The Guilde


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Silence... (solo) [Accomplie]

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Narr Latraum
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MessageSujet: Silence... (solo) [Accomplie] Mar 6 Juil - 15:18

tic tac .............................................. clong ! PAF ! Tic tac...

La tête enfouie dans mes bras croisés sur la table de ma chambre. Je songe à d'autres expériences, de nouvelles tentative pour étancher ma soif de créer. Non loin de moi, j'entends le souffle rauque de mon ours qui déambule, flegmatique et patibulaire, tournant en rond dans cette cage de pierre, le rayon projeté par son œil bionique vacille, trouble le calme de ma réflexion, je lui marmonne de cesser de bouger dans tous les sens si c'est pour aller nulle part. Il tourne sa tête vers moi, un instant, puis reprend son manège infernal. Je me lève brusquement en faisant tomber ma chaise.

''Cesse ce cirque immédiatement !'' Lui hurlais-je de ma voix fragile.

Il se fige et part se coucher près de la pendule, seul objet qui rompt le silence désormais. Là, je reste debout, me frotte nerveusement la nuque et contemple ma chaise renversée, si je m'assois de nouveau, je ne trouverais peut-être pas la force de me lever encore une fois. Finalement je me décide à faire les cent pas dans cette pièce uniquement remplie d'un lit, une table de chêne sur lequel est posé une chandelle et d'une chaise... je viens d'arriver ici, je ne m'y plais pas, je ne peux pas en sortir, je ne sais pas ce qu'il y a dehors... il y a de ça quelques jours je m'élançais dans la plaine sans me tourmenter à propos des dangers extérieurs.. mais maintenant qu'on m'avait de nouveau enfermé je perdais ma volonté. Même si l'on ne m'obligeait pas à rester. Maintenant, les monstres continuent leur danse, ils sont de plus en plus nombreux, je n'ai pas de quoi les sortir, ils s'entassent dans mon esprit, dans l'espérance de respirer à l'air libre le jour où je leur donnerait un corps, comme à Ours et aux autres... D'ailleurs celui-ci pousse une sorte de gémissement, je le regarde à travers ma tignasse flamboyante, m'arrête et sans plus de cérémonie, me laisse tomber sur mon lit. Le sommeil me gagne, comme on le dit, quand le chat dort, les monstres... dansent.

Une terrible sensation de froid m'arrache des bras de Morphée, je me lève brusquement, ma vue est encore infestée des chimères auquel je pensais il y a quelques instants à peine. Je sens une goutte glacée couler le long de ma colonne vertébrale, provoquant un frisson qui secoue mon échine dans son intégrité. Un ricanement monte du fond de la pièce, une voix nasillarde, qui me pique au vif, je me précipite dans la direction de la dite chose, ma chemise me collant à la peau et mes cheveux trempés tombant en cascade devant mon visage tordu par une expression de fureur. La chose qui s'était glissée dans ma chambre s'échappe, je parviens à l'attraper par le bras, je suis assez alerte pour ensuite le saisir par les cheveux, apparemment il est plus petit que moi, il se débat comme un beau diable, mais je le retiens. Jetant un coup d'œil derrière moi pour savoir ce que ce stupide Ours fiche, mais cet énergumène ne fait que dormir, mais c'est alors que je remarque cette flèche plantée dans son cou, cet instant d'inattention permet à mon agresseur de se libérer de mon emprise, un frisson me parcourt quand dans l'obscurité de la pièce, le reflet d'une lame attire mon regard. Je réagis de suite et assène un coup de griffe à l'inconnu, je l'entends hurler et tituber, j'essaie de le saisir une nouvelle fois en me projetant en avant, mais il est encore assez alerte pour esquiver le coup et sortir par la porte, la lumière du couloir me permet de voir que je l'ai touché à l'œil. Je pousse un juron et me lance à sa poursuite, je me rends compte qu'il est bien plus rapide que moi, ce doit être dû au fait que l'eau glacée paralyse mes membres encore endormis...

Je retourne dans ma chambre d'un pas trainant, mon pied se coupe sur quelque chose, l'agresseur a laissé son arme dans la pièce. Je la ramasse, la soupèse, la regarde dans chacun de ses détails. Ce n'est pas un coutelas des plus banals et je me rappelle avoir entendu parler d'un village spécialisé dans leur construction, cet étranger ne paie rien pour attendre, il va payer pour avoir essayer de m'assassiner dans mon sommeil. En attendant, je m'occupe d'Ours, j'aurais grandement besoin de lui pour ce qui va suivre.


Tic tac


Dernière édition par Narr Latraum le Mar 6 Juil - 23:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Silence... (solo) [Accomplie] Mar 6 Juil - 15:41

Ours, mon fidèle, s'est enfin éveillé, il faisait une drôle de tête en me voyant, peu importe, je lui faisais signe de me suivre, mais avant ça, je lui fis renifler le sang de mon agresseur laissé sur ma bague à lame, histoire qu'ils sache qu'un étranger avait tenté de porter atteinte à son maitre, la réaction fut immédiate, un grognement caverneux s'échappa de sa gorge, un sourire satisfait se dessina sur mon visage encore humide. Je sortis donc de cette guilde, en quête de vengeance, laissant derrière moi ma douce prison de pierre. Assis sur le dos de ma créature qui progressait sur le sentier, j'étais partis sans rien avoir pris avec moi, juste ma fureur. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas sentis les muscles de ma bête rouler sous mes jambes, son souffle s'échapper de ses naseaux et cette énergie trafiquée l'emplir de sa force. Finalement, après plusieurs jours de voyage sans s'arrêter, nous parvînmes au village dit, composé de maisons construite de pierres et de fer fondu, le tout recouvert d'un épaisse couche de neige, impossible d'aller dans une rue sans croiser de forge. Des stalactites gelées pendaient aux tuiles comme un rideau apportant le froid. Les habitants me regardaient perché sur ma créature et partaient s'enfuir dans leur maison. Je me rendis à la place centrale, descendis de ma monture que je sentais refroidir avec les fine pluie de coton qui tombait sur nous, mes membres s'étaient engourdis mais je tenais bon grâce à la chaleur qu'avait dégagé Ours jusqu'ici, néanmoins, ma volonté elle ne cessait de s'enflammer. Je brandissais le coutelas de mon agresseur, attirant tout de suite le regard sur moi, j'hurlais ces mots :

''Si le détenteur de cette arme ne se montre pas de suite, je jure de mettre ce village à feu et à sang !''

On m'ignora, ces gens préféraient oublier les problématiques qui se posent, le froid ralentissait leurs esprits probablement, ils ne voulaient pas avoir plus de soucis en plus que la faim et le froid, ou peut-être étaient-ils déjà voisins de la faucheuse... Une bande de gamins s'agglutina autour d'Ours, celui-ci ne sut pas trop comment réagir, il grommelait, mais se laissait toucher, grimper dessus, je n'aurais pas aimé être à sa place. Dégouté, je m'éloignais un peu de lui, coutelas en main, le froid se collant à même mes os. De la buée se formait au contact de mon souffle à l'air froid, je m'essuyais le nez d'un revers de manche, ne sachant plus que faire, Ours ayant oublié le pourquoi du comment nous étions venus ici, je me mis à errer au travers des rues de la ville. Un gamin était assit dans une ruelle, ses cheveux longs m'empêchaient de voir son visage, mais sur ses mèches s'était collé du sang... C'était lui mon agresseur et maintenant il était ma cible. Je l'attrapais de nouveau par les cheveux, un sourire découvrant une rangée de dents blanches me barrait le visage. Je forçais ce gamin à me regarder dans les yeux. Un kaléidoscope remplaça le décor enneigé de la ville, bientôt les chimères qui hantaient mes cauchemars formaient une ronde autour de nous, s'agitant de manière monstrueuse, elles se déplacèrent derrière moi, se mêlaient entre elles, formèrent des flammes dansantes qui dévorèrent ma peau dans son entièreté, un rire à vous faire glacer le sang me secouait, je voyais son regard de borgne rester figé, paralysé par l'effroi de contempler quelque chose qu'on aurait crut n'exister que dans ses pires cauchemars, le pire là dedans, c'est que je prenais un malin plaisir à torturer l'esprit de ce gosse.

Enfin, en un battement de cils, je fis directement revenir la réalité à nous. Les flocons continuaient de chuter, laissant parfois le vent s'engouffrer dans leur fine structure. Animé par un besoin de verser le sang de la personne qui avait essayé de porter atteinte à ma vie, je tentais de soulever cet enfant par le col, mais manquant de force brute, je n'y parvins pas, de là, je voyais sa poitrine se soulever de manière irrégulière, il ne se remettait pas de ce qu'il venait de vivre... tant mieux. Je m'énervais donc tout seul et empoignais la tête du garçon en état de choc. Et là, je la fracassais contre le mur de pierres glacées, une giclée de sang vint tacher ma chemise et mon visage, le même rire effroyable secoua mon ventre, mais là, ma proie se mit à se débattre et à hurler à la mort, appelant sa mère et me suppliant de me lâcher, s'accrochant à la vie de la manière la plus sournoise qui était, demander pardon à celui à qui on voulait enfoncer une lame dans le dos, pendant son sommeil qui plus est. Pauvre petite chose. Je le tenais d'une main contre le mur, tandis que l'autre cherchait, dans un pli de ma chemise, une bobine de fil de fer et une aiguille. Je cousais donc la bouche de cet individu, pour qu'il arrête de hurler, de me perturber dans mes sombres desseins, j'allais pouvoir me remettre à modeler ce qui m'entourait selon ma volonté. Cette sensation... cela faisait longtemps que je ne l'avais pas ressentie, cette envie de créer quelque chose dont on pourrait être fier, oh oui j'allais être aux anges avec les possibilités que m'offraient ce garçon. En commençant d'abord par coudre sa bouche pour qu'il arrête de hurler pour qu'on le sauve. Mais apparemment, ce petit préalable lui fit tourner de l'œil, enfin j'avais la paix comme ça.
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MessageSujet: Re: Silence... (solo) [Accomplie] Mar 6 Juil - 17:22

Voilà deux heures que je marche dans cette ville sur lequel le ciel pleure des larmes de coton, je ne sens plus mes pieds sur le pavé. Mais qu'importe, j'ai une nouvelle créature qui m'attends. Piquets de bois, barbelés, clous, toiles arrachées çà et là, j'avais même retrouvé Ours et avec son aide, j'avais cambriolé une pharmacie pour obtenir de la morphine et cette plante qui sert d'énergie à mon garde du corps en masse, oui je réunissais l'essentiel pour pouvoir constituer une nouvelle bête. Cette fois-ci sera différente de toutes les autres chimères, celle-ci sera humaine ! Je revins dans la forge que j'avais investis, toutes celles de la ville étaient abandonnées aujourd'hui, les hommes du village étant partie à la chasse pour l'hiver qui perdurait toujours dans cette région. Cela me faisait penser à un immense monstre qui sommeillait là, sous cette nappe de neige, qui attendait que quelque chose vienne le réveiller, pour peut-être exploser en un printemps nouveau... ou un hiver plus redoutable encore, qui sait ? Pour le moment, il patientait, en dessous de nos pieds, latent. Enfin bref, j'arrivais à la forge, chargé de mes ustensiles que je posais dans un coin et j'accrochais le gamin à une poutre, verticalement, clouant une planche horizontalement pour y accrocher ses bras avec des cordes. Je l'avais de nouveau frappé à la tête lorsqu'il s'était réveillé en arrivant ici, mais il semblerait que mon coup avait été assez violent cette fois-ci... bon. Pendant qu'il sommeille, j'écartèle la paupière de son œil blessé... ah je ne l'avais pas raté décidément, la cicatrice se prolongeait jusqu'à sa joue opposée. Sans plus de cérémonie, je lui tranchais ces paupières, ce n'était que des lambeaux de peau inutiles pour un œil maintenant obsolète. J'allumais ensuite le feu et mis à fondre plusieurs barres de fer. Puis me retournant vers mon projet encore dans les pommes, j'ôtais son haut, mettant à nu son torse maigrelet, je restais perplexe un moment, étrangement, il me rappelait quelqu'un... je m'ébrouais la tête comme pour effacer cette pensée de mon esprit et prenais une bobine de fil de lin en main ainsi qu'une aiguille et commençais mon travail.

Après une heure à arracher, recoudre d'autres choses par dessus et j'en passe, je commençais à incorporer l'acier à ma création, mais là j'y allais de manière plus délicate qu'avec Ours, le frêle corps de ce gamin encore en pleine croissance ne supporterait pas une charge de métal trop lourde. Enfin, le résultat était là, après deux heures de soudures et de couture intensive, j'avais ma nouvelle créature. A la place des main étaient soudées des lames légères mais bien aiguisées, d'autres étaient aussi accrochées à ses coudes. J'avais recouvert son torse de morceaux de cuirs trouvés ici et là, forgé une sorte de lentille « œil de mouche » à son œil encore valide, à son cou j'avais enroulé une écharpe de laine de mouton mal travaillée mais utile pour un endroit comme celui-ci. Je lui avais notamment créé une ceinture d'acier noir, assez longue pour faire le tour de sa taille mais aussi pour se croiser sur son torse et dans son dos. J'avais aussi renforcé la plante de ses pieds par des lanières de ce même cuir. La touche finale consista à fourrer de la paille un peu partout, j'en attachais à ses cheveux, en fourrait entre des lambeaux de peau et de tissus cousus à divers endroits, enfin, j'avais confectionné un chapeau à visière très large et au bonnet lui aussi haut et avec ce sourire d'ange qu'il avait, je le trouvais parfait. Je partais chercher de la neige au dehors, un rictus déforma mon visage au choc que provoquais le contact entre mes mains brûlantes et la froideur de l'immaculée, mais je voulais terminer ça avant que les hommes ne reviennent de la chasse, n'ayant aucune idée de combien de temps cela pouvait prendre. Pourquoi toujours le temps devait me coincer, m'entraver dans mes jeux... si j'avais pu je l'aurais défié lui aussi, cet espèce de fuyard qui ne s'arrête jamais même si on lui hurle de stopper sa course.


''Bon sang... tu vas t'arrêter, SCELERAT !!!'' Hurlais-je seul en jetant de la neige, me retournant pour affronter cet ennemi éthéré.

Enfin bref, je reprenais mon calme en me massant les tempes et repris de la neige avant de m'engouffrer à l'intérieur de la forge. J'aspergeais l'ancien gamin devenu ma créature de cette neige et dès qu'il eut ouvert les yeux, je l'asservis par le spectacle de mon esprit...
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MessageSujet: Re: Silence... (solo) [Accomplie] Mar 6 Juil - 18:15

C'est dans l'ambiance de la forge où des êtres de formes étranges frappaient le fer avec des tisonniers, créant une mélodie chaotique, infernale, que deux chimères se battaient au centre de la pièce. L'une possédait un exosquelette muni d'un bon nombre de pointes et de cornes, ayant une structure s'apparentant à un gros chien à la gueule fumante hurlant sur une autre chimère, plus imposante mais bien moins armée. D'ailleurs la première citée se jeta littéralement sur la plus grosse, usant de ses griffes, déchiquetant sa peau, frottant ses os saillants contre la peau de sa proie, arrachant sa chair en mettant ses muscles à vif, j'avais pris la tête du gamin entre mes mains et le forçais à regarder cette bataille se livrer dans la forge. Cela s'apparentait peut-être à un combat de coq, ou encore un duel de dogues, mais ce n'était en fait qu'une méthode d'intimidation que j'avais aussi utilisé sur Ours pour qu'il sois assouvis. La musique provoquée par le fer frappé par l'acier continuait d'emplir la pièce de cette ambiance que j'affectionnais tant. Maintenant que la plus grosse des deux créatures tombait sur le sol, inerte, la plus monstrueuse, victorieuse, vint s'assoir à mes côtés, fouettant l'air de sa queue épineuse, ses naseaux crachaient des flammes et ses yeux s'illuminaient dans l'obscurité, l'idéal pour inspirer l'effroi. Je posais ma main sur le haut de son crâne, comme satisfait de son travail. Enfin, je lâchais le gamin et reculais, pour laisser le monstre bondir sur ma nouvelle création en rugissant, toutes griffes dehors.

La mélodie s'arrêta là, je contemplais au travers des cheveux qui se mêlaient devant mon visage, ma nouvelle création, suffoquer devant le spectacle de sa mort, mais la réalité le rattrapa, je le vis tourner son regard vers moi. Avec un sourire bienheureux aux lèvres, je le détachais de sa croix de bois, quelques morceaux de paille voletèrent dans l'air, je m'agenouillais devant l'épouvantail et lui dit d'une voix calme :


''Suis moi, maintenant que je t'ai promis une vie qui sort du commun de toute celle des autres humains, je te présente Ours, notre compagnon de route. Vogelscheuche, désormais, tu seras mon bras droit.''

Ma monture nous avait rejoint, il reniflait son nouveau compagnon, ma première création humaine. Il tenait debout, son œil exorbité et blessé était la seule chose que l'on pouvait voir derrière ses cheveux et la paille qui y était attachée, son œil au masque de fer lui l'empêchait de voir clairement ce qu'il y avait autour, c'est pourquoi, après quelques hésitations, je le prit par la poignet, sans brusquerie, lorsque je le tirais en dehors de la forge, il ne résistait pas, ses jambes semblaient avancer d'elles-même. Je pense que le coup que je le dernier coup que je lui avais porté à la tête était de trop, bien qu'il avait la bouche cousue par le fer. Je fis une petite tape à Ours, ce dernier se baissa, je me mis à sautiller surplace pour essayer d'y monter, m'accrochant à ce que je pouvais pour me hisser dessus. Une fois bien installé sur l'encolure, je tendis mes bras à Vogelscheuche, celui-ci mit du temps à réagir, mais finalement, il leva aussi ses bras coupants, je le saisis et l'assis devant moi, ordonnant à Ours d'avancer. Nous nous mettions donc en route, or, en croisant mon reflet dans la vitre d'une fenêtre, je fis à ma monture de s'arrêter. Je me levais sur son dos et m'approchais de cette fenêtre. Un long silence suivit cette scène, je sentais ma première créature s'impatienter, mais je n'y prêtais pas attention car, dans le verre de cette fenêtre, je voyais mon visage, recouvert de peintures enfantines, j'étais barbouillé d façon à toujours avoir le sourire, mais mon visage n'affichait qu'une mine désappointée. J'haussais les épaules et me laissais tomber sur le dos de ma bête qui reprit sa route de sa démarche non-chalante. Le monstre avait maintenant quitté son manteau de glace car son visage, peint de jaune, souriait au soleil.
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MessageSujet: Re: Silence... (solo) [Accomplie] Mar 6 Juil - 23:35

Durant le trajet, je pu remarquer à quel point mon produit de fraiche date était de désagréable compagnie, il avait beau ne pas parler, mais il ne cessait de gigoter, ce qui lui valait à chaque fois, un coup sur la tempe. Au moins, il était fidèle, je ne dormais que d'un œil la nuit, de peur qu'il profite une nouvelle fois de mon inattention pour tenter de m'attaquer, mais non, il n'en fit rien et même Ours semblait tolérer sa présence, j'avais trouvé un bon compagnon décidément. L'étendue de glace laissa bientôt place à une toundra, l'herbe était d'une belle couleur rousse et des buissons épineux en recouvrait une bonne partie. J'apercevais souvent des troupeaux de rênes courir au travers des plaines. Cela me rappelait, quand ma mère me disait que souvent, les gens, trop occupés à s'affairer pour diverses raisons comme travailler et j'en passe, ils ne se rendaient pas compte de la beauté du monde qui les entouraient, mais moi, cela ne me faisait ni chaud ni froid de savoir que la nature suivait son cours, comme un poisson tournant encore et toujours au fond de sa mare. Je ne comprenais pas comment nous pouvions trouver la nature belle quand nous étions en mesure de la façonner selon notre volonté, il n'y a rien de plus magnifique que ce que je suis en mesure de créer grâce à mes mains. Je ramasse cet animal qui court là bas, le prends dans ma paume et le reconstruit puis le repose pour qu'il court comme moi je l'entends ! Comme cet enfant... il est maintenant miens, peu importe s'il avait un passé, c'est une renaissance que je lui ai fais subir, il va vivre une toute autre vie, qu'est ce que j'aurais aimé être à sa place, pour ne pas ressembler aux autres humains, tant bien par le comportement que par le physique. Mais il m'est impossible pour moi de me rafistoler... pour des raisons qui me sont encore floues. Ce qu'il y a de merveilleux dans ces reconstructions de la matière, c'est qu'il est impossible d'en faire de même, chaque être nait unique en ce monde et c'est ce qui rend la chose... croustillante, oui je ne pourrais pas refaire ours deux fois de la même manière, car, si jamais cette idée tordue me vient un jour, je n'aurais pas les même choses qui le constituent actuellement, sous la main. Regardez cet peluche à son éfigie de lui, avant, accrochée à son bras droit, son œil poché, ses coutures boursouflées et sa laine saillante, retrouver un tel fossile, jamais !

Enfin, après quelques jours de voyage, nous arrivions à la guilde, je ne sais pas réellement ce qui me poussa à revenir sur mes pas, après tout qu'est ce qu'il m'empêchait d'en sortir définitivement ? Je n'avais plus de chaine... et n'en aurais plus jamais... non maman tu ne me garderas plus à la maison et je ne jouerais jamais avec les autres enfants. Trop de contraste. Des souvenirs remontent, je hurle aux chimères de les dévorer, elles tourbillonnent, je serre Vogelscheuche contre moi en sanglotant... non plus jamais, plus jamais on ne me gardera enfermé parce que j'essaie de jouer seul. Ce n'est pas un crime. Je n'ai rien fait de mal. La justice des humains est puérile, ils enferment à double tour ce qui ne leur plait pas, alors moi, je ne fais que des choses qui leurs déplaisent en agitant mes poignets libres, inspirer la crainte, le dégout, je ne sais pas si c'est réellement mon objectif, mais j'aime ça. Je sens la peinture s'estomper, je m'essuie à l'aide de mes manches pour retirer les dernières traces qui demeurent sur mon visage. J'ai du mal à comprendre ce geste qu'avait eut l'enfant, enfin peu importe. Arrivés dans ma chambre, je m'apprêtais à m'assoir à mon bureau et continuer de réfléchir dans la calme avec les murmures de l'horloge et la mélodie de mes chimères au repos. Mais une fois dans la pièce, ma nouvelle bête tira sur ma chemise, l'air insistant. D'une mine réticente, je lui demandais ce qu'il n'allais pas, l'ancien enfant montra sa bouche de sa main maintenant devenue griffe immobile. Ainsi, je me dirigeais vers le village de la guilde, sans Ours qui se reposait après ce voyage, mais aussi pour la pur et simple raison que mon nouveau compagnon était bien plus discret et facile à emporter avec sois. Nous nous assîmes à la table d'une auberge, je fus obligé de couper une partie des liens qui entravait sa bouche et de lui donner la cuillerée... décidément... je ne pensais pas que s'occuper d'un gosse était si... rabaissant.


[ Quête terminée, type normale ;

Gains : Vogescheuche : Epouvantail anciennement enfant qui avait tenté de jouer avec moi, il a finit sur un ''piquet'' à me servir d'arme, comme Ours... ]
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MessageSujet: Re: Silence... (solo) [Accomplie]

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