holographique se déploya sous les yeux ébahis du moine et du savant (qui était surtout surpris que son imbécile de compagnon ait réussi à faire fonctionner un objet aussi ridiculement simple).
Les reliefs étaient tous représentés sur la carte, ainsi que la moindre grotte, la moindre habitation qui se trouvait à des lieux à la ronde. On pouvait même y repérer les cachettes souterraines, et des points lumineux verts indiquait les amis, les rouges les ennemis. Et c'était problématique.
La carte était entièrement rouge. Des centaines de milliers de points rouges convergeaient vers eux, à plus ou moins grande vitesse. Seuls quelques points verts résiduels étaient visible, majoritairement à l'opposé de l'endroit ou les deux guildiens devaient trouver la gemme. Elle clignotait d'un éclat doré magnifique en plein milieu d'une tour immense qui se situait au milieu d'une plaine glacée, sans relief ni végétation. A plusieurs kilomètres de l'endroit ou ils se situaient.
Rache regarda le savant qui était plongé dans ses pensées. Au coups d'œil qu'il jetait aux cadavres,
le moine sut qu'Eden s'interrogeait sur la provenance des créatures. Il comprenait tout à fait sa curiosité, car les bêtes dégageaient une aura étrange. Il laissa son compagnon à ses pensées et se concentra sur la carte holographique. Il fixa le médaillon étrange à son poignet, et constata avec satisfaction que la carte bougeait avec lui. Parfait.
Un chemin doré s'illumina. Vraisemblablement le meilleur chemin (ou le seul?) pour atteindre la grande tour. Le chemin perçait à plusieurs reprises des groupes compacts de points rouges. Malgré tout le guildien se décida à suivre le gadget. Quelques escarmouches ne leur feraient pas de mal, et les ennemis étaient mouvant, il y a avit donc une chance qu'ils ne croisent personnes pendant le voyage.
Par contre ils allaient devoir prendre la tour à deux. Contre des centaines d'ennemis. Curieusement le moine, ressentit une certaine excitation à l'idée de devoir livrer bataille devant un tel nombre d'ennemi. Ce qui semblait certain, c'était qu'ils allaient devoir s'entrainer un peu avant. Le moine n'avait jamais combattu contre plus de 5 ennemis simultanément, ce qui était un handicap quand on voulait prendre d'assaut une tour fortifiée gardée par des démons pleins de griffes et de crocs, et qui plus est, insensibles au froid.
La partie s'annonçait serrée. Le savant marchait en silence derrière lui. La tempête de neige continuait à battre son plein. Le moine mémorisa le chemin et éteignit la carte holographique, qui rendait les deux guildiens particulièrement repérables. Le moine se décida à rompre le silence.

Monsieur Waterfall? Auriez vous l'amabilité de m'entrainer un peu?

La question surpris visiblement le savant qui émit un petit sifflement avant de se replonger dans ses pensées. Le moine allait devoir attendre la réponse, Eden n'était pas bavard.
Ils pénétrèrent dans une forêt sombre. La neige était moins dense car arrêtée par le fait des arbres. Des conifères majoritairement nota l'apprenti guerrier monastique, qui avait été entrainé à reconnaitre les arbres de différentes planètes et dimensions. Rache avisa quelques branches bien droite, dégaina son sabre et en trancha cinq, avant d'en tailler soigneusement la pointe. Ces pieux lui serviraient de javelot en temps voulu.
Le jeune moine tendit l'oreille, et entendit de nouveau des cliquetis d'armes. Cette fois c'était toute une cohorte qui marchait. Mais ils ne les avaient pas repéré, marchant en parallèle des deux guildiens, à quelques mètres. Les deux hommes se tapirent derrière un talus et le guerrier monastique contempla les soldats qui passaient.
Majoritairement humains, il y avait quelques démons parmi eux. Des proies faciles, mais leur nombre pouvait poser quelques difficultés. Le guildien interrogea son collègue scientifique du regard. Prêt à l'assaut, il laissait l'initiative à Eden.
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Eden Waterfall
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Ven 29 Oct - 19:09

Eden était las, très las. Si las, que le mot las était un peu léger, finalement. Bien que le moine ait développé une technique de contrôle de foule assez efficace, il se demandait comment il allait faire pour le maintenir en vie. Tous ses coéquipiers mouraient à plus ou moins brève échéance, et master commençait à comprendre que tous ne mouraient pas accidentellement, victimes par exemple d’une inopinée chute de buffle. Bref. Il le regarda faire fonctionner ce qui s’avéra finalement être un projecteur holographique. Dès que limage sous leurs yeux, Eden commença à l’analyser. Il n’était compliqué de deviner l code des couleurs, ni qu’ils étaient totalement encerclés, perdus dans la masse écrasante de leurs ennemis. Il mémorisa le terrain, leurs position, celles de leurs ennemis, leur vitesse de déplacement, ainsi que leur probables mouvements et l‘itinéraire conseillé. Après cette seconde de réflexion intense, il regarda son compagnon. Pas une lumière, hum ? De toute façon, peu de guildiens étaient réellement capables de briller par leur intelligence développée. Ils se remirent en route, cheminant silencieusement, Eden cherchant un plan efficace pour s’emparer de la gemme. Bien sur, elle caché dans une tour, probablement au sommet, défendue par une armée gigantesque, au milieu d’une plaine qui les forcerait à avancer à découvert, sans défense contre la certaine et brutale riposte qui s’engagerait immédiatement. Il ne voyait pas énormément de solution à cet épineux problème, mis à part celle qui consistait à sacrifier Rache, en l’utilisant comme diversion, à prendre la pierre et à fuir dans la direction inverse. Master râlerait un peu, pesterait contre les baisses d’effectifs, mais Eden aurait une excuse en béton : les démons, c’est agressif. Détendu par cette plaisanterie intérieure, qui ne l’était d’ailleurs qu’à moitié, il se replongea dans ses méditations, pour hélas un très court instant. Le moustique ne tarda pas à bourdonner, lui demandant tout de go de l‘entrainer. Eden dut se retenir pour éviter de rire. Lui, prendre un élève, à plus forte raison cet énergumène qui ne lui montrait de respect que quand il avait besoin de lui ? Il émit un sifflement, se mordant la lèvre pour ne pas exploser, tentant ainsi de maintenir la cohésion du groupe. Toujours ménager la chair à canon. Pris d’un soudain éclair de lucidité, son compagnon compris que sa requête ne verrait pas son aboutissement. Hélas pou le savant, son espoir fut de courte durée, car il put lire dans les yeux de son ami qu’il ne comprenait pas qu’il était hors de question que le savant se fatigue à l’entrainer. Il n’avait donc pas été touché par grâce de son dieu de l’intelligence relative. Dommage. Ils pénétrèrent ensuite dans une sombre forêt de conifères, marchant au milieu d’un petit bocage. Des deux côtés du chemin, le dit bocage faisait 50 centimètres de hauteur, suffisamment haut pour dissimuler un éventuel agresseur. Eden, sur ses gardes, raffermit la prise sur son arme, et progressa avec circonspection. Pourtant, a menace ne vint pas des hauteurs, mais de devant. Le martèlement familier d’une troupe en marche résonna bientôt distinctement à ses oreilles. Ils se camouflèrent derrière un des talus qui bordaient le chemin, attendant le passage de la petite cohorte avec impatience. Elle se fit rapidement voir. Eden se demandait encore s’ils devaient passer à l’attaque ou non. S’ils tuaient ces types, ils risquaient de donner plus rapidement encore l’alarme. S’ils les laissaient vivre, ils pouvaient devenir un problème lors de leur fuite. Son compagnon, moins réfléchi que lui, voulait passer à l’attaque. Eden lui fit signe d’attendre, réfléchissant encore, étudiant la composition de la horde. Majoritairement des humains, des démons, et deux chiens. Eden jura à voix basse, pestant contre ces corniauds et leur irruption intempestive.ils devraient donc tuer leurs ennemis, et vite, pour profiter de l’effet de surprise. Eden regarda son compagnon, et lui fit comprendre par une série de signes qu’il devait attendre qu’il ait engagé le combat avant de le suivre et de venir le couvrir. Il regarda les frondaisons des arbres, ravi de voir qu’elle filtrait de manière à peu près totale la lumière du soleil, les plongeant dans une permanente obscurité. Parfait. Il se concentra un court instant. Les chiens commençaient à flairer leur piste, et déjà le groupe hostile semblait vouloir en finir avec les intrus. Eden lança son premier sort, déformant leurs ombres, les transformant en masses informes qui s’agglutinèrent sur leurs pieds tel du goudron, entravant leurs mouvements. Eden se fondit ensuit lui-même dans ombres, à la frontière entre noir et banc, devenant invisible, réapparaissant presque instantanément derrière leur chef. Le sort d’entrave par les ombres n dura pas longtemps, Eden jugeant inutile de gaspiller sa précieuse énergie sur du menu fretin, mais couplé à son effroyable apparition et à la mort de leur chef, fut suffisant pour jeter le chaos dans les rangs ennemis. Le moine, qui dévala la pente en invoquant un de ses dieux, ne fit qu’ajouter à la confusion générale. Leurs adversaires ne fuirent pas, mais prirent les armes la peur au ventre. Eden décapita négligemment le premier de ces messieurs, travaillant avec méthode, comme un boucher efficace. Il n’avait guère besoin de déployer beaucoup de son talent contre des ennemis aussi faibles et apeurés, et il en finit rapidement. Pourtant, une boule de feu, lancée subitement, le cueillit à l’épaule. Il pivota vers son adversaire, enragé par cet outrage, et se rua sur lui, franchissant en une fraction de seconde l’espace qui les séparait. Le pommeau de son ennemi cueillit l‘impudent mage au ventre, son bouclier fit voler d’un revers puissant son poignard, lui brisant du même coup le poignet.

Il aurait pu être dangereux. Mon dieu, mon dieu, mon dieu, il doit mourir !


Eden le jeta au sol, avant de lui écraser le crâne du talon. Le combat se finit avec la fin de cet idiot. Eden ramassa l’arme du mage, la soupesa un court instant, et la lança devant lui. Quelques secondes plus tard, un bruit mat, suivit d’un court cri d’agonie se fit entendre. Il regarda son camarade, qui semblait globalement intact. Le savant observa le champ de bataille. Inutile de tenter de camoufler quoi que ce soit, il était flagrant pour n’importe quel quidam qu’une boucherie s’était tenue ici. Il décida de cheminer hors du sentier, à quelques mètres de la route, ne souhaitant s’arrêter toutes les dix minutes pour pulvériser les cohortes qui passeraient par la, tenant à finir la mission avant qu’ils ne soient la cible dans la moitié du pandémonium. Ils marchèrent encore dix minutes. Si Eden ne s’était pas rendu compte pendant le combat de la manifestation d’un de ses démons intérieurs, il ne put ignorer celle qui survint alors. Sa vision se troubla, et il tituba, se rattrapant de justesse au tronc d’un sapin.

Pourquoi, Eden, pourquoi aller vers l’inconnu, froid et mauvais ? Nous avons peur de ce qui est froid et mauvais, tu sais ? Nous ne voudrions pas mourir ?


Visiblement, un des fragments de son âme se manifestait, bien sur au meilleur moment. Le savant reprit un peu de sa contenance, tenant d’ignorer le bélier qui frappait sans arrêt l’intérieur de son crâne.

Si tu me laissais le contrôle, peut-être serions nous plus heureux, non ? Au fait, sais-tu que je m’appelle Crainte ?


Silence, être faible ! L’injonction mentale du savant fit momentanément battre en retraite le dissident. Il se remit debout, répondant au regard de son compagnon, qu’il jugea bien trop inquisiteur, d’un claquement sec de la langue. Il allait bien, il n’y avait pas à tergiverser. Ils reprirent leur route, et quittèrent rapidement le couvert des arbres. Devant eux s’étendait un immense gouffre, large de trois cent mètres, si profonds qu’ils n’en voyaient pas le fond. Eden savait grâce à la carte holographique que les seuls moyens de traverser étaient les ponts, qui étaient tous défendus par une solide garnison. Toutefois, celui qui se situait quelques kilomètres à l’ouest était moins défendu que celui qui était tout proche deux, qu’ils pouvaient distinguer à travers le brouillard. Eden savait qu’ils devraient attendre la tombée de la nuit pour pouvoir envahir le fort. De jour, ils seraient rapidement repérés, et l’alerte donnée. Il ne leur donnait alors pas une heure avant de tomber sur les deux guildiens en grand nombre. Perspective peu alléchante. Eden maudit le sceau qui entravait ses pouvoirs. S’il avait été à l’apogée de sa force, tout aurait été si simple… Pour l’heure, ils devaient trouver un endroit sur ou se reposer et où attendre la nuit. Le savant se rémora une grotte située non loin d là, et il y emmena le guignol. Ils descendirent par un étroit passage le long des parois vertigineuses du précipice, et pénétrèrent dans a caverne. Spacieuse, un peu fraiche, mais globalement sèche, elle ferait largement l’affaire. Eden invoqua rapidement sa poche dimensionnelle, et en sortit rapidement quatre fiole emplie d’une vague bouillie grisâtre. Il en lança deux à son compagnon, qui les attrapa au vol, et déboucha les siennes, avant d’en ingérer le contenu. Aucun goût, mais un parfait apport énergétique pour le corps. Deux fioles apportaient l’équivalent d’un solide repas, et Eden se sentit bien mieux, la fatigue s’évanouissant rapidement. Il regarda le ciel par l’ouverture de la caverne, et hocha la tête, s’adressant à son compagnon. Il était d’humeur joueuse :Encore deux heures avant que la moindre action ne soit envisageable. Nous frapperons sous le couvert de la nuit, vite et bien. Tu me parlais aussi d’entrainement, il me semble ? Le moment est bien choisi.Sans un mot, il regarda le sabre de Rache. Il révoqua ses armes, et s’en choisit une plus approprié, portant son choix se porta sur le katana de Kenshin, l’arme la plus similaire qu’il puisse trouver dans son arsenal. A dire vrai, il ne possédait pas encore de sabre… L’arme sortit de la poche dimensionnelle, entourée, sa lame parcourut de petits éclairs bleus, et ils gagnèrent l’arrière de la grotte. Eden regarda Rache. D’après ce qu’il avait vu, ce type savait utiliser son arme. Eden adopta une garde étrange, s’appuyant sur son katana des deux mains, la pointe de la lame touchant le sol, son pieds derrière cette dernière. Il lâcha:

" Voila le contrat : je consens à t’entrainer si tu arrives à me toucher avant que je ne te tues dix fois. Je doute que tu y arrive, honnêtement."

Eden ne prenait guère de risque en pariant ainsi. Il était sur de son fait, et allait le pulvériser. Rache s’élança vers lui, impatient d’en découdre. Sa première attaque fut puissante et rapide, mais Eden le fut bien plus encore. Il fit remonter sa lame d’un coup de pied puissant dans sa pointe, localisant toute sa force avec précision sur au bout de celle-ci, tout en se baissant, esquivant du même coup l’attaque et raffermissant sa prise sur l’arme. Le résultat fut instantané. L’arme fusa vers la gorge de Rache, décrivit un arc de cercle. Eden l’immobilisa à quelque centimètre de sa gorge. Il lâcha, d’une voix laconique :

" N’ai pas peur de combattre. Tu dois vouloir me tuer ou tu risquerais d’être blessé. Personnellement, ça ne me dérangerait pas tant que ça."

Rache s’éloigna et étudia le savant. Ce dernier avait encore changé sa garde, tenant son sabre des deux mains. Une position plus classique. Il avança, progressant avec circonspection. Eden attendit le moment opportun, et quand le gamin fut à trois pas de lui, frappa. Un coup simple, de haut en bas. Même s’il semblait lent, la force que le savant mettait dedans était perceptible. Le bloquer aurait été stupide, aussi Rache esquiva t-il d’un bon en arrière, avant de profiter de l’ouverture pour charger, portant une attaque vicieuse. Mais Eden, juste avant que sa lame ne percute la pierre, accéléra brusquement son coup, et la fit rebondir avec une force incroyable, l’arrêtant une nouvelle fois, juste devant sa tête.

" Tu es déjà mort deux fois."

Le combat se poursuivit, ponctué d’injonctions diverses comme

" Abaisse ton poignet ! Trop rapide ! Pas assez rapide ! Ca fait six fois que tu meurs ! "

Arrivés à la dernière chance de Rache, les deux combattants étaient entrés dans un état de tension et de concentration totale. Eden ne voulait pas l’avoue, mais les coups de son vis-à-vis dépassait toutes ses espérances. Il était réellement doué au sabre. Il chargea, courant une fois de plus. Eden soupira, désolé de voir qu’en revanche il apprenait assez lentement, et commença à préparer un de ses coups les plus vicieux.il tenait son arme à l’envers, et il la cacha derrière son bras, ne l’appuyant que sur deux doigts. Quand Rache serait à portée, il la ferait sauter par-dessus son épaule, utiliserait ses deux mains libres pour dévier son attaque, et l’achèverait en rattrapant sa la me au vol. Ce qu’il fit effectivement. Il saisit le poignet armé de Rache de sa main porteuse, le prenant à dépourvu, de sa main libre, la gauche, attendit la chute de son arme pour asséner le coup fatal. Il y eut une seconde de battement. Son vis-à-vis eut un sourire, et le savant se retrouva avec un couteau pointé sous la gorge. Il rattrapa la lame, se dégagea et constata, surpris, le très léger saignement de son cou. Rache Il regarda, triomphant :Vous n’êtes pas le seul à avoir deux mains, monsieur Waterfall.Eden concéda la victoire, de mauvaise grâce. Il enrageait plus contre lui-même que contre le gosse. Quelle idiotie de lui proposer ce pacte, et surtout de se limiter. Mais il devait concéder qu’il s’était trompé, en partie, sur le compte du gosse. Il prit la parole, d’une voix blanche :

" Considère ça comme ta première leçon. Il fait nuit maintenant, et nous avons un fort à capturer."

Et ils marchèrent vers le fort, loups à la recherche de proies.
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Rache Khyneson
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Localisation : je vaque entre mes quêtes et mes entrainements. tu me trouveras tantôt dans une chapelle, tantôt dans un champs pour preir. la médiation, il n'ya que ca de vrai!
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 31 Oct - 11:42

Rache attendit qu'Eden ait attaqué le contingent de soldat pour agir à son tour. Il profita de son instant de solitude pour invoquer Nikeshouri, le dieu de la victoire. Pour cela il saisi le médaillon qu'il portait constamment autour de son coup et du bout de son doigt y inscrivit une rune, Ansuz, symbole de l'inspiration. Aussitôt la lettre invisible se mit à brûler sur le médaillon, et le dieu apparut aux côtés de son invocateur.
Nikeshouri faisait partie de ces dieux qui avaient adoptés une apparence humaine. Très grand il mesurait près de deux mètre 50, il irradiait d'une lumière dorée. Ses cheveux étaient dorés, ses yeux dorés, ses lèvres dorées, sa peau dorée. C'était surement pour ce côté m'as tu vu qu'il était dieu de la victoire et non pas de la discrétion, sa flamboyance étant repérable à des lieux à la ronde. Heureusement pour Rache il pouvait comme la plupart des dieux se rendre invisible pour pouvoir espionner discrètement ses petits protégés. Très maigre et élancé, il tenait dans sa main droite trois objets, symbole de son pouvoir, un bâton d'if, simple, qui symbolisait la victoire par la force, une torche, dorée, qui symbolisait la victoire par l'intelligence et l'inspiration, et une loupe, objet le plus puissant des trois, qui symbolisait la victoire par le travail et l'apprentissage.
Malgré la splendeur de son protecteur, Rache ne s'émeut pas de son apparition, et se contenta d'entamer la conversation avec lui.

-Bonjour nikki. Ravi de te revoir.
-Salut rache, répondit amicalement le dieu, tu as besoin de moi?

Nikkeshouri n'était pas un dieu traditionaliste, il appréciait beaucoup Rache et sa clairvoyance en toute situation. Pour lui c'était indéniablement l'humain le plus intéressant. Et puis à chaque fois qu'il était invoqué, il rigolait bien.

-Oui, enfin pas vraiment, mais je me suis dit que ton aide face à une légion d'humains et de démons ne serait pas du luxe.
-Une bagarre? Chouette! Tu veux une arme? Un pouvoir quelconque? Une crème glacée?
-Non, merci. Je me contenterais de ta présence. Attend... si. Déclenche la lumière divine pour éclairer les points faibles des ennemis.
-La lumière divine? Mais tu n'as pas besoin de m'invoquer pour la maitriser! Parfois rache, j'ai l'impression que tu m'invoque juste pour me faire plaisir. Et ca me fait plaisir, mais j'ai l'impression d'être l'assisté et non l'assistant. D'un point de vue divin c'est assez désagréable.

Rache ne répondit pas à la remarque. Il se contenta de charger dans la masse, sabre au clair. Il vit des point doré briller sur les corps des ses ennemis. Une capacité du dieu de la victoire très utile, car elle désignait l'endroit idéal ou frapper, raccourcissant considérablement les combats, car la plupart du temps les guerriers ennemis s'effondraient directement, une fois la zone touchée.
Le sabre de sang plongea. Les guerriers, quelques pris au dépourvu, et encore ralenti par la technique d'eden, chutèrent un par un, percés ou tranchés à leur point faible. La bataille tournait court. Les assaillis paniquèrent, c'était des proies faciles. Un déferlement de flammes dorées jaillit à côté du moine, son compagnon divin brandissait la torche de la victoire à tout va, brulant des dizaines d'ennemis. Rache tranchait les cous tendres qui se présentaient à lui.
Quelques démons plus téméraires, du même modèle que ceux qui avaient attaqué les deux guildiens firent face à l'apprenti guerrier monastique. Cette fois, il ne chercha pas à se défendre mais attaqua directement, sa lame se faufilant entre les doigts tranchants des démons du nord, qui s'écroulèrent un à un.
Le sol était jonché de cadavre autour de lui, et plus il tuait, plus il était efficace, sa lame de sang accroissant sa force à mesure qu'elle absorbait du sang. Quand tout fut terminé Nikeshouri s'approcha de son protégé. Un nombre conséquent de cadavres gisaient de son côté. Le dieu s'était visiblement dérouillé sur les ennemis. Avant de partir, il informa rache de quelques points:

-ah! Rache! J'allais oublier! J'ai remarqué que tu n'utilisais pas les capacités spéciales de ton sabre... C'est un sabre de sang. Comme un autre sabre monastique avec une compétence spéciale il peut exercer des actions propres à son genre, en l'occurrence des attaques sanguines. Tu devrais y travailler un peu. Ensuite il va peut être falloir que tu pense à introduire les foralités auprès de nouveaux dieux. Tu ne traite qu'avec 10 d'entre eux, et si un seul te lâche, tu perd ton titre d'apprenti guerrier monastique, ton sabre, et ton droit de participer aux activités de la guilde. Fais attention. Si tu veux persister dans l'originalité, fais des recherches sur la déesse du chagrin, le dieu des sutures... sinon, si tu n'as pas envie de te fatiguer, le dieu des ténèbres est toujours prêt à accueillir de nouveaux adeptes. Vu que je suis ton dieu référent c'était à moi de te dire ca. Bon, ben appelle moi quand tu veux! Je dois te laisser j'ai un repas chez la déesse des arbres! Salut!

Et dans un éclat doré il disparut. Ces nouvelles perturbaient Rache. Trouver de nouveaux dieux protecteurs était long et fastidieux. Le jeune homme soupira et suivit le savant noir, qui avait prouvé lors de la bataille, une fois de plus, qu'il était un combattant à ne pas sous-estimer. Il l'accompagna jusqu'au fond d'une grotte, perdu dans ses pensées. Là, son compagnon lui lanca un défi: le vaincre au moins une fois, en 10 brefs combats.
L'apprenti guerrier monastique était las. Il n'avait pas envie de se battre immédiatement. Il dégaina malgré tout son sabre, tandis qu'eden, vraisemblablement doté d'un véritable arsenal choississait son arme. La première passe fut édifiante, le jeune guildien, mal concentré, perdit rapidement, et cette défaite qu'il n'attendait pas le revigora. Il y avait la possibilité de devenir plus fort à la clé de ce match, et il n'avait pas l'intention de le perdre, ca allait peut être lui permettre de réaliser sa vengeance.
Le jeune moine enchaina des passes de plus en plus complexes, soutenant de violents assaut avec le guildien ténébreux, mais son adversaire se révéla bien plus fort qu'il ne le paraissait, ses membres sec parvenait à repousser les violents assauts de rache, son corps rachitique était plus rapide que tout ce qu'esken avait rencontré.
Arrivé à 9 défaites le jeune homme comprit enfin la façon de se battre du savant noir. Ce n'était pas une technique de combat franche, qui dévoilait les coups portés à chaque fois, mais bien une technique vicieuse, consistant à faire disparaître les lames et à dissimuler les coups. La ruse prédominait sur la technique. Rache était admiratif. Il n'aurait pas tenu 5 minutes face à un adversaire de cette envergure en combat singulier officiel.
L'apprenti guerrier monastique raffermit la prise sur son épée et glissa discrètement dans la boucle de sa ceinture un poignard miteux qu'il avait pris sur le cadavre d'un guerrier dans le combat précédent. Il allait devoir vaincre la ruse par la ruse. Il attaqua de nouveau, frontalement, sans dissimuler ses coups. Après un bref échange, il dégaina le poignard et le pointa rapidement sur la gorge d'Eden, qui ne put cacher sa surprise.
Il avait gagné.
Gagné puisque l'objectif était de vaincre Eden au moins une fois sur dix pour que le savant devienne son maitre. L'objectif était atteint.
Le jeune homme savoura un court instant sa victoire, puis se prépara pour la sortie. Il fallait maintenant attaquer la tour, la nuit était tombée. Il suivit de nouveau eden qui avait, semble-t-il, mémorisé la carte dans ses moindres détails, et le guidait vers un petit pont isolé, peu gardé si Rache se souvenait bien.
Les deux guildiens parvinrent enfin au pont qui se revéla être particulièrement miteux. Il s'agissait d'une antiquité en bois, gardée par trois gardes humains de chaque côté; le travail allait être facile, mais les deux guildiens restèrent tout de même discret. Les trois premiers furent plongés dans un nuage de gaz toxique exhalé par Eden, et quand ils eurent traversés le pont, Rache assomma les trois autres gardes très rapidement avec son fourreau en bois dur.
Le plus facile était fait.
Les deux hommes étaient à présent sur la lande. Les touffes d'herbes rases peinaient à émerger d'une couche de roche lisse et uniforme, qui s'étendait du précipice à la Tour, imposante et majestueuse, probablement une antenne de magie vu son architecture improbable, alternant gargouilles d'albâtres et cristaux de sel, encastrés dans des plaques d'aciers noircies.
Le jeune moine commenca à marcher derrière le savant noir, qui avait visiblement une vision nocturne plus develloppée que la sienne. Pour compenser ce manque, rache invoqua la vision divine, qui s'appliqua sur ses yeux telle des lentilles et lui permirent de voir les alentours avec une netteté appréciable, si on oubliait la couleur dorée que prenait les choses.
Soudain un flash lumineux explosa aux côtés de l'apprenti guerrier monastique. Et un angelot difforme, munit d'une petite trompette et d'un rouleau commenca, après avoir sonné de manière tonitruante son arrivée, à beugler:

-message spécial en provenance de la déesse de la mag...

la créature ne put jamais finir sa phrase, la main d'eden s'était refermée sur sa bouche, lui broyant au passage son petit crâne. Mais malgré cette prompte réaction, c'était trop tard, le mal était fait. L'alerte était donnée dans la plaine immense et la tour organisait ses défenses.
Eden explosa:

-C'était quoi ca?!

Son ton était sans équivoque: tu n'est qu'un vermisseau inutile, tu ne fais que me gêner depuis le début. Rache préféra répondre posément.

-C'était un messager divin. Vous l'avez tué, vous allez au devant de graves ennuis...

le savant noir ne répondit pas. Il était concentré sur les cohortes de guerriers qui trottinaient vers eux, en armée bien entrainée. Les ennemis affluaient par centaine. Mais ce n'était pas ce qui inquiétait le plus Rache. Il avait lu le contenu du message.

« la dame Majutsu, déesse de la magie, a décidé de rompre sa collaboration avec vous pour une durée d'une semaine, suite à une faute flagrante de votre part lors d'un rituel la concernant.
Le conseil des dieu s'étant réuni vous prie d'entamer une collaboration avec un autre dieu dans la prochaine heure, ou il sera tenu de vous retirer votre titre d'apprenti guerrier monastique, ainsi que votre épée. »

Le jeune guildien était atteré. Nikkeshouri avait du avoir vent du mécontentement de Majutsu, d'ou son conseil. Il arracha le médaillon du dieu de la victoire de sa poitrine et dessina la rune d'invocation, dans un éclat doré il apparut en face de Rache.

-tu me réinvoque déjà?

Eden regardait avec de grands yeux le dieu qui venait d'apparaitre. Non pas de la surprise, mais plutot de l'envie, accompagnée d'une curiosité malsaine. L'armée s'approchait inexorablement. Une cinquantaine de mètre seulement les séparaient à présent des deux guildiens.

-Pas le temps de t'expliquer, répondit Rache, tu as une heure pour me trouver un nouveau dieu avec qui travailler, sinon je perd mon arme et certains de mes pouvoirs, et ca tombe au mauvais moment. Alors tu me laisse un de tes attributs, et tu me trouve un dieu acceptant de me protéger, n'importe lequel!
-n'importe lequel? Comme tu veux! Tiens prend le bâton d'if.
-le bâton? J'ai pas droit la torche?
-non, la dernière fois t'as fait des catastrophes avec la …

le dieu s'arrêta en regardant le regard noir que lui lancait Eden. Il remarqua en même temps les centaines de personnes qui les entouraient à présent.

-Ah? Tiens? Du monde?

Le dieu, quelque peu surpris disparut. Et l'armée chargea. Les deux guildiens étaient déjà sur leur garde. Rache incanta , et une dizaine d'épée tourna autour de lui, pouvoir conféré par le dieu des lames Tsurugi, il annona de nouveau et des points brillants luirent sur les corps de chaque ennemis, points également visibles par le savant, qui était particulièrement courroucé envers son compagnon, et qui regardait les troupes qui avançaient dans une colère retenue, qu'il allait décharger sur les infortunés soldats.
Et la bataille s'engagea.
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 31 Oct - 17:59

Ils marchèrent rapidement,courbés, discrets, leurs sens en éveils. Eden se repérait facilement dans lanuit, non pas grâce à une acuité visuelle particulièrement développée, maisgrâce à a carte. Ayant mémorisé en détail chaque centimètre carré de cetteterre, il pouvait aisément se déplacer les yeux fermés. Ils arrivèrent bientôtau pont, et virent les trois gardes, peu vigilants, tournés vers eux, les yeuxvides de toute expression, à moitié somnolents. Eden prit une grandeinspiration, se mua en ombre, réapparaissant au milieu de ces imbéciles,libérant un nuage de gaz légèrement violacé. Ce soir, c’était parfum Mortevoixpour tout le monde. Son poison assourdissant réduisit instantanément leurtrachée en une bouillie dégoutante, pulvérisant au passage leurs capacités vocales.Ils s’écroulèrent sur le sol, le souffle court. Une lente agonie les auraitattendus, si Eden n’avait pas faitbasculer les corps convulsés de douleur dans le vide. Il fit signe à soncomparse de le rejoindre, et le laissa s’occuper trois gardes restants, de l’autrecôté du pont, ce qu’il fit simplement mais efficacement, avant de les faire euxaussi basculer dans l’abime. Ils pénétrèrent dans la lande, couverts par lanuit. Ils disposaient de peu de temps avant que le soleil ne luise à nouveau. Edenavançait rapidement, cherchant à repérer d’éventuels ennemis, se rappelant globalementcomment les patrouilles circulaient. Il s’agissait maintenant de faire preuve definesse et de tact, car e moindre bruit pouvait fortement compromettre laréussite de leur action. Soudain, un bruit incongru, une voix suraiguë decastrat résonna à ses oreilles. Dans un mouvement induit par un pur réflexedéfensif, Eden attrapa la tête du désagréable protagoniste, et la broya,faisant immédiatement taire le bruit. Il avait néanmoins eu le temps de capterce que voulait l’ange, et visiblement, il avait un grand besoin de délivrer unquelconque message de provenance divine à son prêtre de compagnon. Il se tourna vers lui, fulminant, crachant,ses yeux empli d’une sourde menace, et cracha son venin, réclamant uneexplication sur la nature de ce perturbateur, ce à quoi son nouvel élèverépondit par une demi-menace. Eden l’aurait bien massacré pour cet affront,mais les beuglements du cochon de lait ailé avaient ameutée la moitié de laplaine. Il soupira, et vérifia que son katana coulissait correctement dans sonfourreau, ce qui était le cas. Il était sur le point d’invectiver sèchementRache quand ce dernier invoqua un dieu. Un dieu. Un grand être dégingandé,brillant, plus lumineux qu’un feu de forêt, et surtout, respirant la puissance.Eden le regarda, l’analysant sous toutes ses coutures, fasciné. Ainsi, ce gaminpouvait également donner corps au divin. Il voyait de nombreuses possibilitésmaintenant, et trouvait qu’il était finalement assez intéressant de l’avoircomme élève, de pouvoir l’influencer, de pouvoir utiliser ses facultés. Un dieu,une source d’énergie intarissable. Il jeta un dernier regard de convoitise à l’êtreéthérée, n’ayant pas perdu une miette de ce qu’il avait dit. Ainsi, Rache étaiten difficulté, vulnérable, légèrement déboussolé… Le dieu sembla finalementremarquer qu’il suscitait sa convoitise, et stoppa nette sa phrase, avant dechanger de sujet, les ramenant à la réalité de l’instant présent, et aux hordesqui les entouraient maintenant. Son compagnon incanta de nouveau, aimant visiblementbeaucoup cela, et fut entouré de lames. Edn, quant à lui, perçut soudain lesfaiblesses de ses ennemis. Il ne savait ni comment ni pourquoi, mais ellesétaient représentés par des points jaunes, dont les emplacements ne laissaientaucun doute sur le sujet. Finalement, Rache pouvait s’avérer utile, mais si sespouvoirs étaient souvent trop… clinquants pour Eden, qui préférait une magie discrèteet efficace. Il se re-concentra sur ses ennemis. Ennemis qu’il se serait bienpassé de combattre, n’ayant aucune envie de se fatiguer contre cette vermineinférieure. Tout ça à cause de Rache. La colère le submergea, e plongeant danun état de tension extrême, et il chargea, assaillant, seul contre tous sesennemis, qui, surpris par cet être étrange, difficile à discerner dans la nuit,ne laissant clairement apercevoir que deux orbes bleues animées d’une cruelle lueur,leur semblait soudain bien plus effrayant que la mort elle-même. Ils chargèrenttoutefois, stimulés par l’émulation du groupe et la peur qui pulsait sourdementdans leurs ventres moites. Ce fut une réelle boucherie. Leurs talents aux armesétaient largement insuffisants, leurs corps étaient lourds et lents, et Edenavait l’impression d’affronter des pantins. Il appliqua sa méthode classique de contrôlede foule, se créant un espace vital de deux mètres cinquante, dans lequel touteprésence ennemie était immédiatement annihilée, se retrouvant rapidement ausommet d’une ile d corps de taille respectable. Ses ennemis glissaient sur lescadavres humides, tandis que lui n’éprouvait cette difficulté, accomplissantune des choses pour lesquelles il était doué. Ses ennemis s faisaient pushésitants, ne comprenant pas ce qui se passait dans le crâne de cet être. Depuisdix minutes qu’il étripait tout ce qui passait à sa portée, i ne montrait aucunsigne de fatigue, et si sa face était couverte de sang, ce n’était pas le sien.Les coups semblaient le traverser sans l‘atteindre, et lui semblait se trouver partoutà la fois. Mais la foule laissa s’échapper une soudaine clameur. Gra’ktor lepuissant entrait en scène. La foule, car cette bande de larves effarées autantqu’apeurées ne méritait guère pour Eden l’appellation d’armée, se mit àscander son nom de manière rythmique, comme si cet étrange mantra pouvait lessauver en exorcisant l‘horrible démon. Eden regarda quant à lui avec intérêt ledénommé Gra’ktor, faisant l’impasse sur ce nom ridicule, se concentra sur sonaspect, commençant déjà le combat en l’étudiant. Il était grand, culminant àprès de deux mètres, et était dotés de quatre bras, chacun terminé par degrandes mains griffues. Il ne portait qu’un pagne, et ses yeux ne brillaientpas par leur intelligence, mais par la lueur sanguine qui les habitait. Eden connaissaitce regard, celui des berserkers. Un dur combat l‘attendait.Il vérifiasimplement que Rache était toujours vivant, car sa mort l’aurait fortementcontrarié. Mais non, il semblait toujours en vie, bien que faisant lui aussiface à certains problèmes.

Le coup, violent, le cueillit à la mâchoire. S’ilne s’était pas rapidement baissé quand les griffes avaient pénétrés dans sonchamp de vision, sa tête aurait sauté de ses épaules. Il fit un vol plané,rétablissant sa balance dans les airs, amortissant sa chute n se réceptionnant parmiles soldats. Il évita les coups qui lui furent donnés par ces derniers, et sedéplaça dans les rangs ennemis, pendant que leur champion, qui avait perdu satrace le cherchait, le hélant avec force hurlements. Eden, se trouvant dans sondos, émergea d la foule, et avec rapidité, trancha l’un de ses membres, avec dedisparaître aussitôt, courant sous le couvert des soldats, circulant entre eux,trop rapide pour être inquiété. Le démon hurla de douleur et de rage, sa plaiesaignant abondamment. Toutefois, la blessure cicatrisa rapidement, interrompantle flot de sang qui aurait du lui être fatal. Eden savait que cet être devenaitplus fort avec chaque coup porté. Mais sa rage devenait aussi plus intense,échappant à son contrôle, l’aveuglant, lui faisant perdre la raison. Il commençaà balayer les guerriers, cherchant à révéler le savant, ce qu’il réussit àfaire, mais hélas pour lui, pas de la façon a plus approprié. Eden surgit denouveau des rangs ennemis, vision furtive, et bondit sur proie, lui tranchantun deuxième membre, rétablissant l’équilibre des forces. Il regarda son ennemi,décidé à en finir rapidement, pour pouvoir profiter de la cohue générale etavancer. Il courut vers lui, et abaissa son arme. Son ennemi, s riant de cetassaut futile, recula, et prépara la contre-attaque. L’épée émergea de son dos,plantée dans son cœur. Eden avait transformé une attaque basique, un de haut enbas, en une attaque perçante, simplement en déplaçant sa main pour la coller àla base de son sabre et surprendre l’ennemi. Il retira l’épée, satisfait, etregarda autour de lui. Ses ennemis désespérés, allaient bientôt tenter la chargede la dernière chance. Il fallait les prendre de vitesse. A contrecoeur, ilconcentra son énergie, faisant appel aux épées des anciens guerriers. Le cielchangea de couleur, les quelques nuages qui l’obstruaient s’écartant pourlaisser place à un vortex d’un gris métallique, d’où émergèrent rapidementcentaines de lames gigantesques, qui vinrent s’écraser avec grand fracas sur lesol, balafrant la terre, secouant les êtres vivants. La majorité de sesassaillants fut annihilée par la tempête, et les gravats parfois gros comme desenfants qui volaient en tous sens faisant exploser les carcasses, ne faisantpas la distinction entre homme et démon. Eden, se tenait la, au milieu de cechaos, heureux, respirant la victoire. Il avait mis en déroute une armée gigantesque,et cela le grisait, l’emplissant d’un puissant sentiment de supériorité. Il repérason disciple, bien qu’il ait toujours du mal à se faire à cette idée, et lehéla. Visiblement, il avait u un moment difficile, lui aussi. Ils se remirenten route, et pénétrèrent rapidement dans la tour noire, avant que le reste de l’arméeen débandade ne prenne ses esprits. L’intérieur de a tour tait assezresplendissant, fait de marbre noir délicatement veiné de rouge, évoquant lesveines d’un corps. La décoration était certes moins raffinée, s’agrémentant decorps en décomposition, de pointes métalliques et d’autres joyeusetés du mêmeacabit. Le savant se sentait parfaitement à l’aise dans cet élément, mais il neput buller pus longtemps. Le comité d’accueil, semblant un plus expérimenté queles vagues soldats qu’ils avaient déjà affrontés, se présentait déjà. Eden fitcraquer ses jointures, et se prépara à un nouveau combat.
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Rache Khyneson
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Mer 3 Nov - 18:43

Rache était prêt.
Il vit Eden charger, mais préféra adopter une tactique différente. Il ferma les yeux, et se concentra sur les vibrations , les émanations, les respirations, tout ce qui permttait de repérer les ennemis.
Et la vague l'atteignit.
Son cercle défensif, de nouveau parfaitement formé, empêcha la moindre particule ennemie de le toucher. Son sabre siffla, les membres tombèrent un à un autour de l'apprenti guerrier monastique. Les épées de Tsurugi se mirent en mouvement. Simples, efficaces, elles tranchaient dann les vif, imitant les mouvements d'escrimes élémentaires.
La foule emportées pas son élan, se brisa telle une vague sur des récifs. Les épées magiquement animées, et le sabre de sang émettaient un vrombissement puissant, qui représentait un présage de mort certaine pour tous être s'approchant à moins de trois mètres du moine.
Bientôt l'armée s'arrêta sous les ordres de quelques officiers, à une distance respectueuse du guildien. Des monceaux de cadavres l'entouraient déjà, ils allaient tenter une autre stratégie. Rache aussi. Le jeune homme rengaina son sabre sous le regard étonné de centaines d'hommes et de démons prêt à le tuer. Et il dégaina le bâton divin, attribut du dieu de la victoire, représentant la victoire par la force.
Rache bondit dans les air, grâce à une technique monastique qu'il avait longtemps travaillé, et frappa le sol du bout du bâton au moment ou il retombait.
Un puissant souffle balaya la masse grouillante des assaillants. Dans un rayon de 1à mètres autour de l'impact, tous les hommes avaient été balayé par l'attaque. S'ils n'étaient pas blessés, ils étaient tout de mêmes sonnés par leur chute... et furent gaiement piétinés par leurs collègues qui chargèrent.
Ce dernier fit apparaître autour de lui, tout en psalmodiant, des dizaines de petites boules d'un vert profond, qui se mirent en gravitation autour de lui. Quand il eut finit d'incanter, les boules jaillirent vers les guerriers, qui s'écroulèrent, en hurlant, torturé de l'intérieur par des micro-organismes qui dévoraient leurs entrailles.
Tel était le pouvoir de Torn'Kunou, dieu de la souffrance.
Rache, satisfait, attaqua, faisant tournoyer autour de lui le bâton divin, s'appliquant à toucher précisément les points dorés qui indiquaient les points faibles des hommes. Chacun de ses coups équivalait à un mort supplémentaire, les cadavres s'amoncelaient, le sang ruisselait, et Rache fatiguait. Il avait déployé une grande énergie physique et magique pour vaincre un si grand nombre d'adversaire, et le désespoir se faisait sentir. Il avait l'impression qu'à chaque fois qu'il abattait un soldat, deux autres le remplaçaient, et malgré la force conféré par le bâton de Nikkeshouri, il peinait à tuer autant de personnes. Son problème était surtout moral, les moines lui ayant appris qu'il ne fallait tuer qu'en cas d'extrême nécéssité.
C'est ce moment que choisit judicieusement Nikkeshouri pour réapparaitre, dans un éclat doré. En pleine cohue.
Quelque peu surpris de voir autant d'humain agresser son petit protégé, il créa un mur de lumière (doré) autour de Rache et de lui même, les isolant de la fureur du combat, et empêchant tout être de les déranger dans leur petite conversation.

-je suis content de te voir Nikki, salua le jeune homme.
-oui... il semble que je vienne au bon moment... j'aurais peut être du te donner la torche finalement? Enfin, peu importe, je vais t'aider un peu, mais d'abord nous devons parler de la collaborations avec les dieux.

Sous les yeux ébahis de l'armée agglutinés contre la paroi dorée translucide, rache et le géant doré qui l'accompagnait s'assirent tranquillement pour discuter.

-bien... reprit le dieu... il y a Trois dieux qui sont interessés pour te protéger immédiatement; le dieu des ténèbre, Kurayami, évidemment, le dieu des timbres...
-le dieu des timbres? L'interrompit rache, surpris.
-Oui, laisse moi finir. Donc le dieu des timbres Kitte, et la déesse des arbres Bokuseki. Bokuseki ne protège personne en ce moment. En réalité elle est puissante, mais plus personne ne la vénèreles humains ont oublié l'importance des arbres et que les elfes, et les autres peuples de la forêt ne vénèrent pas de dieu. Donc je te conseille Bokuseki, en plus c'est une amie... elle est... plantureuse.

Nikkeshouri se mit à rire de sa propre blague tandis que Rache méditait. Il hésitait évidemment entre les dieu des ténèbres et la déesse des arbres. Le dieu des ténèbres ne demandait aucun rituel complexe, seulement de le fournir en mauvaise action, en poussant certaines personnes à en commettre. Il était très puissant car il avait de nombreux adeptes, et lorgnait sur Rache depuis longtemps. La déesse des arbres par contre était une déesse fragile, délicate et complexe, qu'il fallait respecter, et qui n'admettait pas que l'on fasse du mal à ses petits protégés. Mais elle était puissante. Indéniablement. C'était la seule déesse qui tirait sa force des arbres et non pas du culte qu'on lui vouait. Bien heureusement d'ailleurs, sinon elle aurait disparu depuis bien longtemps.
Rache fit son choix, et il interrompit la crise de rire du dieu, qui avait l'avantage d'ajouter à la confusion des guerriers spectateurs.

-je choisis Bokuseki.
-Parfait! Répondit le dieu de la victoire

Il dessina sur le sol un motif complexe, représentant un curieux mélange entre une vache, une carte des étoiles, et une équation mathématique. Il psalmodia en tenant ses mains au dessus de l'oeuvre, et l'apprenti guerrier monastique l'imita. Il connaissait déjà ce procédé, permettant de nouer une alliance avec un dieu ou une déesse, qu'il avait déjà pratiqué à 9 reprises grâce à Nikeshouri.
Soudain, dans un bruissement, Bokuseki apparut... C'était une femme magnifique, qui surpassait les plus belles elfes en beauté, même si sa peau était un peu... verte. En effet, ce n'était pas du sang qui coulait dans ses veines, mais la sèves des arbres dont elle avait la charge. Rache tendit la main vers la déesse, qui la saisit et commença une litanie étrange, le serment du dieu. Quand elle l'eut terminé, elle disparut, lentement, dans un étrange bruissement de feuille.
Rache se sentit revigoré. La déesse lui avait redonné force et courage pour la fin de la bataille. Il était également revigoré, car l'inquiétude de perdre son titres et ses pouvoirs était enfin enlevé.
Nikkeshouri, fit disparaître la paroi doré, brandit à la fois la loupe et la torche vers les ennemis, qui, encore sous le choc de l'apparition de la magnifique déesse des arbres, ne remarquèrent même pas la menace. De la loupe jaillit un mince faisceau qui transperça un nombre conséquent de soldat, qui s'écrasèrent sans un bruit, tandis que la torche cracha une longue flamme dorée qui brula un contingent entier. En quelques secondes, une bonne centaine d'âmes avaient rejoint les enfers... définitivement.
Le dieu de la victoire, qui n'était pas un dieu guerrier faiblit. Rache savait que les allers-retours avec le monde des dieux altérait déjà ses forces, et ce déploiement d'énergie divine avait épuisé ses ressources magique.

-Rache, commença le dieu, j'ai juste assez d'énergie pour retourner dans la dimension divine, tu va devoir te débrouiller un peu sans moi.

Le Guildien n'eut pas le temps de réagir que déjà son compagnon disparaissait. C'était contrariant, car Nikkeshouri était la base de toutes ses stratégies. Mais l'apprenti guerrier monastique avait d'autres chats à fouetter. Il dégaina son sabre de sang et fit face aux adversaires qui restaient.
Ils n'étaient déjà plus qu'une cinquantaine, à moitié terrifié par le sort qui avait été réservé à leurs compagnon, et également par les épées du dieu des lames, qui avient repris de la vigueur en même temps que Rache. Ce dernier se décida à charger. Il prit pour cible un colosse au centre de la troupe et abattit son épée, qui s'arrêta à quelques centimètres du visage de l'humain, qui ouvrit de grands yeux étonnés.
Une épée venait d'arrêter celle de Rache. Le guildien remonta la rapière fine et cruelle, et découvrit son possesseur: un elfe sombre, aux yeux d'un mauve magnifique. Rache recula.
Il ne savait pas ce que faisait cet elfe maléfique ici, un endroit ou il n'y avait pas un arbre. L'elfe l'invectiva:

-je te propose un duel guildien! Si tu gagne, tu pourras t'avancer vers la tour, mes hommes ne t'importuneront pas...

Rache sourit. Évidemment, si il gagnait, les soldats n'oseraient pas attaquer celui qui avait abbattu leurs chefs.

-si tu perd, continua l'elfe, j'emprisonnerais ton âme à jamais, et tu deviendras un nouvel objet de ma puissance

Là, le guildien grimaca, c'était le sort le plus horrible réservé aux ennemis considéés comme puissant par les elfes sombres. Pour eux, c'était un honneur, mais ceux dont l'âme téait emprisonné ne connaissaient jamais le repos éternel, et souffrait continuellement jusqu'à ce que leur possesseur meurt, c'est à dire des centaines voir des milliers d'années après.
Malgré tout le guildien accepta. Il se mit en garde, les épées du dieu de l'escrime également. Rien n'interdisait l'usage de ses capacités magiques.
L'elfe n'attendit pas plus, et il bondit, sortant instantanément du champs de vision du moine qui ne vit qu'au dernier moment l'épée sombre s'abattre sur son crâne, il esquiva de justesse, perdant quelques mèches de cheveu dans l'action, tentant de repérer son adversaire.
Il avait disparu.
Rache se concentra. Cette disparition était évidente. En effet les elfes sombres avaient une capacité qui leur permettait de se rendre invisible, grâce à un déplacement ultra-rapide. Le guildien était en position de faiblesse évidente, tant sur le plan physique que magique. Il allait devoir ruser, enter d'être plus intelligent que l'elfe.
Il implora mentalement l'aide de Gakushiki, dieu majeur du savoir, afin de repérer l'elfe. Le dieu refusa de se manifester. Gakushiki, comme tout dieu majeur était capricieux, et il fallait une procédure spéciale pour invoquer ses pouvoirs. Rache pesta. Il eut alors une idée.
D'un geste de la main, il envoya toutes les lames qui lévitaient autour de lui se planter dans les plastrons des soldats qui observaient, perplexes mais excités, le combat.
L'elfe eut la réaction escompté, il attaqua rache, en profitant de la confusion. Ce dernier envoya une vague du pouvoir de torn'kunou, que l'elfe se prit de plein fouet. Paralysé par la douleur, la créature s'écroula sur le sol en redevenant visible. Haletante, l'elfe parvint à se relever. Mais Rache était déjà sur lui.
Les épées s'entrechoquèrent.
Rache entra en symbiose avec son sabre, qui, gorgé de sang, était quasiment à son stade de puissance maximale. Il voyait à présent tout mieux grâce à son sabre avec qui il faisait corps. Le guildien se lanca dans une série de passe compliquées et d'une rapidité stupéfiante avec l'elfe, qui encore sous le choc du sort de souffrance n'était pas au maximum de ses capacités, sinon rache aurait été dominé.
Soudain le combat s'arrêta. Les deux protagonistes se tenaient l'un en face de l'autre, les épées collées l'une contre l'autre. Mais Rache, tenait dans sa main libre une épée de Tsurugi... qui était fichée dans le ventre de l'elfe, qui s'écroula, sans bruit, une lueur d'admiration pour son adversaire dans les yeux.
L'effet fut immédiat. Les 50 hommes restant fuirent devant ce jeune homme qui avait défait leur chef et un grand nombre des leurs. Rache avait gagné. La bataille était terminée. Il remercia mentalement Bokuseki qui lui avait fait le don le plus précieux en lui rendant sa vitalité.
Il retrouva son maitre et pénétra dans la sombre tour. L'architecture y était glauque, presque démoniaque, cela semblait beaucoup plaire à Eden, mais ca ne plaisait pas du tout à Rache. Il avait l'impression de se retrouver dans les lieux de ses cauchemars d'enfants.
Il avança avec précaution quand des bruits se firent entendre. De nouveaux adversaires approchaient, les deux guildiens se tenaient prêt.
Des hommes en longues robes brune et tabliers de cuir souillés de sang apparurent, leurs mains luisant d'énergie magique. Mais ce que Rache remarqua surtout ce fut le signe sombre sur le tablier des magiciens. La marque du dieu de la putréfaction.
Le dieu de la putréfaction était un des dieu les plus ignoble jamais créé, à un tel point qu'il fut à jamais banni de la dimension divine pour ses exactions. Mais malheureusement, il avait réuni un grand nombres d'adeptes dans son sombre culte, et la puissance qu'il détenait était devenu immense. Il avait alors créé une caste d'adeptes plus extrémistes que les autres et leur avait donné des compétences des guerrier monastique. C'était la caste redoutée des prêtres de la putréfaction. Dont certains représentants se trouvaient en face des deux guildiens.
Rache n'eut que le temps de saisir Eden par le col pour le mettre à l'abri derrière une colonne, et le sortilège lancé par les prêtres du culte répugnant passa près d'eux, et frappa un mur de l'épaisse forteresse... qui vola en éclat.
Rache donna des consignes à Eden:

-ce sont des prêtres de la putréfaction! J'ai été formé par les guerrier monastiques pour les contrer, c'est ma mission originelle. Leur point faible, il n'en ont qu'un, est une antenne magique. Je pense que c'est le grand prêtre; alors je m'occupe de le détruire, et vous, vous vous occupez des prêtres. Ensemble leur puissance est incommensurable. Faites attention.

Eden acquiesça... visiblement le fait de s'opposer à des hommes dotés de la puissance d'un dieu surpuissant l'excitait au plus haut point. Rache passa près des moines tandis que le savant noir les occupait, et partit à la recherche de l'antenne.
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 7 Nov - 12:19

Le savant voulut se ruer sur ses ennemis, dans l‘optique de fracasser comme il se devait le premier d’entre eux en poussant un hurlement bestial,mais ce joyeux projet fut contrecarré par son compagnon, qui le tira par le col juste au moment ou la première attaque était lancée. Le mur derrière l’endroit où il se tenait un instant avant fut pulvérisé, volant en éclat. Un courant d’air froid s’infiltra dans la tour, alors que l’air glacé du dehors se mêlait à celui chauffé par la température effroyable du dedans. Eden fut immédiatement irrité par une odeur familière. A bien sentir, ces gens là-bas puaient a mort et la charogne. Et les fragments dispersés mur semblaient eux avoir pourris, être devenus friables et envahis par la moisissure. Rache lui expliqua ce que les avant venait de déduire, lui fournissant certains détails. Apparemment,pendant que lui, le génial Eden, s’occuperait d’attirer l’attention de la tour entière, son imbécile de disciple provisoire irait détruire la source de leur force. Le savant grimaça un instant, horripilé à l’idée de devoir jouer les appâts,mais il se consola en se disant qu’il allait pouvoir tuer, et démontrer qu’il était le lus fort d’une manière totalement indéniable. Ce qui finalement l’enchantait au plus haut point.

Sauf si tu meurs avant, peut-être ?

Effectivement, sauf si un de ses démons prenaient l’initiative discutable de se manifester au pire moment. Il aurait souhaité qu’Esken soit là pour pouvoir de nouveau voyager en son for intérieur, mais allait devoir trouver une autre solution. Le savant regarda Rache, et lâcha quelques mots :

" Ecoute-moi attentivement, mobilise toutes tes neurone, ce ne devrait pas être très compliqué. L’antenne magique devrait être proche de la pierre qu’on est venus chercher. Or, ce caillou m’intéresse réellement, et il me serait particulièrement pénible d’avoir à manipuler un artéfact endommagé,donc…

Derrière eux la colonne vola en éclat. Visiblement, les mages n’étaient pas très patients. Le savant leur décocha un regard noir, avant de continuer, ne semblant nullement intimidé ou même conscient de la menace qu’ils représentaient :

- Donc tu ne touches pas le caillou qui brille. Pas toucher. Il est à moi ! "


Ayant hurlé ces dernières paroles, le savant s détourna de Rache, et regarda le groupe ennemi. D’après les informations du gamin, il pouvait s’attendre à un adversaire du calibre des on élève. Il les détailla, pendant que ce dernier s’engouffrait dans un couloir attenant à la salle principale de la tour, et qu’Eden cherchait une stratégie valable. Ces types n’étaient pas franchement des guignols, et il devait rester prudent s’il ne voulait pas prendre de coups vicieux. Il saisit son katana, envoya un court influx de magie dans ce dernier, redoublant la vigueur des traits électriques qui le parcouraient. L’un des moines voulut se lancer à la poursuite de son collègue, et baissa sa garde un court instant. L’air cut qui le cueillit l’instant suivant l’envoya s’écraser cinq mètres plus oins,ses organes internes déchirés par la sauvagerie de l’onde de choc qu’Eden venait d’envoyer de son sabre. Il fit coucou de la main aux ennemis restants, visiblement surpris qu’on puisse décemment décider de leur résister, et pris la parole une nouvelle fois :

" Bon, je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler que l’ennemi,ici, c’est moi. Par contre, si certains d’entre vous veulent se rendre, qu’ils se mettent à genoux… "


Il n’y eut aucune réaction dans les rangs, adverses, mais le savant put clairement percevoir leur colère, qui déformait leurs traits et allumaient une lueur mauvaise dans leurs yeux. Ceux d’Eden commençaient à ciller, les assauts de la folie faisant chanceler sa raison déjà approximative en temps normal.

Je ne veux pas mourir,et toi ?

Il se rua en avant, poussant un hurlement démentiel, levant son sabre d’une main, avant de l’abattre sur le premier moine. Ce dernier para,mais déséquilibré tant que surpris par l’assaut suicidaire du guerrier, il ne put réagir à temps. Sa tête explosa quand la main libre d’Eden l’empoigna,sécrétant par la même occasion un épais acide bleu, qui, comme animé d’une volonté propre, pénétra dans ses narines,laissant dans son sillage des chairs brûlés par sa morsure. Le savant avait tué deux ennemis, il en restait encore dix. Ces guerriers, entrainés au combat et furieux des outrages à répétitions qu’exerçait cet être immonde à leur encontre, profitèrent de sa garde baissée pour l’empaler de leurs lames. La morsure de l’acier fut fulgurante, les chairs du savant ravagée par les coups. Il cracha du sang, voulant tousser, ses poumons endommagés par l’impact. I s’écroula.

Je t’ai dit que je ne voulais pas mourir !

Il se retrouva dans un lieu sombre, mal éclairé. Des hurlements se faisaient régulièrement entendre. Des hurlements, de peur, d peine, d’agonie.Le sol, tout comme les murs et le plafond, était d’un blanc immaculé. Pourtant,les lampes qui éclairaient l’endroit vacillaient, s’éteignant puis se rallumant régulièrement. Une odeur de sang et de produit chimiques imprégnait l’endroit. Eden se rappela qu’il était dans sa tête. Le choc de son absurde défaite avait suffit à provoquer ce phénomène de défense. Il voulut se lever. Sans succès. Et c’est là qu’il se rendit compte. Il était attaché à une table d’opérations, maintenu en place par des sangles d’acier, son corps encore blessé par es plaies qu’il venait de recevoir. Il hurla de rage, tenta de se libérer, de briser ses liens par la force, de sécréter de l’acide. Rien à faire, il était trop faible. Devant lui apparut sa réplique. Le savant comprit instantanément qu’il s’agissait de Crainte, son démon intérieur. Celui-là lui ressemblait, mais semblait plus vieux, était vouté, arborait un visage ridé et parcheminé, couvert de cicatrices. Il portait une épaisse armure de cuir noir, qui semblait bien plus épaisse que la sienne, et qui ne parvenait pourtant pas à masquer la faiblesse de son corps. Il se pencha sur lui, et prit la parole, son haleine fétide exhalant la maladie :

" Eden, ne t’avais-je pas demandé de me laisser le contrôle ?Maintenant, ton corps git sur le sol, et les moines doivent être en train de se lancer à la poursuite de ton ami ! Qu’allons-nous faire ? Toi, tu vas m’écouter et te taire ! Il est peut-être temps de te montrer quelques petites choses, non ? "


Les mains calleuses de son alter-ego se posèrent sur ses tempes. Il laissa s’échapper un cri rauque, résonnant avec le hurlement terrifié du savant. Ses peurs se matérialisèrent devant. Ses peurs intimes, sources de faiblesse, défilèrent devant lui.

Eden courait. Plus il courait, plus il vieillissait. Il devait attraper la lumière devant lui pour ne pas tomber en poussière. Ses organes commençaient à pourrir, et son souffle à lui manquer. Il courait toujours. Son squelette était tout ce qui lui restait, mais il courait. La lumière se faisait plus distante, il vieillissait, maintenant il était mort.

Un flash, noir, une autre scène. Dans celle-ci, le savant se voyait, entouré de tous. Ils se moquaient de lui, le regardaient avec leurs faces hilares. Lui était nu comme un ver, sans armes, sans pouvoir, sans masque !Et il supportait leurs rires, leurs moqueries, leur haine.

Flash. Ces mêmes gens qui se moquaient de lui, maintenant le révéraient. Il était assis sur un trône humain, sur les cadavres empilés des vaincus. Tous étaient à genoux devant lui. Et soudai, u être sans visage, le toucha. Cet homme, ou cette femme, irradiait une douce chaleur. Eden ne pouvait lutter. Il tomba dans l’abime. Derrière lui, précédant sa chute, se faisait percevoir l’écho des rires mutilateurs.

Eden sursauta, voulant se lever, faisant trembler la table d’opération sur laquelle il était enchainé. Craint venait de rompre le contact. Une sueur poisseuse coulait tout le long de la colonne vertébrale d’Eden. Ses yeux dilatés, aux vaisseaux éclatés, ne semblaient pas comprendre où il était. Tout son corps, chaque fibre de ses muscles puissants et compactés tressaillait compulsivement. Il regarda Crainte, comme un chien battu, et implora, sans doute pour le première fois de sa vie :

- Pitié, stoppe cette horreur. J’ai ... Je... J’ai… j’ai peur ! Que dois-je faire ?


Crainte secoua la tête, tristement. Et répondit :


Ne t’avais-je pas dit de te taire ? Je vais prendre le contrôle ! "


Retour à la réalité. Les moines s’apprêtaient à remonter l’escalier,quand derrière eux se manifesta un démon. Il puait la sueur, une sueur aigre,sécrété lors des intenses terreurs. Et pourtant, il n’avait rien à voir avec cet être déséquilibre qu’ils avaient mis à mort. Il était à peine perceptible,et ses coups semblaient venir d nulle part. Les dix moines trépassèrent instantanément, les morceaux étonnamment réguliers de leurs corps hachés menus se dispersant dans la pièce, couvrant au passage le savant de sang, intégralement.Il se lécha les babines, goutant à l’exquis nectar. Pourtant, il avait froid. Il se sentait mal. Ses yeux scrutaient chaque recoin qui l’entourait, à la recherche d’une menace. Il grimpa les escaliers, chancelant, comme un homme ivre. Deux entités pensantes dans un même ce corps ne faisaient pas bon ménage.Il se contenta de marcher, exterminant tout ce qui vivait et qui avait le malheur de croiser sa route, poussant de couinements affolés à chaque fois qu’il était surpris. Mais la peur e rendait vif, le dotant d’une surprenante alacrité. Il ne fallut pas longtemps pour qu’il tombe sur Rache, visiblement déjà occupé. Il pénétra dans la pièce, et hurla, de toute ses forces, exprimant sa peur et sa rage mêlées. Et le combat, qui comportait trois camps, commença…
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Rache Khyneson
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Sam 13 Nov - 13:15

Rache courait. Il connaissait la puissance des prêtres de la putréfaction et se demandait combien de Temps son maitre parviendrai à tenir face à leur puissance magique et de combat. Le guildien savait pertinemment qu'il n'aurait pas tenu face à dix adversaires de ce calibre.
Les murs défilaient à ses côté, exhibant des presque morbides, mais magnifiques, que ne remarquait même pas l'apprenti guerrier monastique, trop plongé dans ses pensées.
Rache avisa au bout de quelques temps un Temple quand il entendit retentir au bas de la tour des hurlement de terreur et d'agonie. Le guildien se demanda quelle créature pouvait bien faire un tel carnage, mais, bien qu'inquiet pour le savant noir, il pénétra dans le temple pour exécuter sa mission.
Avant de pénétrer dans le temple à proprement parler, il y avait une sorte de couloir dallé, dessinant un motif alambiqué. C'était une défense préalable contre les indésirables. Un couloir piégé, que seuls les pratiquants du culte pouvait traverser sans crainte. Rache sourit, le piège était trop évident, trop facile. Il réfléchit un cour instant sur la trajectoire à prendre, et decida de marcher en suivant le signe de la rune maudite de la putréfaction.
La réaction de la salle fut immédiate. Un flot d'énergie pur jaillit vers le jeune homme, qui préféra courir jusqu'à la porte opposée plutôt que de trainer dans le sombre couloir, qui était détruit par la puissance de ses propres sortilèges de défenses.
L'apprentie guerrier monastique dut user de toute son agilité et sa rapidité pour arriver intact de l'autre côté de la pièce, qui avait pourtant des dimensions réduites. Il ne marchait plus, il bondissait, effectuant une succession de mouvement éreintant pour éviter les flots mortels, poussant son corps à ses limites. Sans bien comprendre comment, il parvint à la porte qu'il tentait de rejoindre, et la franchit sans réfléchir ni s'apitoyer sur son sort.
La porte, en chêne massif, grinça sinistrement quand il l'ouvrit, et le guildien la referma aussitôt, pour se protéger des sorts puissants qui continuaient à le harceler. Quand le lourd battant fut refermé, le silence succéda aux bruits tonitruants des sorts qui fusaient, et Rache se détendit un peu, avant d'inspecter les lieux.
Le temple était vaste, surmonté d'une coupole peinte de fresques sanglante, représentant les victoires et l'histoire du dieu renégat de la putréfaction. Comment il était né, jaillissant de monceaux de cadavres à la suite de la guerre divine, comment il avait défié les autres dieux et comment il avait été déchu de son poste de dieu, suivait des scènes que Rache ne reconnut pas, probablement plus récentes, toujours aussi macabre. Le reste des murs était nu, sobre mais dégageant l'aura néfaste des lieux qui ont vécu de trop sombres évènements.
Le jeune homme remarqua alors une ombre en plein centre de la sombre pièce, agenouillée face à ce qui semblait être un autel de sacrifice, surplombé d'une statue colossale d'un dieu hideux tenant deux rasoirs aux lames rouillées dans sa main cadavérique. Rache dégaina son fidèle sabre t s'avanca vers l'être.
Au seul bruit du sabre qui sortait du fourreau se dernier se retourna, et projet deux rayons de magie vers le guildien, qui dut se jeter à terre pour éviter les sorts. Le jeune homme se remit d'aplomb et fit face son nouvel adversaire, le grand prêtre du culte de la putréfaction. L'homme était grand et très maigre, semblable à un zombie gigantesque. Vêtu d'une simple robe de bure noire et sale, il était la représentation parfaite des prêtres de la putréfaction: sale, ayant renoncé à tout pour son sombre maitre, ayant même accueilli en son sein des produits divins. Il était atrocement laid, défiguré par une lèpre de longue date, rongé par la pire des gangrène, gagné par toute sorte d'infections qui n'ont pas d'autre fonction que de ronger progressivement et le corps et la vie de la personne.
Mais le grand prêtre dégageait surtout une aura de puissance. Il s'était tellement dévoué à son dieu que celui-ci lui avait accordé la vie, et des pouvoirs incommensurables. Rache blêmit en détectant son aura, sombre et corrompu, mais surtout d'une puanteur digne des plus grands champs de bataille après que les charognards se soient disputés les reste.
Répugnant.
Au lieu d'attaquer, le prêtre décida d'entamer la conversation, de sa voix grave et rocailleuse typique des moines de toute classe qui ne parlaient pas assez.
-Des guildiens. On m'a envoyé des guildiens. Voyez-vous, cher Eignan (Rache frémit d'indignation, c'était une insulte qui désignait les apprentis incapable de saisir les pouvoirs divins et que l'on faisait passer par pure compassion), je suis vivant depuis bientôt 500 ans, et j'avais prévu toutes les éventualités. Vous ne récupérerez jamais votre gemme! Jamais!

Le prêtre partit d'un grand rire diabolique. Rache soupira, le cliché était tellement parfait que ca n'en était même plus drôle. Il forma une boule d'énergie dans sa main, le pouvoir de souffrance conféré par Torn'Kunou, et la lança sur son adversaire. La boule d'énergie fusa, le prêtre leva simplement un doigt, elle s'écrasa contre une paroi invisible.

-Petit Eignan, tu es vraiment... mauvais. Tu n'as aucune chance de me toucher. Je suis trop puissant!

Et il repartit d'un nouveau rire diabolique, plus ridicule qu'effrayant vu la situation. Le guildien forma dans sa main une boule d'un mauve étrange et une boule de pouvoir pur de la déesse du mystère fusa. Comme le sort précédent elle s'écrasa contre la paroi invisible, mais au lieu de disparaître au contact de la paroi, elle s'accrocha à la protection, et libéra des tentacules étranges, qui sifflaient à mesure qu'elle progressait un air terrien, le printemps de vivaldi. Les tentacules se développèrent jusqu'à un certain point, matérialisant la frontière qui séparait l'apprenti guerrier monastique du grand prêtre du culte de la putréfaction, et soudain serrèrent la paroi. La puissance magique qui se dégageait était incroyable. Visiblement la déesse des mystère avit des comptes à régler avec le dieu de la putréfaction.
Soudain la protection se brisa dans un craquement d'os sinistre, et les tentacules s'évanouirent. Rache soupira. Parfait. Le guildien invoqua les dix lames de Tsurigi, demanda à Kakounen de ralentir un peu le temps dans le temple, et implora l'aide d'Inochigake, déesse des causes desespérées. Et il chargea, plongeant vers le grand prêtre, qui réagit à peine.
Le grand prêtre était un peu décontenancé. Il se demandait pourquoi sa protection avait disparu, alors qu'en 500 ans elle n'avait jamais failli. Il se demandait pourquoi le jeune homme méprisable qui était en face de lui quelques secondes plus tôt avait tellement augmenté la vitesse de ses mouvements, et il se demandait surtout pourquoi il avait soudainement Onze épées qui lui traversait le torse. C'était douloureux... mais pas grave.
Rache avait réussi à toucher le grand prêtre avant même qu'il ne réagisse grâce au pouvoir de ralentissement du temps du dieu du temps qui passe. Mais il était inquiet, le grand prêtre ne semblait pas vraiment affecté par les lames qui lui percait le corps en des endroits stratégiquement choisis.
Soudain, le prêtre de la putréfaction réagit. Il administra une grande baffe à celui qui avait percé sa défense. Le jeune homme recula, légèrement, et devant ses yeux ébahis il vit son adversaire qui arracha littéralement les épées de son corps, ne semblant pas préoccupé des morceaux énormes de son propre corps qui se détachaient. Un sorcier zombie.
Le guildien recula. Il ne savait pas comment faire. Les sorciers zombie étaient très puissant, et surtout, ils ne pouvaient être vaincus que par des sorts spécifiques que Rache ne connaissait pas. Il enviait presque la position d'Eden.
C'est à ce moment que la déesse des causes désespérées se manifesta. Rache était exactement dans l'état d'esprit nécessaire pour qu'elle puisse agir. Il se retrouva affublé d'une armure argenté étincelante, son sabre de sang prit la forme d'un cimeterre sombre, et un bouclier imposant se matérialisa à son bras. Rache était à présent vécu du costume typique des chevaliers chasseurs de zombie.
Impressionnant.
Le sorcier zombie ne manifesta aucune surprise. Il préparait un sort de putréfaction puissant entre ses doigts noueux. Rache attaqua. La boule d'énergie que tenait son adversaire s'échappa denses mains cadavériques, et frappa le guildien. sans problème, il dévia le sort de son bouclier, qui, bine que renforcé manifestement par la magie, accusa le coup. Une tâche sombre, entre la rouille et la moissisure se forma sur l'objet défensif, qui perdit de son éclat et de sa capacité à protéger.
Mais rache ,'en avait cure. Pris d'une hystérie guerrière il chargeait vers l'ennemi présumé immortel, n'y voyant plus qu'un adversaire à défaire, une simple formalité. Il abaissa son épée, le zombie s'écarta, et son bras gauche ainsi qu'un pan entier de son torse churent sur le sol dans un bruit mat. La blessure scintilla légèrement, mais le grand prêtre, bien que sévèrement touché, ne semblait pas ressentir de douleur, par contre, la blessure ne semblait pas pouvoir se refermer, c'était déjà ça de pris.
Le sorcier zombie, leva sa main blafarde et frappa le jeune homme, qui fut projeté quelques mètres plus loin sous la force du coup. Son armure l'avait protégé, mais à l'instant ou le poing avait touché l'armure, celle ci avait commencé à se flétrir, et Rache dut rompre le lien mental avec la déesse pour pouvoir ôter son armure, qui, en rouillant, lui lacérait le corps.
L'armure disparut dans un chuintement, et Rache chargea de nouveau, son sabre de sang de nouveau dans la main. Mais le sabre chantait, tentant de communiquer avec son maitre sur un pouvoir qu'il détenait. Rache, tout en courant, chercha ce que le sabre pouvait bien avoir comme ressource. Il entra en symbiose avec la lame, et comprit ce que voulait le sabre: libérer la première technique sanguine. Rache savait qu'il en existait, mais jamais son sabre n'avait été gorgé d'autant de sang. Il libéra donc du sang de la lame, et son sabre se prolongea, grossit, devenant un sabre avec une lame constituée entièrement de sang.
Rache était de nouveau à proximité du grand prêtre, qui marmonnait une nouvelle formule. Il était très lent, un point faible qu'allait exploiter l'apprenti guerrier monastique. Rache bondit et porta un puissant coup de taille sauté, qui trancha le zombie de l'épaule gauche à la hanche droite, ce qui eut pour effet de priver le grand prêtre, à la fois de ses jambes et de tout un tas d'organes qui lui étaient plus ou moins utile. Mais surtout l'attaque sanguine eut le même effet sur la créature que le cimeterre divin: la blessure ne guérit pas.
Rache s'était souvenu en portant son attaque que toutes les créatures mortes vivantes avaient une faiblesse naturelles au sang, qui représentait leur caractère vivant. Le sang ne les tuait pas, mais permettait de leur infliger des blessures plus violentes.
Le grand prêtre de la putréfaction s'effondra dans un craquement d'os et de chair pourries, incapable de régénérer sa blessure. Rache profita de cet instant ou son adversaire était exposé pour lui trancher la tête et les autres membres, seul moyen qui lui venait à l'esprit pour mettre hors d'état de nuire la créature qui ne voulait pas mourir. L'horrible faciès roula sur le sol, encore vivante, mais incapable du moindre mal. Du moins c'est ce que pensais le guildien.
Il s'appuya contre un des murs du temple pour reprendre son souffle, cette succession d'utilisation de pouvoir divin l'avait considérablement fatigué. Son sabre était beaucoup plus terne, il avait visiblement utilisé tout le sang qu'il contenait pour infliger de telles blessures à la créature morte vivante. En dehors du temple régnait un vacarme insupportable, mais le jeune homme décida de se reposer un peu avant de venir en aide à son maitre. De toute façon, il n'avait pas réussi à couper la magie, l'antenne étant plus ou moins immortelle.
Soudain le jeune homme se rendit compte d'une erreur qu'il avait faite. Il avait omis de dépecer la tête. Or s'il avait dépecé cette tête, il aurait pu couper la magie, et surtout elle n'aurait pas continué à incanter en silence. Mais rache ne l'avait pas fait, et l'incantation de la tête donna lieu à un évènement aussi terrible qu'extraordinaire: la statue s'anima. La gigantesque statue représentant le dieu de la putréfaction prit vie. En réalité, le dieu de la putréfaction lui même se tenait à quelques mètres de Rache. Un dieu terrible et sanguinaire qui avait été banni du royaume divin.
Le guildien n'était pas de taille à lutter surtout dans son état de fatigue magique extrême. Et il ne pouvait même plus invoquer Nikeshouri pour lui venir en aide.
Le dieu était immense, au moins 6 mètres. D'aspect humanoïde il était nu, mais paraissait habillé tant son corps était couvert de tatouages divers, dans lesquels Rache retrouvait les fresques de la tour. Il tenait dans ses mains ses attributs divins: les deux rasoir maudit, qui tue par simple contact selon la légende. Rache se tapit dans l'ombre, espérant passer inaperçu.
Pendant ce temps le bruit à l'extérieur s'amplifiaient. Des bruits atroces de massacres, de corps broyés. Le dieu regardait autour de lui, curieux de voir ce qui l'entourait. Il poussa un long hurlement de victoire quand il découvrit qu'il était dans son temple sur la terre. Probablement parce que ca représentait pour lui une chance de conquérir ce monde tant choyé par ceux qui l'avaient banni.
Cet à cet instant précis qu'un second événement, tout aussi extraordinaire, mais probablement de meilleure augure se produisit. La porte du temple vola en éclat, et Eden, couvert de sang, des épées dans les mains, entouré d'une aura magique démentielle fit son entrée. Il marchait de manière saccadée, comme s'il se battait contre lui même. Rache y reconnut toutes les caractéristiques d'une possession, mais ne réagit pas. Eden lui offrait un répit inespéré qui allait lui permettre de renvoyer le dieu d'où il venait, il s'enfonça dans les couloirs jonchés de cadavres tandis que le savant pris de folie engageait la bataille avec le dieu de la putréfaction.
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 14 Nov - 0:17

Le savant ne savait plus où il en était. Sa vision se troublait, les personnages se fondaient dans le brouillard qu’était devenu le décor, et lui ne voyait plus. Et il avait froid. Il détestait le froid, si cruel,mordant, griffant. Le grand prêtre,hostile, psalmodiant une courte litanie, invoqua une puissance gigantesque. Eden se dépêcha, réduisant cette tête sans corps en charpie, poussant un long hurlement terrifié. Trop tard, de nouveaux dangers avaient étés appelés pour lui faire du mal. Le savant recula, apeuré, jusqu’à se retrouver acculé contre un des murs de la salle. Ces derniers pulsaient d’une étrange énergie, ce qui était nouveau,il en était sur. Ainsi, ces veines de marbre étaient vraiment des veines, et la tour un gigantesque corps fait pour les anéantir. La statue du dieu émergea du brouillard qu’était sa vision. Il ne voyait que les menaces, et celle-ci se détachait parfaitement, beaucoup trop parfaitement. Il était grand, énorme,inhumain, couvert de croutes putréfiées, et de lui émanait une odeur douce et acre à la fois. Il était un cadavre géant, une créature grotesque, et effrayante.Son adversaire prit la parole, sa voix lacérant caverneuse les tympans d’Eden :

" Alors, jeune homme, on joue encore avec les puissances divines ? Sauf que cette fois, tes pouvoirs sont scellés. Ah mais oui, tu ignores ce dont je parle, non ?

Eden hurla de nouveau, tentant de dresser, certainement de manière un peu pathétique, un mur sonore qui le protégerait des agressions de cet être. Ce qui n’eut aucun effet, celui-ci continua à la blesser de ses paroles tranchantes :

- Pathétique. Et dire que tu as fait trembler la création toute entière. Enfin bon, c’est l’heure de mourir ! "

Il ouvrit la bouche, déversant un flot d’énergie morte qui se rua sur le savant. Celui-ci, restant contre l’appui sécurisant du mur,esquiva rapidement, pour se retrouver à ‘opposé de la salle. Il ne sentait pas la fatigue, il ne sentait pas la douleur, il ne voyait que le danger, comme un immense brasier allumé dans esprit. Il couina quand le dieu se rua sur lui, abattant ses lames sur lui ne le manquant que de peu. Le savant laissa partir un coup puissant, un large revers circulaire, entaillant la cheville de son ennemi gigantesque, tout en battant en retraite. Il lança des regards confus autour de lui, cherchant un moyen de s’échapper. Malheureusement, il ne se sentait pas le courage de courir jusqu’à la porte pour s’enfuir dans la toundra. Il y serait rapidement rattrapé et mis en pièces. Rien que cette idée le faisait frémir d’horreur. A ses oreilles résonna de nouveau la voix porteuse de menaces. Mais cette fois, elle était tout proche. Il se retourna, reportant son attention volatile sur son ennemi. Il était juste à côté de lui, et lui parlait :

"Dis-moi, est-ce que tu te rends compte à quel point tu es petit ? "

D’un revers négligent, le dieu de la putréfaction envoya Eden volait à travers la pièce. Ce dernier s’écrasa sur le plafond, s’encastrant un court instant dans ce dernier, avant de retomber mollement sur le sol,provoquant l’hilarité de son ennemi. Son rire, si puissant, si prenant. Il riait. Ils riaient, tous, ils s moquaient de lui, des rires mêlés de peur, de haine, d’envie, de jalousie, de cruauté. Ils voulaient le broyer, et écraser son esprit.

Imbécile, comme si moi, le grand Eden, je connaissais une émotion aussi triviale et inutile que la peur !

Retour dans la conscience du savant. L’hôpital froid et aseptisé,les hurlements lointains, l’atmosphère glaciale. Eden s’y sentait si bien. Mais il restait attaché, lié à sa table d’opérations par des liens indestructibles.Crainte était penché sur lui, son visage stupide distillant une impression de faiblesse insupportable. Car il voyait maintenant clairement à travers le masque des rides parcheminées de son double insipide. Crainte ne sembla pas s’en émouvoir, sur de son fait. Il se contenta de plaquer ses doigts sur les tempes du savant, lui inspirant un frisson de dégoût. Cette part incomplète de lui-même était répugnante. Il attendit la vision, et de nouveau ses craintes furent matérialisées.

Il faisait noir, il faisait froid. La nuit, la neige, la vaste steppe blanche à perte de vu, la toundra polaire. Et lui, au milieu de nulle part, perdu. Soudain, l’apparition, l’espoir incarné. Un ennemi, son ennemi, la personnification de l’organisation qui avait détruit sa vie. Il frappa, tailla et trancha. Mais sans effet. Il fut avalé, glissa dans la gorge humide pour tomber dans un autre lieu, encore dégoulinant de bave.

Qu’y avait-il cette fois ? Le savant ne le sut jamais.Il stoppa, par la force de sa volonté cette succession incohérente d’images qui l’étaient tout autant. Il défit les liens qui l’entravaient, ces sangles faites du métal de ses peurs, et regarda Crainte, qui reculait au fond d a salle,apuré. Eden brillait, enveloppé d’une intense lumière noire, d’une aura ombre qui émanait de lui, le manteau divin de l’empereur noir. Le sursaut de puissance dont il profitait temporairement lui permettait de revenir à son niveau d’origine. Il était redevenu le seigneur des lames, l’annihilateur des mondes, le Black emperor. Crainte couina faiblement. Eden n’y fit guère attention, et plaqua sa main sur sa bouche, interrompant cette logorrhée déficiente tant qu’irritante. Saisissant son démon intérieur par le colle, il l’amena dans la salle où attendaient déjà ses comparses, et l’y exécuta, sans autre forme de procès. Le corps de crainte se dématérialisa et reprit forme dans l’incubateur prévu à cet effet. Eden retrouva la réalité, ainsi que son niveau de faiblesse actuel, avec tristesse. Pourtant, ses forces revenaient peu à peu. Il avait déjà repris le contrôle de ses actes, et ses sens semblaient exacerbés. Il ne saisissait pas encore très bien lequel de ses pouvoirs était revenu. Ce doute ne subsista pas très longtemps en lui, et il laissa un rire puissant s’échapper de sa gorge. Son ennemi tait condamné, car aussi puissant puisse t-il être, il n’était que l‘avatar affaibli du dieu, et non encore son incarnation complète. Le savant lui envoya un regard narquois, et lui parla d’un ton méprisant :

" Je t’offre une dernière chance de te racheter. Visiblement,tu semble en savoir plus que moi sur certains de mes souvenirs. Parle, et je me contenterai de te renvoyer dans les limbes dont tu t’es extrait. "

Le dieu le regarda. Il ne riait pus. Ce type ressemblait déjà plus à l’Eden qu’il avait connu, et cela le dérangeait plus qu’autre chose.Il se rappela du dernier grand concile, de son irruption, de ses folles demandes… Et de sa victoire, avant que vienne son châtiment. Mais il n’allait bien sur rien lui révéler. Il se contenta de hausser les épaules. Il allait l’éliminer,ici et maintenant. Pas besoin de parle à un mort. Son ennemi plongea son regard dans le sien, et adopta une étrange posture, son bras gauche, libre, tendu d’un coté, son ras armé tendu de l’autre, son corps accroupi, son centre de gravité abaissé et compacté. Ainsi, il venait aussi déjà récupérer ses techniques de combat originelles ? Le dieu le va ses deux couperets putréfiés, et attendit. Il ne voyait que le poing du savant, le reste de son corps formant une masse informe et noire. Il jura, trop tard. Cette position avait pour but de l’empêcher de distinguer clairement ses mouvements, et d’estimer correctement la distance entre lui et le savant. En fait, il était déjà en train de bondi vers lui, se rapprochant du dieu à la vitesse d’une balle de fusil.

Eden hurla, laissant s’échapper un cri de victoire. Son ennemi était tombé dans le panneau. Il pivota dans les airs, lacérant d’un même puissant mouvement circulaire de son arme les genoux ennemis, tranchant tendons et artères, le mettant à genoux, mettant son nombril à portée. Sa main libre s’enfonça dans ce centre énergétique vital, et Eden laissa tomber quelques paroles :

" Tu ne t’es jamais demandé pourquoi j’avais créé une technique de partage d’âme ? Pourquoi je devais me fatiguer à frapper sept fois un type pour l’anéantir, là un mouvement d’épée remplissait plus rapidement le même office ? Les sceaux, mon ami, les sceaux d’âme. Je te présente Rupture et Bannissement. "

Le dieu hurla, et voulut se défendre. Bien trop tard. Eden laissa une vague d’énergie couler le long de son bras, et, laissant ses doigts dans la chair du monstre, souleva et abaissa la paume de sa main sur le ventre blessé de la créature, comme s’il avait frappé un tambour, sept fois. Il inspira, et replaça sa main tout entière dans la plaie. Rupture. Il expira et enleva sa main, arrachant du même coup l’énergie d l’avatar divin. Bannissement. Le dieu redevint statue. Eden avala goulument l’énergie, aspirant par les filtres de son masque le précieux nectar. Il devait maintenant raffiner les pouvoirs de cet être, mais il sentait la force couler en lui. Toutefois, son corps laminé ne pouvait décemment supporter ce flot de puissance soudain. Il vacilla, et ne put se rattraper qu’en utilisant sa lame comme une canne. Déjà, des voix se faisaient entendre. Il s’engagea, péniblement, à la suite de son imbécile d’élève,qui l’avait abandonné au moment où il aurait put lui être utile, suivant sa piste en remontant le flot des cadavres mutilés.

Dans la réalité des dieux, celui de la putréfaction enrageait ! Que cette larve indolente, ce... Mortel, ait pu oser lui dérober une partie de sa force était intolérable ! Il ruminait sa vengeance, bannit du plan mortel. Pour l'instant...
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Rache Khyneson
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Localisation : je vaque entre mes quêtes et mes entrainements. tu me trouveras tantôt dans une chapelle, tantôt dans un champs pour preir. la médiation, il n'ya que ca de vrai!
Emploi/loisirs : je prépare va vengeance et je prie. tu veux m'aider?




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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Ven 19 Nov - 16:33

Rache trouva rapidement ce qu'il cherchait. Une petite salle, collée au temple, dans laquelle était stocké tous les objets et condiments nécessaires au culte. Rache y trouva d'ailleurs trois prisonniers, destinés à être sacrifié sur l'autel de la putréfaction, qu'il libéra, sans chercher la moindre contrepartie. Ils avaient davantage l'air de paysans affamés que des solides mages-guerriers dont Rache aurait eu besoin en cet instant.
Pour éviter que leur reconnaissance ne devienne un fardeau, il leur indiqua des cadavres à la sortie de la pièces ou ils trouveraient à s'armer, et le moyen de sortir rapidement de la tour. Le mur contiguë au temple tremblait de manière inquiétante à cause des combat qui se déroulaient de l'autre côté. L'apprenti guerrier monastique allait devoir faire preuve de rapidité.
Il trouva enfin l'objet de ces désirs, une botte épaisse de bâton d'encens, et un pilon emplis d'orge, pour exécuter le rituel de renvoi que Rache comptait exécuter sur le dieu pour le ramener d'ou il venait. Il trouva également un grimoire de sort divin dans un coin de la pièce recouvert d'un fratars innommable. Le jeune homme le conserva à tous hasard.
Il enfouit toute ses trouvailles dans son sac et courut vers le temple. A mi-chemin il rencontra Eden, qui semblait visiblement à sa recherche. Le savant noir était dans un triste état: les vêtements percés, couvert de sang, et de débris en tous genres, allant du bout d'estomac putréfié à une feuille de chêne sur son épaule droite. Feuille de chêne qui n'avait rien à faire là d'ailleurs, le guerrier monastique s'interrogea sur sa provenance, mais ne poussa pas ses recherches plus avant.
Le guildien remarqua que la tunique noire de son maitre était percé d'entaille de plusieurs lames. Il écarta le cuir sur le poitrail de son maitre, dévoilant un torse d'une blancheur immaculé et d'une perfection presque surnaturelle, sans la moindre trace de blessure. Rache pourtant était sur que son maitre avait été blessé. Il avait des ressources insoupçonnable, et ne paraissait même pas fatigué de son combat contre le dieu de la putréfaction.
Le jeune homme et son maitre se dirigèrent vers le temple, ou gisait sur le sol la statue représentant le dieu de la putréfaction, disloquée. Rache était stupéfait. Il pensait que le savant noir occuperait la créature et y survivrait le temps que rache puisse mettre en place le rituel de renvoi, mais il avait réussi à vaincre le dieu et à le renvoyer. Le jeune homme se sentait presque inutile, et misérable face à Eden.
Il chercha des yeux la gemme, qu'il avait vu sur la statue monumentale pendant son combat contre le grand prêtre de la putréfaction. Il fallait se rendre à l'évidence: elle n'y était plus. Elle avait même totalement disparu du temple. Rache se laissa tomber par terre et réfléchit, assis sur le sol. Ou pouvait donc être passée cette fichue pierre magique? Soudain la réponse lui vint à l'esprit. Elle avait également été renvoyée. Il s'agissait surement d'un objet d'essence magique, qui par sa nature avait suivi l'essence magique divine de la statue et était partie dans la dimension divine.

-on va dans la dimension divine. Dit l'apprenti guerrier monastique abruptement.

Eden leva un sourcil étonné. Aller dans la dimension divine était un exercice magique particulièrement périlleux, parce qu'il consistait en un rite spécial ouvrant une porte d'un monde sur l'autre. Rache connaissait ce rite pour l'avoir pratiqué une fois avec son maitre pour trouver son premier dieu protecteur, en l'occurrence ca avait été sur Nikkeshouri que son choix s'était porté. L'aura dorée du dieu de la victoire l'avait fascinée.
Le jeune homme ouvrit le livre de magie divine et chercha des indications sur le rite, qui n'était pas inconnu. Il le trouva assez vite, mais il était incomplet. Rache réfléchit. Il disposa de l'encens dans toute la pièce, ferma toute les issue d'air. Bientôt l'air fut saturé d'encens. Le jeune homme colla ses mains contre la statue et chercha grâce au dieu du savoir la localisation du dieu de la putréfaction. Dans son crâne s'inscrivit une carte ou scintillait un point rouge. Il fallait maintenant aller dans la dimension divine et trouver l'endroit auquel correspondait ce point.
Le jeune homme s'installa en tailleur et chercha en lui la force d'ouvrir le passage. Mais il fallait se rendre à l'évidence, ses réserves magiques étaient au bord de l'épuisement. Il ouvrit son esprit aux autres sources de magie: son sabre de sang était vide, devenu un simple sabre, il puisa des résidus dans la statue, et sur le corps du zombie qui était définitivement mort, avant de trouver sa source... Eden. Par à coup il puisa dans les réserves magiques pour former une boule entre ses mains d'une couleur verte irisée de rouge.

-Eden, accroche toi à mon épaule... Je suis déjà allé là bas une fois. Nos pouvoirs seront équivalent là bas à une crotte de bébé mouche. Donc on ne joue pas les héros. On ne tue pas le moindre cafard, sous peine de mourir dans d'atroces souffrances. Il nous faudra trouver de l'aide auprès des dieux pour pouvoir obtenir la gemme auprès du dieu de la putréfaction.

Le savant noir hocha la tête et posa sa main gantée sur l'épaule de son disciple. Instantanément, Rache libéra le passage. La boule s'agrandit, enveloppa les deux guildiens, et dans un crépitement il disparurent, et réapparurent en plein milieu d'une prairie. Que l'on n'aurait pas pu qualifier. Les deux guildiens se tenaient debout... sur un nuage. Le ciel était en dessous d'eux, et l'herbe de la prairie tenait lieu de voute céleste. Rache se souvint être déjà apparu à cet endroit quand il avait été avec son maitre. Il sauta de nuage en nuage suivi d'Eden, qui ne semblait ni surpris ni même intrigué. Comme s'il vivait une sorte de nostalgie face à cette nature démente.
Car dans la dimension divine il n'y avait pas de règles. C'était un monde d'expérience, et il n'était pas rare de voir des créatures respirer du feu et mourir u moindre contact avec de l'oxygène, voir des phénomènes encore plus étranges pour des humains, ou toute créature que ce soit de la dimension normale, et c'est ce qui faisait la force des dieux: ils étaient, contrairement aux humains, doté d'une capacité d'adaptation quasiment absolue, contrairement aux humains. Ainsi, grâce à cette capacité, ils régissaient plusieurs mondes, certains qu'ils avaient créés, d'autres qu'ils avaient trouvés en l'état, d'origine incertaine.
Mais Rache savait que la folie qui envahissait ce monde, cette incohérence défiant toute les lois physiques, mathématiques, voire même chimique et esthétique, serait bientôt un problème pour les deux humains qui ne pourraient supporter plus de 24 heures humaines dans cette dimension. Ils allaient devoir agir vite pour récupérer la gemme, la meilleure solution restant évidemment de trouver des soutiens.
Bientôt, le disciple et son maitre parvinrent aux portes d'une ville, davantage créées pour l'apparat que dans un souci de protection. Si les querelles entre dieux étaient courantes, les violences entre eux relevaient de la légende, ou à des temps immémoriaux. Ils préféraient faire combattre leur partisans plutôt que de prendre les armes eux même, jugeant l'activité trop futile et trop ennuyeuse. La raison principale de ce comportement social était évidemment que les dieux étaient tous plus ou moins dotés du pouvoir d'immortalité, et s'ils étaient tous temporairement destructibles, il réapparaissaient toujours à un moment ou à un autre. Ils avaient donc conclu une paix tacite, mais restant très rancuniers, ils conservaient tous une haine à l'égard d'un autre.
Les deux guildiens passèrent la porte et pénétrèrent dans la ville, se méfiant de ce qu'ils allaient découvrir. Ils ne furent pas surpris. La ville était presque aussi étrange que le reste du monde. Son architecture était invraisemblable, composé de formes qui n'existaient même pas sur terre et que les deux hommes eurent du mal à imposer à leur esprit. Les couleurs étaient chatoyante par moment, vieillies à d'autre, certains endroits paraissaient plongé dans une nuit éternelle, en plein jour, tandis que d'autres étaient tellement diaphanes que les guildiens n'arrivaient as à croire qu'elles servent de bâtiment.
Seule la population était décevante. Les dieux étaient de nature solitaire, et peu passaient du temps ensemble. La ville était donc assez morte, peu de personnes circulaient, et essentiellement des messagers divins. Rache chercha des yeux la maison (palais immense?) de Nikkeshouri, qu'il aperçut enfin, brillant de mille éclats au bout de la rue.
L'intérieur du palais de Nikkeshouri était sobre... pour la conception divine. Tapissé d'or , les murs et les couloirs étaient remplis de statues représentant la victoire sous ses formes les plus diverses. Mais sinon, tout était normal: la gravité, les couleurs, les formes. Rache et Eden cherchèrent longtemps le dieu de la victoire, dieu tuteur de Rache qui pourrait surement les renseigner. Ce fut le savant noir qui découvrit enfin le dieu, dissimulé parmi ses statues, vraisemblablement dans un sommeil imperturbable. Les deux guildiens se consultèrent du regard et décidèrent de réveiller Nikkeshouri, ils avaient mieux à faire que de le regarder dans son sommeil, aussi divin soit-il.
Rache s'approcha du dieu et lui hurla dans les oreilles:

-DEBOUUUUUUUUUUUUUUUT!
-Hein? Quoi? S'exclama le dieu en se réveillant en sursaut, et avant de s'écraser par terre, s'emmêlant les pieds dans sa toge dorée. La situation était tellement ridicule que rache ne put réprimer un fou rire, qui dura de longues minutes, évacuant progressivement la tension accumulée pendant la journée de combat.
Pendant ce temps, Eden expliqua succintement, comme à son habitude, la situation. Le dieu parut alarmé:

-Le dieu de la putréfaction? Ar'kenark? Tu en es sur Rache?

Devant l'air alarmé de son dieu tuteur, Rache réprima son fou rire et acquiesça. Le dieu pâlit de manière inquiétante, exercice plutôt périlleux pour un être doré et lumineux.

-Il faut en avertir le haut conseil! C'est une information de la plus haute importance, et une situation d'urgence. Il faut capturer Ar'kenark pour qu'il soit condamné en tant que dieu renégat.

Rache sourit. La conception divine de la justice se traduisait toujours par une condamnation, le rôle des défenseurs étant majoritairement de baisser cette condamnation. Jamais d'innocenter.
Les deux guildiens suivirent Nikkeshouri à travers la ville. La taille de ce dernier et sa condition divine obligeait les deux humains à courir pour le suivre, du fait de sa rapidité. Ils parvinrent enfin devant un cottage plutôt coquet, entouré de fleurs magnifiques. C'était en réalité la maison du dieu du commerce. Ou du moins une de ses maisons tertiaires qu'il avait acheté à d'autres dieux. Celle ci ne servait que pour les réunions du mardi, entre 25 et 28 heures de l'après midi. Pour toutes les autres plages horaire il avait une maison correspondante, ce qui, en terme de possession, faisait de lui le dieu le plus riche, plus riche encore que le dieu de la richesse. L'immobilier est toujours une valeur sur, que ce soit dans le monde des dieux ou dans le monde des hommes.
Étrangement, une dizaine de dieux les attendaient déjà à l'intérieur de la maison, qui était beaucoup plus vaste à l'intérieur qu'à l'extérieur. La salle de réunion à elle seule avait des dimensions de salle de bal. Et pour cause: la plupart des dieux présents dépassaient les trois mètres.
Le dieu du commerce à lui seul mesurait 8 mètres de haut et au moins autant de large. Ventripotent, il trônait au bout d'une table colossale, présidant l'assemblée. C'était le croisement improbable d'une limace et d'un humain, mais malgré cet aspect quelque peu repoussant, il présentait toute les caractéristiques d'un commerçant: affable, doté d'un charisme incroyable, et suffisamment intelligent pour rallier tout le monde à sa cause. Si il avait proposé à cet instant un objet à acheter, Rache était sur qu'il l'aurait acheté sans même savoir de quoi il s'agissait. C'était ce charisme et cette intelligence qui avait fait de lui le second du dieu des dieux. A ses côtés se tenait le dieu de la justice, la déesse de l'amour, la déesse de la magie Majustsu (qui lanca un regard noir à Rache), le dieu de la stratégie, le dieu de la guerre, et enfin la déesse du bien et son frère, le dieu des ténèbres.
Nikkeshouri, malgré sa haute taille pour un humain, faisait pâle figure face à ses éminents collègues. Ce fut le dieu du commerce qui lança le début de la séance:

-Nikkeshouri! J'espère que tu as une bonne raison de nous déranger, dit-il d'une voix grave et puissante. J'ai du sortir de mon bain en vitesse! Nous t'écoutons!
-Ô puissant ????, le guerrier monastique que je protège, Rache Khyneson, et son compagnon, Eden Waterfall, sont venus demander mon aide dans notre dimention pour récupérer une gemme. Cette gemme est actuellement avec le dieu de la putréfaction, et grâce au pouvoir de Gakushiki, il a pu découvrir sa cachette, qui est vraisemblablement caché dans notre monde!

L'annonce du dieu de la victoire eut l'effet escompté. Les dieux du conseil ne dissimulèrent pas leur surprise, leur embarras, et une certaine joie en ce qui concernait le dieu de la guerre. L'annonce de l'arrivée d'eden avait semble-t-il autant d'importance que les autres nouvelles. Rache regarda son maitre qui semblait plongé dans ses pensées, peut être dans une certaine mélancolie d'un pouvoir perdu. Le dieu du commerce et son conseil se concertèrent, demandant aux trois requérant de sortir momentanément du cottage.
Leur sortie fut de courte durée, quelques minutes après, la voix tonitruante du dieu du commerce se fit entendre, leur demandant de venir.

-bien... commença-t-il, les nouvelles étaient effectivement d'importance; le conseil, sous ma présidence a décidé en premier lieu d'envoyer une action contre le dieu de la putréfaction. Cette mission sera composée de la déesse du sang, de la déesse de la mort, de la déesse des assassins, du dieu des forges, et du dieu de la guerre. Cette mission sera accompagnée des deux humains: le moine Rache Khyneson dirigera l'opération (Rache vit Eden se tendre, visiblement il n'aimait pas le fait que ce soit son disciple qui ait le commandement), ses connaissances de guerrier monastiques se révèleront utile pour établir une stratégie de capture, et le sceau qui limite les pouvoirs d'Eden Waterfall sera retiré le temps de l'opération, à condition qu'il quitte immédiatement la dimension divine, une fois qu'il aura récupéré la gemme. Cette mission durera 24 heures humaines maximum, le dieu de la téléportation transféra le contingent vers le lieu indiqué par l'apprenti guerrier monastique. cette décision prend effet immédiatement. La séance est levée.

Aussitôt tous les dieux disparurent, sauf le dieu de la guerre et Nikkeshouri. Rache était un peu éberlué et triait mentalement les information. Il ne s'était pas encore remis de ses émotions que le dieu de la guerre les entrainait déjà dehors.
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Sam 20 Nov - 18:59

Eden, blessé, le regard hagard, tomba sur trois gamins. Jeunes, armés, mais visiblement peu aptes à se défendre. Des prisonniers quelconques ayant profité du chaos ambiant pour s’échapper. De la nourriture pour le savant. Il tituba vers eux, alors que ces derniers, ne sachant si cette étrange créature était amie ou ennemi, se mettaient en garde. Dérisoire. Eden leva un doigt vers celui qui semblait disposer de plus de chair, et laissa tomber quelques mots :

" Je veux ta vie. Les deux autres, vous pouvez disposer, votre pitoyable existence n’a aucune importance pour moi. "

Visiblement, les trois types, ayant mal analysés la situation, ou bien poussés par un élan de solidarité aussi stupide qu’inutile, décidèrent de le charger. Les paysans finirent égorgés en quelque secondes. Ils ne savaient même pas tenir correctement leurs épées. Le dernier, vivant, fut vit assommé, sa tête allant rebondir contre le mur le plu proche sous l’impact violent du poing ganté du savant. Ce dernier arracha les vêtements qui couvraient le torse de sa victime, et examina ses propres blessures. De nombreuses entailles, plus ou moins graves, quelques côtes abimées, certaines fêlées, d’autres cassés, tout comme son poignet gauche, en piteux état. Ses intestins pulsaient eux aussi sourdement, douloureusement. Rien d’irréparable. Il retira ses gants de cuir, et plongea ses mains dans le ventre de son ennemi, perforant les chairs molles avec facilité. Il laissa son énergie s’unirent à cet être, et commença le transfert. Les chairs de l’ennemi, furent déformées, réduites en une bouille rosâtre, et passèrent dans les doigts du savant, remontant le long de son bras, descendant le long de sa colonne vertébrale pour se greffer sur ses blessures, petits vaisseaux organiques déformant brièvement son corps. Il sentit ses blessures se fermer, et retira ses mains. Le corps de ce type ressemblait à un sac de chair vidé de toute substance, exsangue, décharné. Peu lui importait. Il était de nouveau prêt à tuer ce qui se dresserait sur sa route. Il lui fallait d’abord retrouver son élève, et récupérer la gemme.

Il le croisa rapidement, et son regard se posa sur lui. Visiblement, il était en bon état. Tant mieux. Cet imbécile savait finalement se montrer utile, et il posséder de nombreuses connexions avec les dieux. Eden l’utiliserait, l’exploiterait, et l’annihilerait quand il n’aurait plus besoin de lui. Ce dernier le toisa, et jugea de ses vêtements. Effectivement, il aurait besoin d’une nouvelle armure. Après l’avoir laissé inspecter son état, et juger de sa bonne condition, ils retournèrent dans la salle du temple. Le savant ne sentait plus les émanations de la gemme, et espérait que l’expertise du gamin apporterait un éclairage nouveau sur la situation. Celui-ci, visiblement aussi dérouté que lui, s’affala sur le sol, sur les lieux du combat qu’avait livré le savant contre son adversaire. Eden s’apprêtait à le fracasser contre le mur le plus proche pour manifester son mécontentement, quand celui-ci eut un trait de génie, aussi surprenant qu’inespéré. Il allait ouvrir un portail vers le plan divin. Eden, d’abord étonné, acquiesça machinalement. Les divinités, dans leur bastion, et lui, s’invitant chez elles ? Une perspective follement agréable. Il pourrait revoir certaines connaissances, tailler le bout de gras, et surtout, tenter de glaner des informations. S’il était trop tôt pour mettre en ouvre son plan, il était en revanche excellent de mener une petite investigation des lieux. Il laissa son disciple préparer le rituel, répandant dans l’espace une puanteur insoutenable d’encens, et le regarda tenter d’ouvrir le portail. Il soupira devant sa faiblesse, et plaqua sa main sur son épaule, lui délivrant suffisamment de son potentiel magique, priant pour que ses réserves soient encore assez grandes. Car s’il refusait de le manifester, il n’était plus réellement au meilleur de ses possibilités. Ses réserves énergétiques étaient au plus bas, et il doutait de pouvoir lancer pus de trois ou quatre sort avant de les avoir toutes épuisées. Il regarda l’œuvre de son disciple. L’aura du portail était stable, mais il ne pouvait, même en faisant appel à toutes ses facultés de divination, déterminer l’endroit dans lequel ils aboutiraient. Il priait juste pour que les lois divines n’aient pas changés depuis son denier passage, et qu’ils ne se retrouvent pas dans un volcan, ou coincés dans un glacier, mais dans un lieu à peu près vivable. Ils passèrent le vortex, et réapparurent dans ce qu’il savait être la Plaine Inverse, fort originalement nommée car la gauche devenait la droite et le haut le bas. A peine dépaysé, il se contenta de suivre son apprenti, cherchant à déterminer un pan d’action cohérent pour parer à tous les imprévus peu désirables qui ne manqueraient bien évidemment pas de lui tomber sur le coin de la gueule. Car il était à proprement parler inconcevable qu’il puisse remplir ses objectifs sans affronter une horde de dieux belliqueux, bruyants, et surtout, pénibles. Ils sautaient de nuages en nuages, Eden se demandant quand il pourrait réintégrer cet univers. Es souvenirs étaient peut-être en loque, sa puissance éparpillée, ses ennemis innombrables, mais il savait que sa place était ici, en ce lieu. A la tête de ce lieu, bien entendu. Car après tout, il était l’être le plus en adéquation avec le chaos qui régnait dans cet univers toujours neuf, inconnu, regorgeant de puissance et de folie. Il secoua la tête, se morigénant intérieurement. Il n’était pas là pour pleurer comme une pucelle sur ce qu’il avait perdu, mais pour gagner du pouvoir, si possible de manière brutale et violente. Il s rappela les champs de coton d’eau, les poules de feu, les mutants de Shangri-lawa, Les jardins de Xanadu. Bientôt, cet empire supérieur serait le sien, et ils sauraient tous pourquoi il avait gagné le titre d’empereur noir. Ils pénètrent dans une des multiples villes de ce monde. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, les dieux n’étaient pas les seuls habitants de cette réalité. Leurs serviteurs privilégiés, les créatures qui dépendaient d’eux et certains esprits supérieurs faisaient également partie de la faune. Et pourtant, ce monde si vaste, et toujours changeant, était si gigantesque qu’il en semblait vide. La ville était à son image. Akatagawasek’Oh-Pah-Skri, de l’ancien langage des dieux, Temples des vrais êtres spirituels, plus connue sous le nom de Pah-Skri, simplement le Temple, semblait vide de toute trace de vie. Quelques messagers divins, des esprits étranges, des êtres déformés, hors de leurs champs de perception. Et le palais que Rache semblait vouloir atteindre. Visiblement, ils auraient besoin d’aide pour accomplir leur mission. Ils pénétrèrent dans le vaste bâtiment, le savant trouvant la décoration hideuse, son apprenti ne semblant que peu affecté par cette débauche tapageuse. Ils se mirent en quête du dieu, visiblement caché, voir absent. Non. Eden l’avait déjà vu, et avait reniflé son aura. Et s’il savait à quoi celle-ci ressemblait. Il pouvait e trouver. Il plaça u de ses doigts près de ses yeux, décidé à écouter la recherche et à quitter au plus vite cet environnement bien trop lumineux pour lui. Le sceau de traque fonctionnait parfaitement. Son œil droit perdit sa couleur, blanchissant totalement, avant de s’orner en lieu et place de l’iris habituellement bleutée de spirales noires. L’œil du traqueur était prêt. Eden scruta les environs, se remémorant l’aura du dieu. Sa trace apparut, le menant directement à lui. Il s’était planqué derrière quelques statues. Le guildien, abasourdit, se demandant si cette chose mollasse était réellement le dieu de la victoire, et surtout comment il avait pu atterrir ici, fit signe à son comparse de le rejoindre, et de le réveiller. Rache hurla, faisant sursauter son dieu, qui s’étala ridiculement sur le sol, ce que lui trouva apparemment hilarant.

Eden, désespéré de ce manque de maintien, décida pendant que son élève reprenait le contrôle de ses esprits de dresser un rapide topo de leur situation. Les deux types se concertèrent, pendant que le savant restait silencieux. A partir du moment où ces informations avait été rendues publiques, il s’était mis à réfléchir sur les moyens de tirer son épingle du jeu. Les règles de la politique divines étaient assez spéciales, et il devait réfléchir à chacune de ses actions avant de faire quoi que ce soit. Pour l’instant, il se contenterait de faire profil bas. Il était trop diminué pour espérer avoir le moindre poids dans les décisions des dieux, et il devait plutôt chercher un moyen de briser le sceau. Il en revenait toujours à ce même problème. Ils se retrouvèrent bientôt face à l’assemblée divine dans toute sa splendeur. D’après les visages de ces joyeux drilles, son retour devait leur poser quelques problèmes. En effet, il était en avance d’un demi-siècle sur leurs prévisions, et selon la charte de non-intervention, ils ne pouvaient rien faire contre le fait qu’il devenait plus puissant avec chaque jour qui passait. Et tous savaient ce que cela signifiait. Ils furent temporairement éjectés, Eden ne pipant mot, restant de marbre, sourd à toutes ces offenses. Maintenant, ils osaient le traiter comme de la chienlit, comme une vermine que l’on pouvait écarter. Mais maintenant était temporaire. Ils allaient récupérer la gemme, et surtout, il pourrait récupérer ses pouvoirs. Certes temporairement, mais suffisamment longtemps pour agir. Et même l’impudente provocation que constituait la prise en charge de la mission par son disciple ne parvint pas à altérer son humeur. L’assemblée se dispersa, chacun retournant vaquer à ses inutiles occupations. Eden haïssait de tout son être ces pantins stupides, qui ne se rendaient même pas compte de l’étendue de leur stupidité. Le dieu de la guerre devait les escorter un petit moment, et il voulut deviser avec Eden, la présence du Guildien lui rappelant quelques joyeux souvenirs :

" Alors, t’es de retour, je vois. Tant mieux. Les dieux n’aiment pas l’art de la guerre, et je me demandais quand nous aurions le droit d’assister à une vraie boucherie. Tu te rappelle de Ragnarok ? Toutes ces Valkyries, écrasées et…

- Je te rappelle qu’on est dans un plan neutre. Toute injure raciste à l’encontre du panthéon scandinave pourrait être retenue contre toi, Arès. Enfin, moi j’m’en fous, mais comme tu peux m’être utile, fais gaffe.

- Tu n’as pas changé, hum… dommage que tu sois limité et brisé. Pour moi, c’était une erreur, tu étais beaucoup distrayant quand tu pouvais te débattre.

Eden s’arrêta un court instant de marcher, avant de reprendre son chemin. Il avait faillit céder à la provocation du dieu, ce qui aurait été une erreur fatale. Il n’était pas encore temps de déclencher un conflit. Ils arrivèrent hors de la ville, et pénétrèrent dans un cercle violet. Le dieu de la l’espace-temps. Enfin, une manifestation physique de son existence. Celui-ci n’obéissait pas aux lois de la physique, et s trouvait partout et nulle part à la fois, ce qui le rendait compliqué à appréhender… Ils furent transportés immédiatement, le dieu s’acquittant avec diligence de sa mission, et se retrouvèrent sur un sol de marbre. Devant eux se dressait un immense temple de pierre, et derrière s’étalait la jungle. La particularité d’édifice qui leur faisait face était qu’il n’était, chose étrange en ce monde, dédié à aucune divinité. Le savant savait qu’ils étaient arrivés à la vallée des brumes cendrées, là où les jeunes âmes s’incarnaient et se réincarnaient. Ils allaient devoir pénétrer dans le temple. Panthéon, le dieu de la guerre, le regarda, et parla, déroulant un parchemin officiel :

" Bon, je suis les procédures, effectivement, il serait idiot d’être condamné alors qu’une immense apocalypse est sur le point de se déchainer. Je lis donc le parchemin : Nous, l’assemblée divine, avons décidé d’ôter le sceau du châtiment qui entrave les mouvements d’Eden Waterfall pendant vingt-quatre heures. Celui-ci accepte en contrepartie deux points. Premièrement, il doit quitter la réalité des dieux dès que la gemme de Valafar s’étant réincarné sur le dit-plan sera en sa possession. Deuxièmement, il ne doit pas nuire aux dieux pendant cette période. Si le contrevenant venait à manquer à sa parole, le sceau passerait de la contrainte cinq à la contrainte six. "

Eden acquiesça, n’ayant pas le choix, même si la deuxième close qui venait d’être portée à sa connaissance chamboulait quelque peu ses plans. Il ôta les restes de son armure, dévoilant un torse d’un blanc laiteux, et une musculature puissante, bien que constitué de muscles si denses et compactés qu’ils semblaient faits de marbre. Sur sa poitrine, à l’endroit de son cœur, était gravé le sceau en question. D’apparence simple, se présentant comme un simple cercle denté, au milieu duquel était placé un point, il restait une des plus horribles créations des êtres divins. Panthéon hocha tristement la tête à la vue de ce triste spectacle, et matérialisa un autre objet, une sorte de tampon, qui représentait en fait la volonté de tous les dieux. Il le plaqua sur le torse du savant. Une lumière grise enveloppa rapidement le savant, virant au noir de jais à mesure que son aura la teintait. Quand elle se dissipa, Eden se tenait là, et si, en apparence, aucun changement n’était survenu, il irradiait la puissance, son aura démesurée se matérialisant en quelques fines volutes noires, malgré les efforts qu’il faisait pour la contenir. Laisser le manteau divin de l’empereur noir le dévorer serait stupide... Bien que certains morceaux de son âme ne soient toujours pas recollés, il venait de retrouver son ancien potentiel. Il serra la main du dieu, ravit de cette situation, et le regarda disparaître. Il remit son armure, que Panthéon avait eu le tact de réparer par magie, comme il pouvait le faire avec toutes les créations guerrières, et se remit en route, invoquant une à une les armes de son râtelier, entouré d’un torrent de métal volant à côté de lui. Son pouvoir le grisait, et le fait de se sentir complet l’emplissait d’une joie immense. Son disciple à ses côtés, il s’engagea dans le temple. Le hall d’entrée était vaste, intégralement fait de pierre grise, sobre, et gagné par la végétation, semblait également peu solide. Mis tout cela n’était qu’illusions, car les brumes de la création avait aussi pouvoir d’emprise sur la réalité déjà achevée. Les premiers ennemis arrivèrent vers eux. Eden sourit, ravi de pouvoir faire étalage de ses nouveaux pouvoirs. Les ombres des servants du temple, humains chauves aux yeux vides, armés d’armes diverses, mais entrainés, s’animèrent, les enveloppant, se formant en mains noires et goudronneuses, les enserrant et les emmenant dans les ombres. Les plus forts se dégagèrent de l’emprise des ténèbres. Eden Leur réservait un sort bien pire. Les armes de sa collection s’animèrent et les découpèrent. Le combat fut bref, rapide et propre. Rache s’en était également bien tiré. Le savant le regarda, ses yeux plantés dans les siens, et parla :

" Dans les brumes de la création, rien de ce que tu vois, rien de ce que tu entends n’est sur. Nous risquons fortement d’êtres séparés, mais ne t’inquiète pas. Il te suffit d’avancer en gardant en tête ton objectif, la gemme, et tu l’atteindras. Sache aussi que les brumes te connaissent mieux que toi. Après tout, ton âme s’est formée ici. Mais tu peux aussi apprendre d’elle. Quoi qu’il en soit reste en vie, et n’oublie pas que la source de ton pouvoir est tout autour de toi. "

Eden, d’une humeur particulièrement débonnaire, ne jugea pas utile de préciser qu’il voulait garder le gamin en vie non pas en tant que personne, mais en tant qu’outil, pas plus qu'il n'éprouva le besoin de l'insulter. Ils s’avancèrent dans les brumes obscures. A vrai dire, le savant craignait surtout pour lui. Maintenant qu’il irradiait la puissance, et qu’il allait la libérer, il doutait que les brumes le considèrent comme un élément amical et le laisse progresser à sa guise. Il pénétra dans le brouillard, froid, humide blanc. Les ennuis commençaient déjà…
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Sam 27 Nov - 16:23

Rache suivit son maitre dans le temple ou était sensé se trouver le dieu de la putréfaction. Un lieu bien étrange en vérité... on ne pouvait pas se fier à ses sens, et Rache, en tant qu'humain, était d'autant plus sensible aux effets néfastes du temple sur l'esprit; il regretta quie le dieu de la guerre se soit éclipsé pour aller chercher les autres dieux qui devaient les rejoindre pour capturer le dieu renégat.
C'est alors que des servants humains en arme apparurent. Rache était perdu, incapable de distinguer la réalité du maléfice, enfoui dans des limbes obscure, dont le pouvoir divin le dépassait. Son sabre de sang se mit automatiquement en connexion avec son esprit, sans la moindre sollicitation de l'apprenti guerrier monastique. Cela eut pour effet de rendre beaucoup plus claires les pensées de Rache, qui parvint à identifier et distinguer les adversaires réels.
Un servant, humain grotesque dont l'esprit avait été englouti depuis trop longtemps, parvint jusqu'à lui, passant entre les liens ténébreux d'Eden, qui était à présent doté d'un pouvoir incommensurable. Rache avait suffoqué quand il avait tenté de voir la puissance magique du savant noir, son aura était tellement gigantesque et puissante que son corps d'humain peinait à supporter ses effets. L'apprenti guerrier monastique savait pertinemment qu'il ne tiendrait pas longtemps dans ce corps d'humain sans aide.
Le moine trancha la tète de son assaillant, guidé par la clairvoyance de son sabre, qui en tant qu'objet inanimé et sans âme était hors de toute emprise sur l'esprit. Le lien entre l'arme et le porteur se rompit, et Rache entendit vaguement son maitre s'adresser à lui d'une voix impérieuse, mais ne parvint pas à saisir le sens de ses paroles, il le vit s'éloigner, tenta de le suivre, et se retrouva rapidement seul.
Et merde.
Rache se laissa tomber au sol et essaya d'entrer en transe, ou au moins en méditation simple pour détacher son esprit des brumes qui le confondait. Mais rien n'y faisait, il se sentait partir, incapable d'agir. C'est alors qu'il sentit arriver sur lui des aura surpuissante, il se mit en garde, à tout hasard, mais se sentit happé par le bras. Une main puissante le tirait vers une salle plus éloignée. Il rec ouvrit aussitôt ses esprts, et découvrit les personnes qui l'entouraient: le dieu de la guerre, tout en muscle, bardé d'armes diverses, le dieu des forges Héphaïstos, gigantesque, dotés de quatre bras noueux qui semblaient indestructible, la déesse du sang Marynichanivelacostaniiri (que tous le monde apelle Mary), fine et élancée, les yeux brillant d'une avidité indescriptible, la déesse des assassins, de taille humaine, le visage et le corps dissimulé sous un vêtement qui semblait avoir des capacités de dissimulation.
Quand rache découvrit la dernière déesse il ne put plus en détacher son regard: Thanatlia, la déesse de la mort l'avait frappé par sa beauté; Non pas qu'elle fut d'une beauté incroyable, mais elle avait cette beauté particulière qui émut rache au plus profond de son être. Son visage était fin, entouré de longs cheveux noirs profonds, ses yeux étaient d'un vert profond, et elle avait un nez fin et aquilin. Elle semblait jeune, avait également une apparence humaine, et portait une robe noire particulièrement seyante. Elle avait l'air à la fois démoniaque et angélique. Tout ce que savais rache c'était que le charme de la déesse de la mort était réel, sans artifice, contrairement aux surprenantes déesses du désirs, de l'amour et des plaisirs qui s'entouraient de sort pour être désirables et désirées, pour les hommes comme pour les dieux.
Mais sous le masque de la beauté, rache put voir une tristesse millénaire, une souffrance sans fond. Il ne savait pas quelle était la raison de ce malheur, mais essentait une profonde compassion pour la déesse de la mort.
Elles avait fait partie des dieux qu'il avait étudié lors de sa formation d'apprenti guerrier monastique. Comme Bokuseki, elle était une déesse qui pouvait survivre sans fidèles, car elle était investie d'une mission: conduire les âmes des trépassés vers l'au delà, ou tuer les êtres qui le méritaient. Mais contrairement à la déesse des arbres, elle était née en même temps que les êtres vivants, ce qui faisait d'elle une des déesses les plus anciennes. Ces anciennes déesses, et le dieux également, qui faisaient partie de cette classe étaient appelés les originaires. Ils étaient peu, mais puissant. La déesse de la mort avait toujours eu des fidèles, qu'ils soient maléfiques ou bénéfiques, et elle faisait partie des dieux et déesses les plus puissantes. Une situation enviable qui ne semblait rien changer à sa mélancolie.
Panthéon, le dieu de la guerre, qui avait remarqué la fascination du guerrier pour la belle et féroce déesse de la mort, rompit les méditations du jeune homme (le dieu de la guerre était un dieu martial, et il vénérait les femmes belle et puissante, selon la légende il aurait posé une option sur la déesse de la mort, mais elle n'a jamais acceptée ses avances, comme beaucoup de femme d'ailleurs; le dieu de la guerre aurait très bien pu devenir dieu de l'échec sentimental du fait de sa brusquerie si la déesse du plaisir n'avait pas découvert en lui un camarade de jeu particulièrement endurant).

-Ou est Eden commandant?
-Commandant? Répondit Rache, étonné.
-Oui, vous commandez l'opération, donc vous avez le statut de commandant. Ou est Eden? Il était sensé nous attendre, et il a disparu dans ce foutu temple, en vous y entrainant d'ailleurs, il est inconscient ou quoi?!
-simplement enthousiaste, Panthéon, remarqua la déesse des assassins d'une voix dure, froide et sans émotion, il vient de récupérer ses pouvoirs après quelques siècles d'attente. A mon avis il doit être en plein massacre, comme à son habitude.
-n'empêche!

Le dieu de la guerre paraissait particulièrement furieux; rache se demandait bien pourquoi, normalement, vu son statut il aurait du foncer dans le tas, déployant des ressources guerrières sans limites. La déesse du sang s'avanca vers Rache:

-Commandant, en tant qu'humain vous ne pouvez pas survivre à l'opération de capture du renégat. Je propose que nous 5 nous vous donnions une aide temporaire en attendant la fin de la mission.

Rache acquiesca. Il vit du coin de l'Oeil le dieu de la guerre et la déesse des assassins se disputer. Il sourit discrètement, même si il ne se battait pas, le dieu de la guerre parvenait toujours à créer des conflits. La déesse du sang remarqua à ce moment le sabre de sang à la ceinture du guildien:

-Oh! Un sabre de sang! Ca va être plus facile, beaucoup plus facile de vous aider! Je peux même vous conférer avec héphaïstos des pouvoirs divins. Bien, tendez votre sabre s'il vous plait!

Rache s'exécuta; Aussitôt la déesse leva la main au dessus du sabre, et versa un flot ininterrompu de sang dessus. Le résultat fut surprenant: au fur et à mesure que le sabre absorbait le sang, il grossissait, changeait de forme, pour finalement se stabiliser en une épée étrange, d'un rouge vif.

-voilà! C'est le stade final de votre sabre; évidemment en tant qu'humain il vous sera impossible de faire ca avant longtemps. Il est doté de tous les pouvoirs possibles pour un sabre de sang, ce qui devrait vous donner la puissance nécéssaire pour combattre notre adversaire.
-bien! S'exclama le dieu des forges, a mon tour!

Le dieu fit un geste, et rache se retrouva armé d'une armure étincelante, et très épaisse.

-c'est une de mes petites créations secrètes, dit-il à l'oreille du guildien, elle va décuplr vos forces, et est indestructible. Par contre vous ne pourrez pas nager, mais ca n devrais pas poser de problème, n'est-ce pas?

Rache acquiesca. Il était étourdi par l'afflux de puissance qu'il avait ressenti en recevant les présents divins. A présent il avait un dieu à pourfendre, et se sentait invincible. Ou presque.
Il n'arrivait pas à quitter des yeux la somptueuse déesse de la mort, qui n'avait pas prononcé un mot depuis le début. Elle semblait distante, détachée de toute les réalités, comme si elle avait tout vu et qu'elle ne voulait plus rien voir.
Un bruit de gorge amusé du dieu des forges rappela le guildien à la réalité. Rache réfléchit: il fallait d'abord retrouver eden, dont la puissance serait nécéssaire pour pouvoir vaincre, et ensuite aller à la salle ou se trouvait le dieu de la putréfaction. Rache pénétra de nouveau dans le temple, suivi cette fois des dieux. L'armure le protégeait des agressions des brumes sur son esprit. Rache savait ou se trouvait eden. Il courut, et parvint enfin dans un vaste couloir, ou se tenait un spectacle surprenant.
Son maitre se tenait assit sur une pile de cadavres fraichement tués, sirotant un... crâne empli de sang. Rache ne savait pas de quoi eden avait été le dieu, mais il ne préférait pas le savoir. L'apprenti guerrier monastique reconnut parmi les déchets organiques quelques pattes de dragons, des morceaux divers d'hydre, de basilic, et nombres d'autres créatures dont le savant noir, de nouveau doté de ses pouvoirs divins. Visiblement il était de bonne humeur puisqu'il leur adressa la parole:

-Et bien! Ou étiez vous? J'ai failli attendre vous savez?

Il sauta immédiatement du tas de cadavre et rejoint le petit groupe, bavardant gaiement avec le dieu de la guerre. Rache guida le groupe jusqu'au bout du couloir, ou se tenait l'ultime porte les séparant de l'affrontement final. Le jeune homme réfléchit à une stratégie pour contrer le dieu de la putréfaction le plus efficacement:

-Bien, commenca-t-il, j'ai un plan. Nous allons former trois groupes: d'abord Eden et Panthéon, vous êtes la force de frappe pure, vous attaquez le dieu de la putréfaction, en frontal, de toute votre force pour le faire souffrir un maximum, puisque c'est un dieu zombie, vous allez probablement devoir infliger à plusieurs reprises les mêmes blessures, et vous allez probablement vous faire massacrer également. Ensuite, moi, la déesse des assassins et Thanatlia, le deuxième groupe, on profite de votre diversion vous récupérer la gemme, nous la mettons à l'abri, puis nous venons en renfort en force de frappe, et enfin, le dernier groupe, composé d'Héphaïstos, et de Mary. Vous avez le rôle le plus important, ligoter l'ennemi, puisque le tuer est impossible. Pour cela je vous laisse carte blanche.

Rache serra le manche de son épée; la bataille s'annonçait rude, et il ne connaissait pas encore l'étendue de ses pouvoirs. Il vit Eden et son collègue guerrier se concerter. Visiblement la lenteur d'esprit de panthéon exaspérait le savant, qui contenait difficilement sa colère, dans un autre coin, se trouvait Héphaïstos et Mary qui semblaient passablement contrarier. Le dieu des forges demanda à la déesse des assassins de venir, et il lui confia des billes de métal. La déesse partit alors.

-je suis désolé de te voler tes effectifs, annonça le dieu, mais j'ai besoin des compétences particulières de ma collègue pour emprisonner Ar-kenark.
-Si ca nous permet de vaincre c'est parfait! Répondit rache.

Il trouvait ca d'autant plus parfait qu'il se retrouvait seul aux côtés de la déesse de la mort, toujours plongé dans son mutisme. Le guildien engagea la conversation.

-je propose de te couvrir par des attaques à distance tandis que tu lui arrache la gemme, ca te va?

La jeune femme regarda Rache dans les yeux. Ce dernier, particulièrement mal à l'aise, soutint tout de même le regard intimidant de la déesse.

-Qui es-tu?

La question était tellement abrupte que Rache ne sut que répondre. Il resta bouche bée devant la déesse de la mort qui semblait attendre sa réponse, réellement intriguée semblait-il. Rache se dit que la situation avait du bon: au moins la déesse n'était plus enfermée dans son silence. Elle réitéra sa question;

-Qui es-tu? Tu es humain et pourtant des dieux te confie le commandement d'un commando divin, tu n'es pas mauvais mais tu as choisi comme maitre l'un des êtres les plus maléfiques de l'univers, et tu semble poursuivre un but qui te dépasse... alors qui es-tu?

Rache ne savait que répondre. La déesse l'avait un pu pris de court. Sa question était particulièrement perturbante. C'est vrai, il ne s'était jamais demandé pourquoi il avait été choisi comme commandant, pourquoi il avait demandé à Eden de l'entrainer. Tout semblait tellement facile, il agissait en suivant ce qui lui paraissait logique, normal, sans vraiment réfléchir. La déesse de la mort venait de le perturber grandement.

-je ne sais pas... dut-il avouer, je n'avais jamais vu les choses sous cet angle. Mais pourquoi me demandez vous ca?
-parce que tu m'intrigue, Rache. D'habitude je comprend les hommes et leur souffrances, je connais leur but, car c'est ma fonction de trouver le bon moment ou la personne doit quitter ce monde. Mais toi, toi tu semble en dehors de ma fonction, je ne parviens pas à te comprendre.

Le guildien remarqua alors qu'Eden lui faisait de signes discrets mais fermes pour le rappeler à l'ordre pour lancer la bataille. Rache fit signe à la déesse de la mort de s'interrompre et demanda à Héphaïstos d'ouvrir la porte. Eden et Panthéon, en soldats aguerrit, et particulièrement professionnels entrèrent et se déployèrent. Rache et Thanatlia les suivirent sans bruit... la pièce était vide. Immense, certes, mais vide. Il n'y avait rien, si ce n'est une porte en plein millieu.
La porte était constituée d'une matière métallique noire. Elle n'était rattachée a aucun mur, et semblait léviter à quelques centimètres du sol. Eden n'attendit pas l'ordre de son disciple, il ouvrit la porte...
et l'enfer se déchaina.
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 28 Nov - 13:52

Les brumes, douces, folles et purement aléatoires. Eden se sentait revivre, gavé par son propre pouvoir, empli d’une sensation d’invincibilité complète. Entourée de ses lames, exsudant la force par chacun de ses pores, il n’avait qu’un problème. Son corps ne pourrait supporter cet afflux de puissance, car son esprit restait incomplet. L’équilibre était brisé en lui, et il doutait de pouvoir tenir vingt-quatre heures comme cela sans exploser dans un final certes grandiose et apocalyptique, mais qui aurait tout de même contrarié ses plans d’une manière assez radicale. Il devait donc se presser, et écraser ce dieu, cet Ar-kanark. Mais il devait d’abord affronter la fureur des brumes. Allya, sa maitresse, se matérialisa devant lui. Elle irradiait toujours autant, son visage fin semblant comme rayonner d l’intérieur, son corps gracieux et sa démarche altière soumettant le savant sans qu’elle ait besoin de lâcher un mot. Eden tomba à genoux. Il savait qu’elle n’était pas morte, et cette nouvelle l‘emplissait pour la première fois depuis longtemps d’une joie simple et sincère, occultant même sa douleur. Il l’avait toujours su, cette incarnation de la perfection ne pouvait pas mourir, elle était bien trop puissante pour cela. Elle avait même utilisé le pouvoir des dieux pour survivre. Elle leva un bras gracile, et sa main toucha la joue du savant. Ses yeux étaient étranges, pleins de regret, et quand elle parla, sa voix mélodieuse était chargée de regret :

" Eden, mon fils, mon amour, mon élève, ma vie… J’aurais voulu que tu deviennes autre chose. Mais quand je t’ai accueillit, je savais déjà que le brasier ardent qui faisait pour toi office de feu intérieur te conduirait à avoir des ambitions démesurées. Et que tes échecs ne feraient que les renforcer.

Elle leva un bras, doucement, et pointa une direction. Les brumes obscures s’écartèrent, dévoilant un lieu paradisiaque, ressemblant au manoir dans lequel il avait été éduqué. Elle continua :

- Je t’en prie, cesse donc ta futile quête, et viens trouver la paix avec moi, car… "

Eden se releva, ses yeux bleus et froids fixés sur sa maitresse. Il lui prit la gorge, et la broya. Si sa face était totalement neutre, il ne put en revanche empêcher une larme de tracer un léger sillon sur son œil. Il relâcha son emprise, et regarda le cadavre tomber. Il avait été faible pendant un court instant, et s’en voulait pour cela. Que cet être ait été maîtresse était inconcevable. Il avait eu affaire à une des chimères brumeuses destinées à l’égarer dans un infini troublé, et cette chose avait fait deux erreurs : premièrement, elle avait oubliée ce qui l’avait fasciné chez sa maîtresse, cette impression d’inaccessibilité, de perfection écrasante, deuxièmement, elle avait osée traiter sa quête de futile. Décidément, es dieux supérieurs connaissaient bien peu les passions humaines. Eden, furieux, avait une raison supplémentaire, qui venait grossir sa liste déjà longue, de mettre cet endroit à feu et à sang. Les brumes semblèrent doucement gémir, réagissant à la haine qu’il manifestait ouvertement. Des monstres, des créatures chimériques sortis des enfers de tous les mondes connus, se manifestèrent. Le savant hurla de rire, de nouveau joyeux. Si les brumes ne pouvaient manifester que ce faible taux de pouvoir, c’était que son absence et son plan diabolique et génial avaient encore mieux fonctionné que prévu. Il compta des manticores, des dragons, une gorgone, des hydres, un minotaure, un shen-lung, des trolls et des orcs, tous ligués contre lui, leurs yeux vides de toute expression. Eden leva un bras vers le plus gros amoncellement ennemi, et relâcha son pouvoir. Une vague d’énergie noire démesurée coula de son bras, engloutissant littéralement ses ennemis, n’en laissant que peu en état de combattre, ceux ayant eu le malheur d’être pris dans la tourmente s retrouvant réduits à l’état d’ossements blanchis. Les derniers ennemis restant ne connurent pas un sort aussi clément, leurs morts devant êtres beaucoup plus longues que ceux dévorés par l’énergie noire du savant. Il relâcha légèrement son contrôle sur son aura, transformant les quelques volutes qui l’entouraient en flammes qui l’enveloppèrent d’un manteau noir, et impénétrable. Il s rua sur ses ennemis, devenant une ombre, repérable seulement à la trainée noir qu’il laissait derrière lui. Les lames qu’ils contrôlaient le suivirent docilement. Il heurta d’abord un pack d’orcs déchainés. Leurs coups, lents et mal assurés, ne purent l’atteindre, lui qui pouvait désormais tous les tuer avant que le premier mort de leur groupe ne comprenne sa situation et ne quitte le monde des vivants. Le carnage qui suivit ne fut pas digne d’être raconté plus amplement. Eden trônait à la fin sur une pile de cadavres énormes, ravis, souriant. Il venait de retrouver ce sentiment de plénitude qu’il avait perdu il y avait quelques instants, et cela le grisait au plus haut point. Il décida d’attendre son apprenti, sentant la puissance démesurée des dieux près de lui. Visiblement, Panthéon n’avait pas envie de partir et de le laisser en paix. Eden haïssait ce type, parce qu’il lui ressemblait. Sous ses dehors d’imbécile belliqueux se cachait un stratège habile, et il doutait qu’il ne tente pas à plus ou moins brève échéance de lui mettre des bâtons dans les roues. Le savant décida qu’il était l’heure de se détendre, et ôta brièvement son masque, défaisant es sangles, avant de décalotter le crâne d’un orc et d’en aspirer toutes les matières organiques. La chai serait assimilé et fournirait des réserves de protéines bien utiles en raison du combat futur. Le groupe arriva bientôt, et le savant jeta son casse-croûte par-dessus son épaule d’un geste négligent, avant de remettre son maque en place, et de passer en revue les différents protagonistes, son regard joyeux s’attardant sur l’un et sur l’autre, sa bonne humeur allant jusqu’à le pousser à lâcher un commentaire goguenard sur leur lenteur, remarquant avec un pointe d’agacement la présence de la déesse de la mort. Il haïssait cette bonne femme, plus encore que le reste du gynécée divin, pourtant parfaitement détestable. Toujours à contrarier ses plans, à respecter un certain ordre établi, à le faire chuter. Elle était son pire adversaire, et il lui réservait un sort particulièrement douloureux. Rache semblait plus… Lumineux, bardé de tout un attirail de jouets divins clinquants, et de fort mauvais goûts, aux demeurant. Il se dirigea vers Panthéon, cherchant à en apprendre plus sur son prochain stratagème, pendant que Rache énonçait un plan. Eden détestait les plans. Tout au plus se contentait-il en mission de définir une marche à suivre, mais jamais il ne figeait son action dans le glacis d’une prévision idiote, toujours incomplète et imprécise. Il parla à Panthéon, sa voix glaciale lacérant l’air :

" Je repense à ce que tu m’as dis tout à l’heure, Arès. Et plus j’y repense, plus je ne peux m’empêcher de penser que tu es responsable de certains… Problèmes qu’a rencontrés mon maître. Sache que j’enquêterais, et que ton masque idiot ne te protégera pas tout le temps de ma fureur.

Le dieu de la guerre le regarda, ses deux yeux rouges luisant sous son heaume panaché, et il répondit, d’une voix monocorde également. Il sembla au savant que le masque était un court instant tombé, mais le guerrier divin se reprit rapidement :

- Eden, l’Eclair Blanc était comme mon fils. Et chaque père doit éduquer son fils comme il se doit pour… La guerre ! "

Le savant secoua la tête, et chercha du regard son disciple. Il l repéra, n train de batifoler niaisement avec la déesse de la mort. S’il espérait obtenir quoi que ce soit d’elle, il allait vite être déçu. Même quand elle et lui étaient encore en bons termes, il n’avait rien pu obtenir d’elle. Mais outre ces considérations bassement animales, il doutait qu’elle exerce une bonne influence sur son élève. Il le rappela discrètement à l’ordre, sentant de plus que chaque seconde qui passait affaiblissait un peu plus sa forme humaine. Et que chaque minute qui s’écoulait renforçait le dieu de la putréfaction, qui puisait et corrompait les brumes créatrices. Le savant se déploya dans a pièce avec alacrité quand Héphaïstos eut ouvert la porte, occupant l’espace de la pièce de manière à pouvoir atteindre le plus rapidement possible n’importe quel point de celle-ci. Mais la salle était vide, aucun élément à frapper, rien à réduire en cendre, alors que l’être tout entier du savant était tendu vers ce but. Il ne vivait désormais que pour la destruction. Il s’avançait vers ce qui lui semblait être le moyen le plus sur de parvenir assouvir ses appétit, sourds aux protestations divines. Il toucha la porte, sentant son pouvoir. L‘essence du dieu qu’il avait emprisonnée en lui réagissait fortement cet objet. Il ouvrit la porte, un sourire cruel aux lèvres, prêt à en découdre. L’énergie qui se répandit dans la pièce était purement nécrosée, morte et pourtant vivante, une signature évidente de la présence d leur ennemi. Le savant para, érigeant son aura en bouclier, et recula de deux pas. La pièce se métamorphosa, le sceau qui emprisonnait Ar-kanark étant brisé. Ils étaient maintenant dans une vaste plaine, couverte d’une mousse noire. Ca et là, des arbres décharnés se tenaient, faits de chairs, leurs branches étant des bras, leurs feuilles des mains, leurs fruits des têtes, tout ces membres nécrosés, pourrissant. L’odeur douceâtre de la mort emplissait les lieux, et devant eux se tenait le dieu de la putréfaction, plus fort que jamais. Gigantesque, doté de trois bras, le dernier placé dans son dos, plus grand que les autres, tenant une sorte de crâne pourrissant, entouré de ses cohortes de minions, des humains transportés ici, tous plus cadavériques les uns que les autres ; Eden ne put s’empêcher de remarquer le manque d’originalité du plan diabolique de son ennemi. Le dieu voulut lâcher un discours bien senti, surement pour tergiverser sur le fait qu’il était invincible et que le groupe de justiciers allait périr rapidement, mais Eden et Panthéon, d’un bel ensemble voulurent épargner à leurs oreilles ces imbécilités, et chargèrent brutalement, Panthéon trouvant de bon aloi le fait de projeter une masse d’énergie d’un rouge flamboyant sur leur ennemi. Celui-ci la dispersa d’un revers négligent, laissant tomber un rire sardonique du plus bel effet. Eden pénétra dans la masse puantes des sbires ennemis, laissant sur son passage une cicatrice sanglante dans la formation, se dirigeant vers le dieu, qui, concentré sur Panthéon, plus visible, car hurlant et vitupérant pendant qu’il perçait la masse adverse avec fracas et délectation, se trouvait être plein d’ouverture. Eden, lui bondit dessus par l’arrière, voulant trancher le bras qui semblait important pour le dieu, mais les orbites vides du crâne que le membre tenait s’illuminèrent soudain d’une étrange lueur verte, et les sous-fifre du dieu, soudain dotés d’une agilité et d’une vitesse surprenante, sautèrent sur le savant, le lacérant et tentant de le dévorer. Eden hurla de rage, pendant que son ennemi trouvait visiblement que le moment était parfaitement bien choisi pour lâcher un discours bien senti :

" Je suis maintenant invincible, larves immondes ! Et toi Eden, tu as quelque chose qui m’appartient.

- Au large, vermines ! "

La réponse du savant fut nette. Il ne comptait pas mourir stupidement, sort qu’il voyait comme plus approprié pour Ar-kanark, et il hurla, avant de broyer ses assaillants en relâchant sa puissance, qui se manifesta sous la forme de d’une explosion de matière sombre :

" La gemme est dans le bâtiment que vous voyez au loin ! Bougez-vous, idiots ! "

La pierre était imbue d’une portion du pouvoir de chacun des dieux, et l’éclat des orbites du crâne lui en avait révéla sa location. Cette source d’énergie démesurée permettait au dieu de rendre ses servants bien plus puissants, et leur masse faisait le reste du travail, les rendant désespérément collants. Le bâtiment que le savant venait de faire exister en le nommant se matérialisa, et Ar-kanark hurla de rage. D’où l’intérêt de ne pas avoir de plan. Le savant se sentit encerclé, pris sous le nombre. Il ne pouvait lutter contre cette masse dans cet état. Il relâcha tout sa puissance.
Si l’apocalypse devait avoir lieu, elle ne serait pas été bien différente de l’incarnation qu’était devenu le savant. Ses ennemis furent anéantis, laminés par le déchainement de sa colère. Il lâcha quelques mots, sa voix tonnant dans l’espace de la plaine désormais bien vide :

" Je suis Eden Waterfall, dieu du Chaos, de l’Absolu et des Lois anciennes. Craignez mon ire, larves rampantes ! "

Il se rua sur son ennemi, furieux. Et le combat s’engagea.
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Rache Khyneson
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Mar 7 Déc - 11:27

Rache entendit Eden crier et lui désigner la cabane. La gemme s'y trouvait. Parfait.
Le guildien se mit à courir aux côtés de la mystérieuse déesse de la mort. Du sol surgit une multitude de créatures cadavériques inidentifiables, proche du zombie; des lambeaux de peau pendaient de leurs membres décharné, leur petits yeux hagard ne montrait ni haine, ni colère, juste une profonde lassitude, un ennui extrême. Le dieu de la putréfaction corrompait tout, même les esprits.
Mu par un instinct guerrier, rache pointa devant lui son sabre, sans arrêter sa course pour autant. Il fondit son esprit dans le corps du sabre de sang divinement amélioré et sut que faire. Il relacha une vanne parmi des milliers; Il vit alors une boule de sang gigantesque jaillir de la pointe de son sabre et détruire tous les zombies, ainsi qu'une bonne partie du sol poussiéreux de cette dimension sale. Aussitôt, derrière le cratère ainsi formé, une autre créature surgit, seule cette fois, mais colossale, formée de centaines de corps moisis enchevêtrés les uns avec les autres. Cette fois ce fut la déesse de la mort qui agit, son beau visage se désagrégea, ses vêtements se modifièrent, et dans sa main une faux argentée apparut. Rache courait à présent aux côtés de la faucheuse, célèbre et terrifiante représentation de la mort. Arrivée à proximité de la créature, elle bondit et décapita la créature putréfiée qui s'effondra dans un craquement répugnant de chair et d'os.
Soudain, une vague d'aura les toucha de plein fouet, comme une onde de choc. Rache se tourna un instant, et fit face à une vision apocalyptique: le dieu de la putréfaction sous sa forme originelle se battait au corps à corps avec ce qui avait été Eden Waterfall. Le savant noir n'avait plus l'apparence d'un humain, il représentait à présent le chaos sous sa forme la plus pure, la force originelle créatrice. Un seul regard permit à Rache de savoir que si ce combat s'était passé dans une réalité inférieure, la seule libération du pouvoir d'eden aurait détruit la planète toute entière. A leur côtés, le dieu de la guerre se démenait comme un beau diable, mais faisait presque pâle figure face au Guildien divin.
Rache se releva et continua sa course, Thanatlia à ses côtés, il pénétra dans la cabane. Et se retrouvèrent dans une autre dimension. Du moins c'est ce que Rache présuma, car la cabane, normalement de dimension modeste, avait un intérieur de la taille d'un palais. Tout y étais plus grand. La table et la chaise qui trainaient au milieu de vaste pièce avait des dimensions gargantuesques, jusqu'au moindre grain de poussière qui arrivait aux genoux de rache. Encore fallait-il retrouver la gemme.
Ce ne fut pas une chose difficile, en seulement quelques minutes, Thanatlia retrouva la gemme, en détectant simplement son aura magique. Ses douces pulsation paraissaient presque apaisante face au déferlement d'énergie qui provenait de l'extérieur. Elle n'avait même pas été dissimulée. Mais il subsistait un problème: rache s'était trompé. Ils ne se trouvaient pas dans une autre dimension. Ce n'était pas la cabane qui avait une taille anormale, mais bien eux, rapetissé par un sort indétectable. Mais la gemme, elle, était toujours à sa taille réelle. Et à l'Échelle de Rache et de thanatlia, elle était colossale, et intransportable.
Ils faisaient face à un problème de taille.
La gemme était posé sur la table, en plein milieu. C'était une table de bois, très simple et assez ancienne. La déesse de la mort prit Rache par la taille et s'envola. Une fois qu'il eut atterri, Rache vit effectivement que la déesse de la mort avait pris la forme d'une autre de ses incarnations, celle de l'ange de la mort, une femme vêtue de noire et dotée de grandes ailes d'aigle d'une noirceur impénétrable. Le guildien préférait cette version de la mort à celle de la Faucheuse qui était particulièrement terrifiante.
Il fallait à présent trouver un moyen pour transporter la gemme hors de la demeure, sans pour autant l'abimer. Il semblait évident que le sort de réduction était impossible à contrer dans la maison, et ce ne serait qu'en sortant qu'ils retrouveraient leur taille normale. Rache réfléchit. L'armure lui conférait une grande force selon le dieu des forge. Mais cette force n'était probablement pas suffisante pour descendre la gemme puis la porter jusqu'à l'extérieur. Il s'approcha de la pierre magique et la frôla du bout des doigts: des étincelles de magie pure accompagnement leur trajectoire tout le long de la surface. La solution était là, elle venait de la pierre elle même.
Rache plaqua les mains sur la surface de l'objet magique et commenca à puiser dans les réserves d'énergies qui s'y trouvaient, du fait de sa petite taille, il fut vite gorgé de mana, mais au lieu de l'utiliser pour lui même, il le redirigea vers l'armure. La création divine était un réceptacle idéal pour la magie, il emmagasinait les grandes quantités de magie sans broncher, utilisant le tout pour s'améliorer automatiquement. Rache puisa ainsi la moitié des réserves de la pierre, puis s'arrêta, espérant que la pierre pouvait auto-régénérer son énergie.
Le guildien glissa ses mains sous la base de l'objet magique, et, avec l'aide de l'armure, la souleva. Sa méthode était bonne, l'armure, gorgée de magie, avait multiplié les compétences physiques de l'humain qui l'habitait, la pierre, gargantuesque semblait presque légère si sa taille ne posait pas un problème d'équilibre. Le guildien parvint à trouver une position stable, et s'avança avec mille précautions du bord de la table. Cette fois la déesse de la mort n'allait pas pouvoir l'aider. Il adressa rapidement une prière à l'ensemble des dieux (ce qui eut pour effet amusant de faire luire faiblement thanatlia le temps de la prière), puis sauta dans le vide.
Le jeune homme flotta un moment dans l'air, tenant fermement au dessus de sa tête la gemme, concentré sur sa réception. Si il n'avait pas été doté de l'armure il n'aurait même pas songé à faire une telle folie. Mais il connaissait un peu héphaïstos et connaissait son goût des choses solides. Il espérait que l'armure allait suffisamment amortir le choc pour qu'il ne meure pas écrasé sous l'objet magique qu'il tenait à bout de bras.
Avec soulagement le jeune homme eut raison. L'armure lui permit de se remettre de la chute comme un saut normal, sans même faire vaciller la pierre. Seul le sol pâtit de cette action en se fissurant sous le choc magico-physique que représentait la chute de l'humain réduit. Thanatlia atterrit également aux côtés de Rache, après avoir plané sur la descente grâce à ses ailes. Elle reprit sa forme originelle qui aurait de nouveau fait chavirer le cœur du guildien si il n'était pas concentré sur sa mission, en bon guerrier monastique qu'il était.
Le duo improbable se dirigea vers la porte gigantesque, et parvint, après moult difficultés dues à leur petite taille, à l'ouvrir sur la plaine morbide créé par le dieu de la putréfaction. Comme prévu ils reprirent leur apparence normale, et Rache se retrouva avec la gemme qui ne faisait plus que la taille d'un poing. Il la glissa précautionneusement sous son armure, et dégaina la puissante épée de sang, qui ne pouvait même plus renter dans son fourreau, et qu'il avait glissé dans un fourreau magiquement créé par l'armure (encore une fonction particulièrement pratique).
Maintenant qu'il avait la gemme, qu'elle était soigneusement planqué sous son armure réputée indestructible, il fallait démâter Ar kanark, le dieu de la putréfaction, qui était toujours au prise avec eden, ou plutôt sa forme divine. Rache s'apprêtait à charger le dieu putride, mais thanatlia le retenu:

-tu n'as pas à t'engager dans ce combat Rache, c'est une affaire de dieux, pas d'humains...
-mais eden se bat bien lui! Répondit le jeune homme
-tu ne peux pas comprendre ses motivations, mais disons qu'Eden a été impliqué personnellement dans la rébellion des dieux renégats. Ca le concerne. Même si aujourd'hui il est humain.
-peu importe... je veux vous aider. C'est ma mission de guerrier monastique de servir les dieux!

La déesse soupira. Son soupir trahissait une profonde lassitude de sa propre existence, une lassitude qui n'était pas occasionné par Rache mais par son existence millénaire elle même. Cette attitude intriguait rache... comment pouvait-on être las d'être un dieu, un être supérieur et surpuissant?

-bien, reprit la déesse, je ne peux pas te faire changer d'avis... alors si jamais ca tourne mal, si jamais un des dieux est détruit, préviens moi. Je serais en mesure d'arrêter seule Ar kanark... mais tu devras fuir, aller le plus loin possible, le plus vite possible. C'est compris?
-oui, d'accord, répondit rache, voyant bien qu'il ne vallait pas argumenter avec la déesse de la mort sur ce point de vue là. Mais pourquoi me dire ca? Je ne suis pas important à vos yeux en tant qu'humain, si?

La déesse ne répondit pas, elle porta sur l'apprenti guerrier monastique un regard empli d'une tendresse qui mit mal à l'aise rache; le jeune homme se sentit de nouveau fondre face à la déesse, qu'il appréciait de plus en plus malgré son comportement un peu étrange. Il l'aurait cru plus... insensible en tant que déesse de la mort.
Une explosion le ramena à la réalité, et il vit eden en difficulté. Le dieu de la putréfaction utilisait à présent ses attributs, les rasoirs de la putréfaction, et le dieu déchu du chaos devait éviter les lames sous peine de finir en tas de poussière. La déesse de la mort reprit la forme de la faucheuse et disparut, apparaissant ca et là pour porter un coup au dieu de la putréfaction, qui se régénérait systématiquement.
Rache fusionna son esprit avec sa lame, comme à son habitude avant un combat d'importance. Mais la vision que lui offrit la lame était différente de d'habitude, tout était plus vif, rache savait de quoi était composé chaque matière, si il pouvait la trancher avec la lame, et de quelle manière. De plus l'épée lui offrait des milliers de possibilités de sorts sanguins différents. Il choisit à tout hasard le sort de la lame de sang qu'il avait appris quelques heures plus tôt, sort simple et peu couteux en sang compte tenu de la performance qu'il réalisait. Mais à ce niveau le sort prenait une toute autre envergure: rache se retrouva avec un épée sanguine titanesque de plusieurs dizaines de mètres de longs et de quelques mètres de large, qu'il pouvait manier aisément sans recourir aux pouvoirs de l'armure. impressionnant.
Le jeune homme décida malgré tout qu'il était peu commode de se battre avec une telle arme, et chercha un autre pouvoir parmi la liste que lui proposait aimablement son épée de sang. Il en choisit trois: l'un permettait de tirer des blast de sang en pointant l'épée, un autre permettait de déclencher un raz de marée de sang, et le dernier décomposa l'épée pour la transformer en un fouet tranchant.
L'arme était étrange, constitué pour les parties tranchantes de parties de la lame de sang, et donc rigides, et reliés ensembles par 3 segments de sang souples.
Rache l'essaya un peu dans le vide, et quand il se sentit prêt, galvanisé par la découverte de sa puissance et par l'arme impressionnant qu'il tenait dans la main, il chargea. Ce fut ce moment là que choisit le dieu de la guerre, qui se sentait un peu délaissé par le combat, pour prendre sa forme originelle: panthéon n'avait plus rien d'humain, il n'était plus qu'un assemblage indistinct d'armes, d'armures et d'objets aidant ou symbolisant la guerre... le dieu tira une salve d'obus sur son adversaire de la putréfaction qui disparut dans une explosion démentielle. Rache fut happé par( le souffle de l'explosion et projeté quelques mètres plus loin. Il vit Eden et Thanatlia également au sol. Rache aperçut enfin le dieu de la guerre, qui avait l'air mécontent; très mécontent; le jeune homme suivit son regard, et vit le dieu de la putréfaction se relever, amas de chair putride infâme et brûlées. Le dieu de la putréfaction avait un air qui semblait vouloir dire « fini de jouer ». et d'un coup sec il décapita Panthéon. Le dieu de la guerre s'écroula, et dans un panache de fumée mauve il disparut. Rache savait que les dieux étaient immortels et que panthéon réapparaitrait un jour ou un autre, mais il ne put s'empêcher de ressentir une certaine tristesse à l'idée d'avoir perdu un compagnon.
L'apprenti guerrier monastique chargea et abattit son fouet de sang, qui entailla la peau du dieu de la putréfaction très profondément, un liquide jaunâtre s'écoula de la plaie, puis se referma. Eden attaqua de nouveau, mais cette fois il se fit plus discret, et parvint à arracher le bars du dieu de la putréfaction qui se tenait dans son dos. Le dieu zombie hurla... et son bras ne repoussa pas. Rache attaqua de nouveau, entaillant la chair du dieu, qui ne se referma que partiellement. Son troisième bras agissait comme une antenne. Et garantissait une partie de sa guérison. Brillant.
C'est alors que le groupe de capture se manifesta. Des liens de sang surgirent de nulle part, happèrent le dieu putride et se plaquèrent au sol. Rache vit la déesse du sang, Mary, particulièrement concentrée pour que ses liens de sang ne se défasse pas sous la pression des mouvements du dieu de la putréfaction. La déesse des assassins sortit alors directement du corps même du dieu de la putréfaction. Aussitôt qu'elle fut dégagée, Héphaïstos entra en jeu. Il annona, et du corps même du dieu de la putréfaction surgit un sceau métallique d'emprisonnement, qui le barda de sangles magiques qui l'empêchaient totalement de bouger. Ar kanark s'écroula, totalement immobilisé. Rache ne put retenir un soupir de soulagement. La mission avait réussi.
C'est à ce moment précis que deux autres dieux se matérialisèrent à la surprise générale. Devant eux venaient d'apparaitre les deux autres dieux renégats: Ar'kewir, dieu de l'agonie, et Ar'nezlia, déesse de la sauvagerie. Le commando de dieu ne réagit pas devant cette apparition, totalement supris par cette apparition. Ce fut eden qui réagit le premier. Mais avant que son attaque ait pu atteindre les dieux, ils avaient disparu, emportant avec eux le dieu de la putréfaction.
En 7 secondes seulement, ils avaient fait échouer leurs plans. Rache se laissa tomber au sol, complètement découragé...

-et m****

Rache vit alors quelquechose qui clochait. Les dieux renégats leurs avaient laissé un petit souvenir. Des milliers de zombie, de harpies, et de créature inidentifiables propres au dieu de l'agonie, les entouraient. Mais ils n'avaient pas prévus qu'ils attaquaient un commando divin potentiellement énervé.
Sans un mot, sans un regard et dans un silence absolu, le massacre commenca.
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Eden Waterfall
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Dim 6 Fév - 23:37

[ désolé, c'est pas top, mais je suis rouillé. La qualité reviendra. Un jour. ]

La puissance coulait en lui, douce, enivrante, puissante, impérieuse. L’aura retrouvée du dieu l’enveloppait de sa douce étreinte. Chaude et froide, sombre et lumineuse, elle était un manteau supérieur tissé des fils de sa folie. Eden regarda son adversaire, et ses yeux s’emplirent de morgue. Il était temps de le consumer des feux de sa haine. Il se rua sur lui, entouré du tourbillon formé par ses lames, laissant s’échapper un hurlement primaire, orageux. Son arme s’abattit, perçant les faibles défenses de son ennemi, taillant les chairs flasques et putrides du dieu de la décomposition. Une liquide puant suinta des blessures, qui cautérisèrent rapidement. Son ennemi le regarda, et ses yeux furent chargés, eux, de mépris. Eden était considéré comme un être faible et impuissant. Le dieu déchu fut projeté d’un revers magistral, volant sur plusieurs mètres, avant que des faisceaux d’énergie ne viennent l’entraver. Ils étaient dans la dimension du dieu, en son pouvoir. Le savant sentait ses forces décliner rapidement, et toute son impuissante rage n’y pouvait rien. Il sombra, abimé dans les tréfonds de son être intérieur. Mais sa puissance le consumait, échappait à son contrôle. En lui, une bête se mit à rire, comblé par cette mésaventure. Du mal sortait toujours le mal, et pour elle, il n’était pas question que cet état de fait change.
Ar-Kanark se préparait à achever Panthéon, ses épées croisées en ciseau au niveau de sa gorge. Mais son geste resta à jamais au niveau des idées inappliquées. Eden venait de se libérer de ses chaines magiques, et son pouvoir venait de prendre le contrôle de ses actes. Le peu d’humanité qui subsistait encore en lui venait de s’effacer, annihilée par la résurgence de son ancienne divinité. Sa peau était devenue noire et épaisse, parsemée de craquelures bleues, vivants sillons d’énergie pure, tout comme ses deux yeux, orbites remplies du bleu électrique normalement contenu dans ses seuls iris. Chose étonnante, son masque à gaz semblait s’être volatilisé, et sa bouche, parsemée de crocs affichait un sourire cruel. Ses armes, fusionnées en un bloc commun de métal et de magie pure, instable, et surtout remarquablement puissant. De son dos jaillirent deux ailes, membranes fines reliées entre elles par des os, eux aussi d’un noir nocturne. La chose qu’était devenu Eden hurla, un cri différent des borborygmes normalement lâchés par le savant, un cri plus primitif, remontant du fond des âges. Eden tait devenu ce qu’il était, le dieu qu’il n’aurait jamais du cesser d’être, dévolu aux trois fonctions premières du monde. Le Chaos, d’où démarrait, et dans lequel tout finissait, l’Absolu, cette force infinie capable de tout contrôler, et les Lois anciennes, puissance que même Eden n’appréhendait pas encore totalement.
Eden se rua sur son ennemi, ses longs griffus enserrant son arme changeante, prêt à tuer. Son ennemi ne fit pas le poids face au déchainement furieux qu’était devenu son ennemi. Le dieu du Chaos semblait partout à a fois, frappant de tout les cotés faisant voler des pans entiers de chairs putréfiés, transformant son adversaire en charpie. Il allait le mettre à terre, prêt-à-porter le coup de grâce, quand Panthéon, imitant son exemple, adopta lui aussi sa forme divine. Un enfer de feu et de métal s’abattit sur la zone, libérant un nuage de flammes et de métal. Eden n’eut que le temps d’ériger un bouclier autour de lui, avant d’être happé puis repoussé par le souffle de l’explosion, tout comme le fut Ar-Kanark. Panthéon, grisé par sa réussite, s’avança lentement vers celui qu’il croyait avoir mis à genoux. Sa tête vola, séparée de ses épaules par un coup magistral des lames ennemies. Eden soupira de dépit à la vue de spectacle affligeant, se disant que Panthéon n’avait effectivement pas vu de vraies grandes guerres depuis suffisamment longtemps, et que sa puissance allait décroissante. Mais le dieu était de nouveau sur la scène du pouvoir, et il comptait bien remédier à cette triste situation, et au plus vite. Mais Rache fut plus rapide. Il entailla le Putréfié de ses coups répétés, son arme ayant adopté un nouvel aspect, qui semblait bien plus propre à la boucherie que le précédent. Mais il restait un mortel, et bien que les plaies crachassent sang et pus, il ne put réellement entamer l'épaisse couche de chair du dieu de la putréfaction. Mais il donna suffisamment au dieu du chaos pour concentrer son énergie et se retrouver, au mépris des lois les plus élémentaires de la physique, dans le dos d'Ar-Kanark. Il planta son épée dans la base du dos du dieu, avant de sauter sur ce piédestal improvisée, pour se hisser au niveau du troisième bras de son ennemi, qui était bien plus grand que lui. Il attrapa l'immonde appendice à deux mains, sentant ses doigts s'enfoncer dans les chairs molles, et tira, brutalement, de toute ses forces, en arrachant la plus grosse partie. Il s'empara du crâne rituel, que le bras avait libéré de sa lourde étreinte, et le broya de l'étau puissant de sa main droite. Son ennemi hurla, et tomba à terre vaincu. Il fut rapidement lié au sol par Héphaïstos, ayant guetté cette occasion pour surgir.

Le dieu du chaos se laissa aller à un rire de victoire bien mérité, narguant son ennemi défait d'un regard goguenard. Il se tourna vers son disciple, et plongea son regard dans le sien, cherchant à percevoir au fond de ses prunelles la vérité de son être, sachant que ses pouvoirs de dieu ne tarderaient pas à lui être retirés, et qu'il devait accomplir tout ce qu'il cherchait à accomplir le plus rapidement possible. Il y vit quelques fragments du passé de Rache. Ce gosse transpirait la divinité. Trop de contact avec ses alter-égo. Bref. Il y vit néanmoins un barbare copuler avec une princesse. Scène quasiment sans intérêt, mis à art le fait que ce barbare était son barbare, son sujet d'expérience qu'on lui avait enlevé de manière éhontée. Comme il l'avait supposé, Rache était le fils d''Esken. Ils partageait tous deux l même pulsion que le savant, la même inclinaison pour les combats, le même penchant pour la destruction. Eden vit aussi des moines.Des créatures vertueuses, nobles, qui cultivaient la droiture et baignaient à longueur de temps dans les mantras purificateurs. Répugnant, mais à la fois fortement intéressant. Le dieu n'avait plus qu'à faire pencher la balance morale de l'enfant de son côté. Il était sur le point de faire redoubler son rire victorieux, quand un accroc vint perturber son plan parfaitement huilé.

Un groupe de dieux renégats se matérialisa devant eux, et enlevèrent ar-Kanark. Malgré le déversement de puissance brute qu'Eden fit couler sur leurs têtes, ils purent s'enfuir avant l'impact, se téléportant de nouveau. Le guerrier, furieux, hurla de rage. Et comme pour faire écho à sa fureur, la dimension du Putride commença à se désagréger. Ils se ruèrent tous vers la sortie, mus par un commun instinct de survie, et... Le noir. Ils se sentirent happés par une force supérieure, et se retrouvèrent dans la salle de réunion des dieux. La divinité de la téléportation avait encore bien officié. Devant eu se tenait l'assemblée divine au grand complet. Le dieu du commerce prit rapidement la parole, et sa voix fut familière au savant, la voix d'un être qui lui voulait du mal :

" Et bien, c'est un succès complet. Vous pouvez repartir avec la gemme. Ah oui, Eden. Notre accord étant honoré, il est temps de te retirer ton statut divin.

Le Dieu déroula le parchemin qu'avait précédemment lu Panthéon à Eden, et le déchira, accomplissant visiblement ce geste avec une grade satisfaction. Aussitôt, le savant redevint le savant, sa puissance s'évanouissant aussi vite qu'elle lui était revenue. Il s'effondra sur le sol, vomissant une bile mêlée de sang. La douleur qui irradiait la moindre parcelle de son être était intense, et sa tête tournait, et ses oreilles bourdonnait, et sa langue n'était qu'un pavé souillé, et son corps était frêle et chétif. Trop de pouvoir si brusquement avait déséquilibré sa balance. Son âme incomplète et son esprit fragmentée n'avait pu soutenir son corps re-divinisé que pendant le court laps de temps qu'avait duré le contrat. Et il en payait maintenant les conséquences. Le dieu du commerce reprit, sur un ton visiblement amusé :

- Ne trouve -tu pas l'ironie de la situation fort... Cocasse ? Toi, qui a presque réussit à tuer les dieux, après en être devenu un, va finir comme un mortel, agonisant de manière assez pathétique, soit dit en passant. "

Et de partir d'un grand éclat de rire, imité par l'assemblée au complet. Eden quant à lui voyait son regard se faire flou, se faire noir, alors qu'il tomba à quatre pattes. Il faillit sombrer, mais à l'instant où le voile noir se posait définitivement sur ses yeux, un éclair de conscience jaillit en son esprit. Il refusait ce destin inepte, cette mort turpide. Il avait encore beaucoup à accomplir. Son regard se posa sur un des suivants du dieu du commerce. Car ce dernier incarnait tous les aspects de cette activité, y compris les moins recommandable. Et le type qui le servait devait être un des défenseurs "musclés" de sa cause. Dans un dernier sursaut de rage, Eden se rua sur lu, arrachant en plein vol son masque à gaz, ouvrant grand la bouche, profitant de la confusion hilare qui régnait pour agir.

Il plaque sa proie au sol, et plongea sa main dans son ventre, perforant les chairs. Le dieu du commerce voulut régir, mais bien top tard. Eden n'était déjà plus qu'un sac de peau vide. Tout son intérieur s'était déversé en une bouillie compacte par la plaie béante de sa victime ans le corps de cette dernière, lui donnait un aspect ridiculement bouffi, faisant exploser ses vêtements en lambeaux. Celle-ci sembla agitée de soubresauts divers, alors que ses cheveux noircissaient, que son teint palissait, que ses yeux bleuissaient, bref, que son corps devenait une conforme copie de celui du savant. Celui-ci, encore mal stabilisé, fit mouvoir sa masse de chair à l'intérieur de son armure de cuir noir, absorbant du même son ancienne peau. Et sous les yeux horrifiés tant qu'ébahis de l'assistance, le miracle s'accomplit. Le savant se redressa, son corps identique à l'exemplaire précédent, et il parla, après avoir remis son cher masque en place :

" Vois-tu, ô mon vénal et un peu simple ami, je m'étais préparé à une saloperie de ce genre. Et je dois dire que je suis assez fier de moi. Ce nouveau corps est frais, et sa matière première vient de me faire rajeunir de cent ans. Ca m'épargnera la morne besogne des sacrifices quotidiens. Moins de sacrifices, plus de cobayes... Mais je m'égare. Au fait, tu as déjà vu un estoma en plein travail de digestion, c'est assez...

- Edeeeen !

- Plait-il ?

- Je te hais !

- Mais c'est un sentiment partagé, très chère enflure. Sauf que moi je peux agir pour te détruire, toi et tes semblables. Bon c'est pas tout ça, mais il est temps de dire au revoir à tout le monde. "

Malgré ses fanfaronnades, le savant se sentait encore faible. Ce nouveau corps était bien inférieur à l'ancien, qu'il avait lentement cultivé et il lui faudrait un peu de temps avant de retrouver sa pleine puissance. Il regarda son disciple,et hocha la tête. Visiblement, Rache n'en avait pas totalement fini ici. Lui aussi avait certaines affaires à régler, il sortit, accompagné de la rumeur grondante de la divine indignation, et se rendit à l'écart de la ville. là, il invoqua un journal, et y écrivit quelques phrases :

Mon grand oeuvre est en bonne voix. Des éléments perturbateurs sont advenu, mais rien qui ne soit trop grave. Ar-Kanark a parfaitement joué son rôle. Même s'il y est allé à fond, et qu'il m'a donné du mal, ce bouffon n'a présenté qu'un faible défi. Il n'est qu'un pion pour mon grand oeuvre. Notre grand oeuvre est en marche, mes frères mes soeurs. Et j'ai un nouvel apprenti. Plus fort, plus puissant, avec plus de potentiel encore que l'ancien, qui est mort d'une typhose. Les possibilités sont grisantes. Notre grand oeuvre est en marche. Mon grand oeuvre est en marche.

Il referma le journal, et sourit, avant de se diriger de nouveau vers la sortie de la ville, pour y attendre son disciple.
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ] Sam 19 Fév - 20:47

Rache observa avec stupeur et effroi son maitre tuer l'un des servants divin pour s'en approprier le coeur. Il eut encore plus peur quand le savant noir dans son nouveau corps osa défier le puissant dieu du commerce. entre les deux créatures un tissu de haine s'était formé, et rache frissonna en songeant à ce que le guildien maléfique, ancien dieu avait pu faire pour qu'il soit ainsi horriblement scellé, et délaissé au monde humain. C'était la pire sanction divine. même Ar'Kanark, dieu renégat ne risquait qu'une éternité de souffrance dans le tartare sous la surveillances des démons les plus puissants...
le jeune homme se détourna , et chercha des yeux la déesse de la mort, celle ci se tenait bien droite auprès de ses confrères présents. Malgré tout rache restait persuadé que sa rigueur était une façade. elle semblait implacable, froide déterminée, comme l'exigeait son titre de déesse de la mort, mais la tristesse qu'il avait perçu dans ses yeux millénaires avait particulièrement affecté rache et elle lui sembait à présente fragile et instable, tel un bel objet qu'il faut à tout prix protéger. Il n'eut pas le loisir de l'analyser plus longtemps, Héphaïstos, dieu des forges le prit à partit et lui demanda avec politesse, et un grand sourire au visage de l'ôter. rache s'exécuta sans dire un mot. Il avait eu pendant un bref instant une puissance incommensurable, et son esprit de guerrier monastique serais éternellement reconnaissant au dieu de lui avoir prêté un tel pouvoir... malgré tout il avait du mal à quitter le bel objet, qui lui aurait

à continuer...
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MessageSujet: Re: La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ]

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La gemme [ duo : Rache Khyneson/Eden ]

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